Conférence: « Le camp de concentration de Neuengamme, camp méconnu du système concentrationnaire nazi »

Conférence: « Le camp de concentration de Neuengamme, camp méconnu du système concentrationnaire nazi »

Anne Hidalgo, Maire de Paris
 
Catherine Vieu-Charier, Adjointe à la Maire de Paris chargée de la Mémoire et du monde combattant, Correspondant Défense
 
et Jean-Michel Clère, Président de l’Amicale de Neuengamme et de ses Kommandos
 
ont le plaisir de vous inviter à la conférence: « Le camp de concentration de Neuengamme, camp méconnu du système concentrationnaire nazi« 
 
le vendredi 20 septembre 2019 à 18 heures à l’auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris (5 rue de Lobau, Métro Hôtel de Ville)
 
Vous trouverez le carton d’invitation à cette conférence en pièce jointe.
 
N’hésitez pas à le transférer à toute personne que vous jugeriez potentiellement intéressée.
 
Pour la bonne organisation de cette conférence, merci de bien vouloir répondre à ce mail dans le cas où vous souhaiteriez y assister afin de nous en informer.
 
Nous espérons vous y retrouver nombreux.
Nouvel échange franco-allemand entre le collège Guynemer de Montbéliard et le Goethe Gymnasium de Ludwigsburg

Nouvel échange franco-allemand entre le collège Guynemer de Montbéliard et le Goethe Gymnasium de Ludwigsburg

Après avoir travaillé en 2017 autour d’un projet sur la Première Guerre Mondiale qui a été couronné par le prix Tharradin la ville de Ludwigsburg a émis le désir d’étendre ce projet à la Seconde Guerre Mondiale. Les professeurs du Goethe Gymnasium (Kathrin Küßner et Lea Leistenschneider) et du Collège Guynemer (Miriam Jalmain, Valérie Antégnard et Caroline Tisserand) ont donc décidé de continuer ce travail en se focalisant cette fois-ci sur deux personnes qui auraient pu se rencontrer dans un lieu tristement célèbre, celui du camp de concentration de Buchenwald. La personne française est Lucien Tharradin, ancien maire de Montbéliard et initiateur du partenariat entre nos deux villes, Montbéliard et Ludwigsburg. Membre actif de la Résistance Française pendant la guerre, emprisonné et torturé, il a eu l’énergie et le grand courage de nouer des liens avec des Ludwigsbourgeois cinq ans seulement après avoir combattu contre le Reich. Du coté allemand nous allons étudier la vie de Hans Alfred Groß, un jeune juif Ludwigsbourgeois qui n’a pas survécu au camp de Buchenwald.

42 élèves des deux établissements se sont rencontrés pour la première fois vendredi 28 juin 2019 au collège à Montbéliard et après avoir fait connaissance, ils ont pu profiter de l’exposition “Lucien Tharradin” réalisée par Christian Ponsot, Président de l’Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Athesans Etroitefontaine. Lundi 1er juillet 2019, l’équipe pédagogique a fait une introduction “en accéléré” de la thématique très vaste de la 2ème Guerre Mondiale. En effet, cette période n’est étudiée qu’en classe de 3ème, les élèves étant actuellement en 4ème. Cette introduction à été faite avec l’aide de l’Association du Souvenir Français et son président Jean-Marie Ali qui s’est déplacé avec des cartes et quelques objets authentiques de sa collection : un brassard de la Résistance, des cartes de rationnement, un poste de radio allemand “Volksempfänger” et une carte commémorative d’un soldat allemand. Pendant 3 heures Jean-Marie Ali a plongé l’ensemble des participants avec beaucoup de sensibilité et d’empathie dans le déroulement de cette guerre et ses conséquences. Mardi 2 juillet 2019 était certainement la journée la plus difficile pour les élèves, la visite du Struthof, le camp de concentration en Alsace. Jean-Marie Ali et Hervé Courvoisier du Souvenir Français se sont joint à ce déplacement en proposant une cérémonie avec un dépôt de gerbe devant la potence du camp. Deux élèves, un allemand, l’autre français ont porté la gerbe avec M. Ali, quatre élèves, français et allemands ont porté des drapeaux. Le discours prononcé par M. Ali introduisait cette visite, mettant l’importance du maintien du souvenir au centre de la vitalité franco-allemende toujours à nourrir et de la nécessité à ne pas rester dans l’ignorance. “Faut-il ne pas vous raconter ce qui s’est passé, vous épargner les images difficiles à supporter ? Non !“. Jean-Marie Ali a trouvé les mots justes pour toucher les élèves qui ont été bouleversés.

Une visite au Musée de la Mémoire et de la Paix à Clerval mardi a permis aux élèves d’avoir de nouveau un aperçu très riche de la guerre en présence de Jean-Louis Brugger, conservateur du musée aidé par ces collaborateur de l’Association du musée. La première partie de l’échange s’est terminée au parc “Acro-Cîmes” de Villersexel où les élèves ont pu se détendre après ces jours historiquement intenses. Les jeunes vont se revoir en septembre 2019 lorsque les élèves français rejoindront leurs camarades dans notre ville jumelle Ludwigsburg. “Bis bald, à bientôt !“.

(texte Miriam Jalmain)

Le couple royal sur les traces des 4.200 Belges détenus à Buchenwald pendant la guerre

Le couple royal sur les traces des 4.200 Belges détenus à Buchenwald pendant la guerre

Le couple royal, en visite officielle de deux jours en Allemagne, a visité mardi ce qui reste du camp de concentration de Buchenwald, non loin de la ville de Weimar. Le Roi et la Reine ont rendu hommage aux victimes. Plus de 4.200 Belges y ont été détenus lors de la Seconde Guerre mondiale.

Les souverains ont visité le camp, dont le crematorium, en compagnie du ministre-président de la Communauté germanophone Oliver Paasch. Ils ont ensuite déposé une couronne de fleurs en commémoration des victimes et assisté à la remise à la Fondation Buchenwald de la tenue de prisonnier du baron belge André Simonart.

Ce dernier, professeur en pharmacologie à l’Université catholique de Louvain, avait été incarcéré au fort de Breendonck avant d’être déporté au camp de Buchenwald. A l’issue de la guerre, il était devenu le président du musée du Fort de Breendonk. Sa famille souhaitait remettre sa tenue de prisonnier à la Fondation Buchenwald depuis longtemps. La visite royale en a été l’occasion.

Le baron André Simonart fut l’un des plus de 4.200 Belges à avoir été détenus au camp de Buchenwald ou dans l’un des camps satellites entre 1940 et 1945. Plus de 500 Belges y sont morts.

« C’était des loques qui se traînaient, une horde de cadavres ambulants » : se souvenir du camp de concentration de Buchenwald

« C’était des loques qui se traînaient, une horde de cadavres ambulants » : se souvenir du camp de concentration de Buchenwald

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LA MÉMOIRE DE BUCHENWALD PROFANÉE

LA MÉMOIRE DE BUCHENWALD PROFANÉE

A nouveau trois arbres de mémoire plantés à Buchenwald viennent d’être profanés.

Depuis 1999, des arbres de Mémoire sont plantés chaque année à Weimar pour rappeler Buchenwald et ses victimes. Les premiers l’ont été le long de la « route du sang » qui relie la cité au Mémorial de Buchenwald. Ici sont honorés Marcel Paul, Frédéric Henri Manhès, Lise London et Danuta Brozosko-Medryk. Notre association a participé financièrement à cet hommage. Un arbre pour Marcel Dassault é été planté par sa famille.

En avril 2019 trois nouveaux arbres ont trouvé place à proximité de l’usine Gustloff 1, l’un des kommandos de Buchenwald, Kromsdorferstrasse, au nord est de la ville. Le premier est dédié à un combattant de la résistance polonaise déporté à Buchenwald ; le second aux 27 000 jeunes femmes immatriculées à Buchenwald et exploitées dans ses kommandos ; le troisième rappelle la mémoire de Kurt Goldstein, juif allemand communiste, déporté à Auschwitz puis Buchenwald. Chaque arbre est accompagné d’une plaque.

L’objectif, soutenu par une association dédiée à cet objectif, est de planter 1000 arbres. Une centaine l’ont été jusqu’à présent. 5 ont été arrachés ou cassés, la plupart des plaques ont été brisées.

Cette semaine, les trois derniers arbres plantés ont été victimes des mêmes actes de vandalisme. Deux d’entre eux, ceux de Kurt Goldstein et de Danuta Brozosko-Medryk renouvelaient des plantations de 2016 déjà victimes de gestes indignes.

Un arbre planté en mémoire de Robert Büchler avait également été déraciné auparavant Le maire de Weimar, M. Peter Kleine a fermement réagi et condamné avec la plus grande fermeté cet acte. La municipalité prendra en charge, à l’automne, le remplacement des arbres. Diana Lehmann, députée socialiste au Parlement de Thüringe a également condamné cette violence inacceptable et cette « attaque contre la culture de la mémoire vivante ».

Au nom du Comité international Buchenwald-Dora et Kommandos, Dominique Durand a fait connaître son indignation contre ce qu’il appelle des profanations et demandé aux autorités de faire preuve de la plus grande vigilance pour le respect de la mémoire des 260 000 internés et déportés de Buchenwald.


DECLARATION DU COMITE INTERNATIONAL BUCHENWALD DORA ET KOMMANDOS

Des arbres de mémoire plantés en souvenir d’internés et déportés de Buchenwald viennent d’être à nouveau profanés.

Tout comme les Pavés de la Mémoire (Stolpersteine), ils représentent symboliquement des femmes et des hommes victimes de la barbarie nazie quels que soient leur sexe, leur religion, leurs opinions, leurs origines sociales, leurs nationalités.

Casser leurs branches c’est torturer un corps. Scier leur tronc c’est assassiner une âme.

Le Comité international Buchenwald-Dora et Kommandos condamne ces gestes violents que, malheureusement, le contexte national et international encourage.

Le Comité international Buchenwald-Dora et Kommandos dénonce et combat cette situation.

Le Comité international Buchenwald-Dora et Kommandos continuera de soutenir le Projekt 1000 Buchen.

Le 28 juin 2019

NÎMES Sémaphore : projection exceptionnelle de « Triangle rouge à Buchenwald »

NÎMES Sémaphore : projection exceptionnelle de « Triangle rouge à Buchenwald »

Le mardi 21 mai 2019, à 18h30, les amis de la Fondation pour la mémoire de la déportation, Mémoire de la déportation, le collectif Histoire et mémoire, en partenariat avec le Sémaphore organisent un projection privée du film événement « Triangle rouge à Buchenwald », réalisé par Anice Clément.
« Triangles rouges à Buchenwald » est le premier film documentaire sur les déportés de France au camp de Buchenwald. À Buchenwald, qui dénombre plus 56 000 victimes, “les triangles rouges” (déportés politiques), organisent une résistance clandestine qui a permis de sauver des milliers de vies. Alors que les troupes américaines approchent du camp, le 11 avril 1945, les groupes de résistance internes libèrent le camp et ses 21 000 prisonniers. Les armes à la main (savamment volées, cachées, remontées patiemment au péril de leur vie), ils livrent aux américains les SS qui n’ont pu s’enfuir.
Le film, d’une heure trente en couleur, est une compilation d’interviews et de témoignages de déportés qui démontrent avec précision comment cette lutte clandestine a pu naître et croître à l’intérieur de cette machine à broyer l’Homme qu’était l’idéologie nazie. Et comment l’esprit de résistance a réussi, malgré le travail forcé, le froid, la faim, les coups, les maladies, la cruauté, les humiliations, à triompher de la haine et de la barbarie. Sorti, l’an dernier, son montage a pu être financé grâce à une campagne participative.
La projection sera suivie d’un débat en présence de Dominique Durand, président du Comité international Buchenwald Dora avec pour invitée Anice Clément, réalisatrice du film.
Mardi 21 mai à 18h30 au cinéma le Sémaphore, rue Porte de France à Nîmes. Prévente possible uniquement sur place aux tarifs habituels (pas de réservation par téléphone).
Alfred Paul, dit Jules Mouton, déporté à Buchenwald et Dachau

Alfred Paul, dit Jules Mouton, déporté à Buchenwald et Dachau

Alfred Paul, dit Jules Mouton, a été victime des deux dernières guerres mondiales : prisonnier lors de la 1ère guerre, il le sera aussi lors de la 2ème et n’en reviendra pas.

Alfred Paul et sa femme Marguerite Françoise Caraud. Photo d’archives d’après les recherches de Michel Dauzat

Il est né le 21 février 1891 à Barbaira (Aude). Mobilisé en 1914 et blessé le 2 décembre de la même année, il est fait prisonnier en Allemagne, rapatrié le 5 décembre 1918 et classé sans affectation en 1935. Il épouse Marguerite Françoise Caraud en 1919. Avec leurs deux enfants, Raymond et Marie-Louise Francine, ils s’installent à Castelnaudary en 1927, où Alfred Paul tient un commerce de tabacs et journaux dans la Grand-Rue. Militant du parti radical-socialiste, lors de la 2ème guerre mondiale, avec Pierre Gaillard, ils créent à Castelnaudary l’Armée Secrète. Arrêté le 25 juin 1944 avec quinze autres personnes à la suite du démantèlement du maquis du Mas-Saintes-Puelles, il est déporté le 17 août 1944 au camp de Buchenwald. Le 9 avril 1945, transféré à Dachau, Alfred Paul décédera au cours du trajet, courant avril 1945.

Son arrière-petit-fils, Jean-Baptiste Mouton, conclut avec cet hommage : «En cette journée du Souvenir des Déportés, je suis particulièrement ému et fier de participer à cet hommage posthume rendu, par nous tous, à mon arrière-grand-père. Au-delà de sa personne, il me revient de saluer les vingt autres personnes de Castelnaudary décédées en déportation. Leur courage, leur sacrifice pour la France, ne peut pas et ne doit pas être oublié. Hommage à eux.»

 

Ces déportés oloronais qui ont survécu à l’horreur du camp de Buchenwald

Ces déportés oloronais qui ont survécu à l’horreur du camp de Buchenwald

Douze Oloronais déportés à Buchenwald ont survécu à l’horreur de ce camp de concentration nazi. Un court-métrage tourné par l’arrière-petit-fils de l’un d’eux et racontant leur parcours sera diffusé après la commémoration aux martyrs de la déportation, le 28 avril.

 

 

 

 

 

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Nîmes. Cérémonie commémoratives de la journée nationale du souvenir et de la déportation

Nîmes. Cérémonie commémoratives de la journée nationale du souvenir et de la déportation

Partout en France, on se souvient des victimes de la déportation.

À l’occasion de la journée nationale du souvenir et de la déportation, une cérémonie se tenait ce matin au monument des martyrs de la résistance sur le boulevard Jean Jaurès.

Le chant des marais retentit dans la crypte sous le monument où repose un immense gisant de pierre à la mémoire des martyrs de la déportation (photo Véronique Camplan)

De nombreuse personnalités, représentants des associations de déportés et internés, Andrée Julien, déportée résistante et Dominique Durand, président de l’association d’ amis de la fondation pour la mémoire de la déportation, se sont retrouvés pour se recueillir ensemble à a mémoire des martyrs de la déportation.

Après les honneurs militaires, Andrée Julien a lu « pour ne pas oublier », le Message pour la journée nationale du souvenir des victimes et héros de la déportation, rédigé la fédération nationale des déportés et internée, résistants et patriotes, de la Fondation pour la mémoire de la déportation  et les associations de mémoire des camps nazis. Il rappelle es substance que cette journée est l’occasion d’évoquer la mémoire de tous ceux femmes, hommes et enfants, envoyés par milliers dans les camps de concentration ou d’extermination nazi. « Une mémoire qui doit rester vive dans l’esprit des générations futures qui doivent poursuivre ce combat contre l’égoïsme la peur. »

C’est ensuite Dominique Durand qui a pris la parole pour lire le serment de Buchenwald, dont les rescapés sont venus honorer la mémoire des 51 000 prisonniers assassinés dans ce camp nazi. Après le souvenir, des remerciements à tous ceux qui on contribué à la libération pour terminer sur un idéal de construction « dans un monde nouveau dans la paix et la liberté. » 

Après les dépôts de gerbe, la sonnerie aux morts, une minute de silence et l’hymne national, le « Glas de Buchenwald » a retenti, puis les porte-drapeaux sont descendus dans la crypte suivis des autorités et des participants pour écouter « le chant des marais ».

La cérémonie s’est achevée après que le préfet ait remercié les portes-drapeaux.

Véronique Palomar Camplan

Message pour la journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la Déportation

Message pour la journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la Déportation

La journée nationale du souvenir des martyrs et des héros de la déportation instaurée par loi de 1954, est l’occasion de rappeler chaque année que des hommes, des femmes et des enfants, ont été envoyés pendant la Seconde Guerre mondiale, dans des camps de concentration ou d’extermination nazis qui ont souillé et durablement meurtri les peuples, les populations juives et les territoires occupés d’Europe.

Elle est aussi l’occasion de rendre hommage à toutes celles et ceux qui, en dépit des souffrances et de la terreur auxquelles ils étaient confrontés, ont su surmonter leur épuisement et rester des êtres humains, sauver des vies et poursuivre, en en assumant les risques, la lutte clandestine contre l’idéologie et les objectifs de guerre de l’ennemi.

Les rescapés de cet enfer qui inspira leurs serments à la Libération des camps et leur vision d’un monde plus fraternel, pacifique et solidaire, expriment aujourd’hui leur inquiétude en particulier devant la montée des nationalismes et l’affichage de divisions internes dans une Europe dont la vocation se doit d’être facteur de paix, de solidarité et de prospérité pour les pays qui la composent.

Sauvegarder la mémoire des souffrances vécues par les déportés et celle de l’espérance qui les guida,  doit permettre de l’emporter sur les obscurantismes, les fanatismes, le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie toujours prompts à resurgir, et dont chacun sait où ils peuvent conduire.

Au-delà d’une journée symbolique, la mémoire de la déportation doit guider  les générations nouvelles vers la construction d’une Europe ouverte et solidaire dans le combat contre les nationalismes, l’exclusion et l’instrumentalisation des peurs collectives.

L’Europe est un symbole de paix, elle doit aussi demeurer un symbole de fraternité et de respect de la dignité humaine.

Message rédigé par :

La Fédération des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes (FNDIRP)
La Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD)
L’Union Nationale des Associations des Déportés, Internés et Familles de Disparus (UNADIF) et les Associations de mémoire des camps nazis.