La Fabrique de l’Histoire : Une odyssée pédagogique sur l’univers concentrationnaire

La Fabrique de l’Histoire : Une odyssée pédagogique sur l’univers concentrationnaire

Chaque année, le Concours national de la résistance et de la déportation (CNRD) propose aux collégiens et aux lycéens de France de présenter un travail scientifique et pédagogique dont le thème était pour l’année 2016-2017 : La négation de l’homme dans l’univers concentrationnaire nazi.

Amaury Pierre, professeur d’éducation musicale, et Fabien Pontagnier, enseignant d’histoire-géographie au collège Joliot-Curie de Stains ont mené avec un groupe d’élèves volontaires de troisième un projet foisonnant et multiforme sur la mémoire de la déportation.

En commençant par valoriser la mémoire locale, les élèves ont retracé le parcours de la résistance stanoise pour comprendre les rapports de police et les pratiques totalitaires en se rendant aux Archives municipales puis aux Archives de la préfecture de police. Le groupe a ensuite découvert le mémorial de Compiègne. Cette visite a introduit par la suite, l’étude de textes, documents, partitions musicales traitant de l’expérience concentrationnaire à travers notamment le récit d’un père Blanc, Léon Leloir. Les élèves ont rencontré deux témoins, déportés politiques à Buchenwald par l’intermédiaire de l’Association Buchenwald Dora et Kommandos puis ont effectué un séjour de plusieurs jours au camp de Buchenwald : visite, ateliers pédagogiques et musicaux. Les élèves ont effectivement commencé à travailler le Chant des Marais en rapport avec la question de la musique dans l’univers concentrationnaire. Ce travail musical mené par Amaury Pierre débouche conjointement sur la mise en œuvre de concerts avec des musiciens professionnels aux Archives nationales.

Parallèlement à cette expérience autour du chant, les deux enseignants avec leurs élèves conçoivent une « malle pédagogique » pensée comme un outil de transmission des savoirs sur la déportation. Dans cette malle, des jeux pédagogiques, panneaux d’exposition, vidéos correspondent aux démarches et aux travaux menés tout au long de l’année. La restitution est déposée le 31 mars à la Direction des services éducatifs de l’éducation nationale. Les élèves du collège Joliot-Curie de Stains ont reçu un prix spécial « passeurs d’histoire » et poursuivent aujourd’hui un travail de transmission avec les plus jeunes.

Avec Amaury Pierre, Pierre Chépélov, Ludovic Lavigne, Fabien Pontagnier, Yohann Recoules, Édith Rozier-Robin et les anciens élèves de troisième du collège Joliot-Curie de Stains

Un documentaire de Séverine Liatard, réalisé par Marie-Laure Ciboulet

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Voir aussi les Serment N°364, 365 et 366

Le jour où j’ai visité Buchenwald, ce camp où la mort était chez elle

Le jour où j’ai visité Buchenwald, ce camp où la mort était chez elle

À Buchenwald, la mort frappait à toute heure, à chaque minute du jour et de la nuit dans une symphonie funèbre qui continue de nous hanter.

Pour les besoins d’un roman qu’il écrira peut-être un jour, il se rend à Buchenwald. Il prend l’avion, il prend le train, il prend une chambre à Weimar, cette petite ville de Thuringe où s’installa et mourut Goethe, où vécurent Schiller, Liszt, Bach, Nietzsche et tant d’autres encore. Là où a battu le cœur de ce génie allemand qui émerveilla par sa richesse et son raffinement l’Europe toute entière. Là où à quelques kilomètres, sur une colline en hauteur de la ville mais dissimulée d’elle par une épaisse forêt, le régime nazi a construit le camp de concentration de Buchenwald.

Ce n’était pas un camp d’extermination: il n’existait pas de chambres à gaz, juste un four à crématoire utilisé pour brûler les cadavres des prisonniers.

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La mémoire du général Artous immortalisée par l’école de gendarmerie de Melun

La mémoire du général Artous immortalisée par l’école de gendarmerie de Melun

Vendredi matin, du côté du cimetière de Cransac, comme pour donner plus d’éclat à la cérémonie hommage au général Louis Artous, né à Cransac en 1908 et décédé en 1983, le soleil a percé les brumes matinales pour irradier de sa lumière ce moment solennel. Ce sont les officiers élèves de l’École nationale de la gendarmerie de Melun qui, après avoir choisi comme parrain de leur promotion le général Artous, sont venus lui rendre cet hommage.

Un hommage émouvant dans son déroulement notamment par la présence des autorités militaires en uniformes d’apparat, et autour de la tombe celle de nombreux porte-drapeaux. Un hommage poignant quand les militaires officiers élèves ont entonné «La Marseillaise», reprise en écho par toutes les personnes présentes, avant de faire partition seule avec une chanson écrite par un officier élève qui retraçait la carrière héroïque du général Artous, et chantée a cappella par le cœur des militaires de cette promotion.

La suite s’est déroulée à la salle d’accueil, où le maire cransacois Michel Raffi été le premier à intervenir. Après avoir remercié toutes les personnes présentes et notamment les officiers élèves de l’école de gendarmerie de Melun, qui ont permis de rendre cet hommage mérité au général Louis Artous, «un personnage hors du commun, dont la vie a été un long exemple de courage (voir encadré). J’adresse en cet instant un salut appuyé et reconnaissant aux anciens combattants présents dans cette salle.

Ils sont pour nous la mémoire à faire vivre afin de ne pas oublier. Dans ce registre mémoire, je rappelle qu’une de nos avenues porte le nom du général Artous. La préfète Catherine Sarlandie de la Robertie soulignera le parcours admirable de Louis Artous qui a répondu d’emblée à l’appel du 18 juin du général De Gaulle et de la France libre.

Un engagement qui lui voudra un séjour dans le camp de la mort de Buchenwald.

Il racontera cette dramatique expérience d’où il sortira très diminué en écrivant un livre, «Témoignage du matricule 81 491 sur le bagne de Buchenwald». En s’adressant aux officiers élèves, «cet hommage marque pour vous un temps de réflexion sur votre engagement et un devoir de mémoire. Elle rappelle les valeurs intrinsèques du général Artous : «courage, droiture, discrétion et humanisme. Savoir faire et savoir être, je vous souhaite une belle carrière au sein de notre Gendarmerie nationale».

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Journée internationale du souvenir de l’Holocauste

Journée internationale du souvenir de l’Holocauste

En 2007, les Nations Unies ont fixé au 27 janvier la Journée internationale du souvenir de l’Holocauste. Cette date est celle de la libération, en 1945, d’Auschwitz-Birkenau. À l’occasion de cette journée commémorative, diverses cérémonies se sont déroulées en Allemagne et notamment à Erfurt, capitale de l’Etat libre de Thüringe et Buchenwald.

A Erfurt, une session du Parlement a accueilli quatre anciens détenus de Buchenwald, qui ont évoqué leurs souvenirs en répondant aux questions d’élèves présentées par Agnes Triebel, secrétaire générale du Comité international Buchenwald-Dora et Kommandos. Parmi ces détenus, le Français Raymond Renaud. Une allocution de M. Christian Carius, président du Parlement et une autre de M. Bodo Ramelow, Ministre Président de l’Etat libre de Thuringe, avaient précédé

Le 27 janvier à 13 heures, une délégation du Parlement et Dominique Durand, Président du Comité international, se sont recueillis sur la place d’appel du camp.

Le 28 janvier, c’est dans les locaux, devenus musée et lieu de mémoire, de la firme Topf und Söhne à Erfurt – le fabricant des crématoires d’Auschwitz et Buchenwald -, que plus de 150 personnes ont dialogué, sous la conduite d’Agnès Triebel, avec Naftali Furst, Heinrich Rotmensch, Günter Pappenheim, Raymond Renaud, tous les quatre détenus de Buchenwald et Dominique Durand.

Le discours de M. Carius , Président du Parlement de Thuringe, une vidéo sur les cérémonies sur http://www.thueringer-landtag.de/landtag/aktuelles/data/102854/

Le site de Topf und Söhne : http://www.topfundsoehne.de

 

2eme cycle des « Rendez-vous du Mont Valérien » : conférence d’inauguration « L’Europe nazie : empire, crime de masse et utopie » » avec Christian Ingrao

2eme cycle des « Rendez-vous du Mont Valérien » : conférence d’inauguration « L’Europe nazie : empire, crime de masse et utopie » » avec Christian Ingrao

Le 14 février se tiendra la conférence d’ouverture de cette deuxième édition des « Rendez-Vous du Mont-Valérien ». À cette occasion, nous recevrons une figure majeure de la recherche sur le nazisme en Europe, Christian Ingrao, autour du sujet « L’Europe Nazie : empire, crime de masse et utopie ».

Historien, directeur de recherche au CNRS et enseignant-chercheur au sein de l’Institut d’Histoire du Temps Présent,  Christian Ingrao inaugurera le deuxième cycle des « Rendez-vous du Mont-Valérien » le 14 février prochain. Cette première thématique permettra de poser un cadrage chronologique, historique et géographique sur cette période, et de revenir sur les conséquences de ce projet millénariste porté par le Troisième Reich.

Après le succès rencontré par les rendez-vous du Mont-Valérien en 2017, cette première édition 2018 apportera une vue d’ensemble du projet national-socialiste sur le continent européen, un cadre indispensable pour comprendre la place spécifique de la France et du Mont-Valérien qui sera abordée lors des prochaines conférences.

Cet événement marquera le lancement de la programmation culturelle, scientifique et pédagogique 2018 du Mont-Valérien et sera l’occasion de présenter en avant-première la nouvelle exposition temporaire « Les graffitis, ultimes témoignages des fusillés du Mont-Valérien » dès 17h00 à la Préfecture des Hauts-de-Seine.
Aussi, nous vous proposons de venir découvrir le Mémorial du Mont-Valérien lors d’une visite, qui aura lieu dès 15h00. Pour plus de facilité, nous mettons à votre disposition une navette gratuite qui effectuera l’aller-retour entre le Mont-Valérien et la Préfecture des Hauts-de-Seine.

« Les rendez-vous du Mont-Valérien » sont organisés par l’ONACVG et le ministère des Armées (DPMA) en partenariat avec la préfecture des Hauts-de-Seine et avec le soutien de l’Education Nationale et de l’Association des Professeurs d’Histoire-Géographie.

Colloque international interdisciplinaire : La Loi à l’épreuve de la Déportation

Colloque international interdisciplinaire : La Loi à l’épreuve de la Déportation

La Loi à l’épreuve de la Déportation ou comment évaluer les risques quand la loi imposée est mise au service du mal

Colloque international interdisciplinaire du 15 au 17 mars 2018 à l’Université catholique de Lille – Faculté de théologie (2ème étage du bâtiment académique), salle 247.

– Inscription obligatoire auprès de Cathy Leblanc (cathy.leblanc2@wanadoo.fr)
– Gratuit pour les étudiants et moins de 26 ans, 20 euros pour les 3 jours.
– Merci de libeller votre règlement à l’ordre de l’ « Institut Catholique de Lille », et de l’envoyer à  Faculté de Théologie, 60 Bd Vauban – CS 40109 – 59016 LILLE Cédex, en précisant, NOM, PRENOM, ADRESSE MAIL, N° de Téléphone.
– Repas du jeudi midi : 25 euros ; repas du vendredi midi : 25 euros : chèque à l’ordre de l’Institut Catholique de Lille. Faire deux chèques différents pour l’inscription et les repas. Merci. 

La tradition de ce colloque annuel est de mettre un thème à l’épreuve d’un contexte de situation extrême bien particulier : celui de la Déportation des populations juives mais aussi de tous les indésirables de l’extrême droite nazie.

Nous questionnerons cette année la loi dans tous ses aspects :

L’appareil légal qui fournira aux acteurs de l’appareil politique extrémiste de quoi transporter les populations incriminées dans des camps de natures diverses allant du camp de travail au camp d’extermination, de quoi faire périr une partie de ces populations selon des méthodes relevant du génie technique mis au service de la barbarie et de la haine. La grande question que nous nous posons est celle de savoir comment des lois criminelles peuvent être rédigées en toute impunité, puis publiées mais surtout suivies par des citoyens obéissants dont le niveau de culture n’avait rien à envier à d’autres, ce qui nous amènera à un autre questionnement : celui de la culture de la haine et de la violence mais aussi celui de la contamination, de Nuremberg à nos jours.
Cette enquête nécessite un éclairage sur la notion de « loi ». Qu’est-ce qu’une loi ? Qu’est-ce que la loi ? Comment peut-elle devenir un référent éthique et spirituel, régir des comportements, décider du destin de tout un peuple ?
La loi, c’est aussi la loi morale à l’œuvre dans l’incarcération, l’emprisonnement, dans des lieux improbables où règne la barbarie organisée, cette loi qui, en dépit de tout pousse les uns à s’enquérir des autres, à éprouver le souci de l’altérité. Nous la retrouvons à l’œuvre dans les communautés juives, dans les communautés communistes, dans les communautés féminines de Ravensbrück…
Cette étude thématique posera la question de ce qui se vit autour des lois criminelles : que se passe-t-il au niveau individuel et judiciaire pour ceux qui appliquent ces lois ? La temporalité est importance ici : il y a d’abord le moment de l’impunité : aucun risque pour ceux qui appliquent le système. Les risques augmentent ensuite, quand vient le temps de la condamnation. Il y a aussi ceux qui choisissent de lutter, d’entrer en résistance. Pour eux, la temporalité du risque est inversée : il est très présent d’abord, puisque, opposants au système, ils iront les premiers remplir les camps de concentration et pour certains périr. Dans un deuxième temps après la libération, pour ceux qui sont restés en vie, intervient la reconnaissance, la mise à l’honneur. Cette étude évoquera le contournement et le courage par lesquels certaines personnalités ont fait face à l’insoutenable. Nous ne consacrerons pas le colloque à la Résistance, ce qui sera l’objet d’un autre colloque, mais nous citerons quelques exemples originaux et inconnus en France.
A partir de cet exemple, tiré de l’un des pires génocides qu’ait connu l’histoire, nous souhaitons jeter aussi un peu de lumière sur les événements contemporains par lesquels une idéologie criminelle vient contaminer des esprits et les convertir à une détermination criminelle elle aussi et qui passe pour une « purification » sociale et spirituelle, tout comme le génocide juif passait pour une purification. C’était déjà le terme d’usage dans les génocides du début du XXème siècle.

Cet exemple de barbarie devait nous permettre de nous demander comment des populations entières sont littéralement « appâtés » (hooked), et littéralement soumises obéissant aux pires des ordres. La question centrale est de savoir si la notion de risque est déterminante dans les choix que font les uns et les autres. Voilà l’objectif du travail de cette année auquel s’attellera une équipe qui depuis sept ans maintenant travaille de concert, sur cette thématique.

PROGRAMME

JEUDI

INTRODUCTION THEORIQUE

Cathy LEBLANC, UCL, Le Concept de loi
Catherine VIALLE, UCL, La Loi dans l’ancien testament

LES LOIS CRIMINELLES

Monique HEDDEBAUT, professeur agrégé d’histoire, Les Lois de Nuremberg
Odile LOUAGE, présidente de l’AFDM-DT59, La Loi du sang
Hans BOETTCHER, Président du TGI honoraire de Lübeck, La Loi et la Justice (au double sens du terme)
Christophe PERRIN, chercheur associé de l’UCLouvain, Une loi pour les chiens ? Kant à Auschwitz

VENDREDI

Sylvie HUMBERT, Une nouvelle approche de la justice pénale internationale, des risques humains causés par des lois criminelles.

CONSEQUENCES DESTRUCTIVES

Jean-François PETIT, ICP, L’Expérience d’Emmanuel Mounier en prison, un rapport singulier à la loi.
Mary HONAN, La Victime dans la littérature enfantine de la Shoah
Serge RAYMOND, FMD, La Blessure psychique
Stanislas DEPREZ, Ethics-UCL, Civilisation, loi et shoah. Réflexions sur les allemands de Norbert Elias.

RESISTANCE ET DETOUR

Dominique DURAND, Président du CIBD Buchenwald-Dora et Kommando, La loi morale dans les camps
David PETTIGREW, SCSU (USA), A propos de Varian Fry

SAMEDI

PANNEL

Mathilde BOULAINGUIEZ, Jean-Baptiste CASBONNE, Florent TOFFIN, Sophie Scholl

CONDAMNATIONS et REVELATIONS

Denis SALAS, Les Procès des grands criminels nazis
Cathy LEBLANC, Le Cas Eichmann
Jean-Claude JEAN, président de chambre à la Cour de cassassion,  Assumer les conséquences des lois de Vichy

Programme susceptible de modifications mineures 

Voyage mémoire et d’étude en avril 2018

Voyage mémoire et d’étude en avril 2018

Comme chaque année notre Association organise un voyage en Allemagne afin de visiter les sites concentrationnaires de Buchenwald, de Dora et des kommandos d’Ellrich et cette année de Flossenbürg

Date de départ le samedi 14 avril 2018 le matin de Paris vers Ballstedt (12km au nord-ouest de Weimar)

Date de retour le mercredi 18 Avril 2018 le matin de Nuremberg vers Paris

Programme prévisionnel :

Dimanche 15 Avril 2018

Visites du Camp de Buchenwald, de son Musée et participation aux cérémonies du 73ème anniversaire de la libération du Camp auprès du Comité International, des autorités de l’Etat Libre de Thuringe et des personnalités du Mémorial de Buchenwald.

Lundi 16 Avril 2018   

Le matin : Visites du Camp de Dora, du Musée et du Tunnel.

L’après-midi : Visite du Kommandod’Ellrich.

Mardi 17 Avril 2018     

Visite du Camp de concentration de Flossenbürg (en Bavière), de la carrière et du musée.

Transfert vers Nuremberg.

Accompagnateurs : Jean-Claude Gourdin, Christophe Rabineau, Helmut Lippert (interprète

Transport : en autocar de Paris à Paris (Gare routière Montparnasse), Hébergement et Restauration : Landhotel « Zur Tanne » à BALLSTEDT et équivalent à Nuremberg pour le 17/04 au soir.

Prix : Le tarif comprend tous les transports en autocar grand confort, l’hébergement, la restauration (boisson : eau minérale), l’assistance rapatriement.

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Paru dans « L’Union de Reims » : Un gendarme originaire de Raucourt-et-Flaba héros de la Résistance

Paru dans « L’Union de Reims » : Un gendarme originaire de Raucourt-et-Flaba héros de la Résistance

« Patriotisme, abnégation, courage et honneur caractérisent le maréchal des logis chef Demaline. » Un vibrant hommage a été rendu mardi 28 novembre à Marcel Demaline devant le monument aux morts de Raucourt-et-Flaba par les membres de 484e promotion de l’école de gendarmerie de Chaumont qui l’ont choisi comme parrain. Cet enfant du pays né en 1899 a péri dans le camp de concentration de Buchenwald le 25 février 1945. Marcel était gendarme. Marcel était résistant. Dès 1942, il a aidé des prisonniers de guerre évadés ainsi que de jeunes Alsaciens et Lorrains voulant échapper à l’intégration dans l’armée allemande à se réfugier en zone libre. De nombreux jeunes hommes ont également été soustraits au service du travail obligatoire (STO) grâce au maréchal des logis chef. Ce gendarme résistant, membre des Forces françaises de l’intérieur (FFI) a payé de sa vie ses actes de bravoure. Il a été arrêté par la Gestapo le 18 août 1944 à la brigade de gendarmerie de Moussey, dans les Vosges, avant d’être interné au camp de Schirmeck, en Alsace. L’interrogatoire qu’il y subit est très dur. Mais Marcel ne révèle rien de ses activités de résistant. Son calvaire ne fait que commencer : il est transféré au camp de concentration Dachau le 9 octobre 1944, puis à Auschwitz le 24 novembre de la même année. Après 300 kilomètres lors des effroyables « marches de la mort », il arrive au camp de concentration de Buchenwald où il décédera. C’était le 24 février 1945. Marcel Demaline avait 45 ans.

Son destin tragique a marqué toute sa famille. Comme une chape de plomb, un fardeau trop lourd, trop douloureux à porter. « C’était impossible d’en parler », confie Cyrille Duch, l’un des six petits-enfants de Marcel. La cérémonie d’hier a eu comme un effet libérateur : « Il fallait retourner tout ça en fierté plutôt qu’en douleur. »

La fierté et l’émotion. C’est ce qui se lisait dans le regard de Cyrille et ses cousines, Brigitte et Sylvie Debout, au moment de déposer une gerbe de fleurs devant le monument aux morts. Sur un chevalet à côté de l’édifice, la photo de Marcel Demaline en uniforme de gendarme. C’était un homme d’honneur, un résistant. C’était un héros.

La fierté et l’émotion. C’est ce qui se lisait dans le regard de Cyrille et ses cousines, Brigitte et Sylvie Debout, au moment de déposer une gerbe de fleur devant le monument aux Morts. Sur un chevalet à côté de l’édifice, la photo de Marcel Demaline en uniforme de gendarme. C’était un homme d’honneur, un résistant. C’était un héros.

 

CAMPAGNE DE FINANCEMENT PARTICIPATIF (J-15)

CAMPAGNE DE FINANCEMENT PARTICIPATIF (J-15)

Triangles Rouges à Buchenwald

Film d’Anice Clément
avec le soutien de l’Association française Buchenwald Dora et Kommandos

Un film documentaire sur les déportés de France au camp de Buchenwald.

Avec les témoignages de Floréal Barrier, Aron Bulwa, Bertrand Herz,
Jacques Moalic, François Perrot, Raymond Renaud, Gaston Viens.

OBJECTIF DE LA CAMPAGNE DE FINANCEMENT PARTICIPATIF  :

Jusqu’à présent nous ne disposions que de témoignages individuels épars et peu de témoignages filmés. Ce projet a pour but de réaliser une œuvre pionnière, un documentaire synthétisant de manière construite de multiples témoignages sur la résistance des Français dans le camp de Buchenwald.

Cette campagne est organisée par l’Association Française Buchenwald Dora et Kommandos pour supporter le travail de réalisation d’Anice Clément.

Les tournages et les interviews ont été réalisés en intégralité entre Janvier 2014 et Septembre 2016.

Les fonds récoltés serviront à financer le travail de post-production  qui comprend le montage, la création d’infographies et de « motion design » sur les bases de documents d’archives, les titrages, le mixage audio, l’étalonnage et la colorimétrie.

COMMENT PARTICIPER :  

Cliquer sur le lien suivant et laissez-vous guider :

https://www.helloasso.com/associations/association-francaise-buchenwald-dora-et-kommandos/collectes/triangles-rouges-a-buchenwald

POUR PLUS D’INFORMATION :

Contacter l’association au 01 43 62 62 04 ou par mail contact@bchenwald-dora.fr

Merci pour votre générosité.

contact@buchenwald-dora.fr
Tel : 01 43 62 62 04

Association Française Buchenwald Dora et Kommandos
3/5 Rue de Vincennes
93100 MONTREUIL
asso-buchenwald-dora.com