Colloque « Jacques Lusseyran (1924-1971) entre cécité et lumière – Regards croisés »

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Le 28 juin 2016 à la Fondation Singer-Polignac

Le résistant Jacques Lusseyran, est interné à Compiègne en janvier 1944 puis déporté au K.L. Buchenwald le 20 janvier 1944. Après la période de quarantaine, il est affecté au bloc 57, dit des invalides. Grâce à ses connaissances linguistiques, il devient interprète. Sa personnalité, sa culture, sa jeunesse comme sa cécité marquent profondément les détenus. Il reste  à Buchenwald jusqu’au 11 avril 1945, quand le camp est libéré par l’armée américaine.

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Jacques Lusseyran (1924-1971), écrivain et essayiste aveugle, mais aussi figure méconnue de la Résistance intérieure française durant la Seconde Guerre mondiale, dont la vie et l’œuvre sont restées longtemps ignorées dans son propre pays – alors qu’il poursuivit une carrière de professeur de littérature dans plusieurs grandes universités américaines – suscite un intérêt grandissant dans la recherche française et internationale, tandis que l’ouvrage de Jérôme Garcin : Le Voyant, publié en janvier 2015 par les éditions Gallimard, l’a fait connaître d’un très large public.

Ce colloque pluridisciplinaire proposera une vaste exploration de la vision intérieure paradoxale de cet auteur aveugle qui, ayant perdu la vue lors d’une bousculade à l’école à l’âge de huit ans, construit sa vie et son œuvre autour de la lumière et des couleurs dont il affirme garder la perception et qu’il magnifie par l’écriture. Les différentes approches historique, littéraire, philosophique (avec entre autres la question de l’anthroposophie), mais également scientifique (neuro-ophtalmologie), permettront de rappeler la place que Jacques Lusseyran occupa au sein de la Résistance intérieure française et l’attitude qu’il adopta face à la réalité tragique des camps de concentration, avant d’interroger les catégories essentielles de son écriture, telles que la synesthésie, qui concourt de manière exemplaire à l’élaboration d’un monde intérieur poétique et empreint d’une richesse contrastant avec les représentations classiques de l’absence de vue comme privation et déficience. Afin de mieux en saisir l’essence et la portée, ce colloque s’attachera à situer le discours et l’écriture de la cécité de Jacques Lusseyran parmi d’autres discours d’auteurs aveugles, parmi lesquels des écrivains contemporains, qui apporteront leur point de vue critique.

Ce colloque est organisé sous forme d’un partenariat avec le Centre de Recherche en Littérature Comparée de l’université Paris-Sorbonne, dirigée par Mme la Professeure Véronique Gély et avec le soutien de l’IHRIM (Institut d’Histoire des Représentations et des Idées dans les Modernités) de l’ENS de Lyon, dirigé par M. le Professeur Olivier Bara et du Labex Comod (Constitution de la modernité), dirigé par M. le Professeur Pierre-François Moreau, du GIAA (Groupement des intellectuels Aveugles et Amblyopes) et de l’Institut de la Vision.

 Comité d’organisation

  • Marion Chottin, chargée de recherche au CNRS, Institut d’Histoire des Représentations et des Idées dans les Modernités, ENS de Lyon
  • Céline Roussel, doctorante, Centre de Recherche en Littérature Comparée, université Paris-Sorbonne
  • Rebecca Scales, Assistant professor of History, Department of History, Rochester Institute of Technology (État de New York)
  • Hannah Thompson, Reader in French, Royal Holloway, University of London
  • Zina Weygand, docteur en histoire, université Paris I Panthéon-Sorbonne

 Comité scientifique

  • Pierre Brunel, Professeur émérite de littérature comparée de l’université Paris-Sorbonne, membre de l’Académie des Sciences Morales et Politiques
  • Pierre-François Moreau, Professeur des Universités, ENS de Lyon, directeur du Labex Comod (Constitution de la modernité)
  • José-Alain Sahel, Professeur des Universités, Paris VI Sorbonne Universités (UPMC), Directeur de l’Institut de la Vision (Inserm, UPMC, CNRS), membre de l’Académie des sciences, Institut de France
  • Jacques Semelin, Historien et politiste, Directeur de recherche au CNRS (CERI-SciencesPo), et professeur à l’Institut d’Études Politiques de Paris. Président et fondateur de l’encyclopédie en ligne des violences de masse (massviolence.org)
  • Henri-Jacques Stiker, Directeur de recherche au Laboratoire Identités, Cultures, Territoires, université Paris Diderot-Paris 7, Rédacteur en chef de la revue Alter, European Journal of Disability Research, Revue européenne de recherche sur le handicap

Lieu : Fondation Singer-Polignac,

43 Avenue Georges Mandel – 75116 Paris

Téléphone : 01 47 27 38 66

Pré-inscription OBLIGATOIRE : http://www.singer-polignac.org/fr/pre-inscriptions/pre-incriptions

Du football à Buchenwald

Dans son ouvrage L’Enfer organisé, Eugen Kogon évoque, à Buchenwald, « quelque chose qui ressemblait à du sport ».  « Il y avait des jeunes gens, écrit-il, qui croyaient avoir encore des forces à dépenser. Ils réussirent à obtenir de la SS l’autorisation de jouer au football. La SS semble avoir considéré cela comme un panneau réclame, vantant le bon état de santé et l’excellente humeur des détenus. Plusieurs équipes se formèrent, qui se mirent à s’entrainer et à matcher dans le grand espace libre qui s’étendait derrière la dernière rangée de blocks. Il y eut un moment jusqu’à 12 équipes à Buchenwald, dont une équipe de juifs, qui fut interdite par la suite. La plupart des joueurs portaient des maillots impeccables ; les souliers de football étaient également du meilleur modèle. D’où venait tout cela ? Mystère de la corruption dans les camps !  (Cela dura) jusqu’au jour où l’ont eu besoin du dernier pouce de terrain, à l’intérieur des barbelés, pour y construire des baraques… ».

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Football au KZ Theresienstadt (Ronny Blaschke)

Ce texte décrit une situation à laquelle la guerre mettra fin et il est recoupé par des témoignages de détenus allemands antifascistes, tel Willi Seifert, ou celui de Fritz König, juif autrichien, joueur dans les années 1930 dans l’équipe des jeunes du SC Red Star de Vienne et qui fut l’un de ces footballeurs. Il fut même affecté à mi temps à la Buanderie du camp pour pouvoir jouer dans une des équipes.

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Auschwitz-Befreiung: Fußball im Konzentrationslager

Le football ne fut que l’un des sports pratiqué dans certains camps, dans une logique qu’une exposition au Mémorial du Struthof, en 2012 a parfaitement décrypté : tout d’abord un sport imposé  aux déportés à titre d’humiliation supplémentaire ou de torture ; puis un spectacle destiné à distraire les gardiens SS ou à rassurer les opinions publiques internationales en leurrant les délégués de la Croix Rouge ou en diffusant des images. Là où ne prévaut que la règle du plus fort, là où la vie humaine a moins de prix que celle d’un chien, le sport est avant tout un instrument de domination pour les SS et un moyen de torture supplémentaire à l’encontre des déportés.

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Source : Die Welt

Mais pour certains sportifs déportés, le sport peut parfois devenir une façon de résister, de rappeler leur condition humaine, d’encourager leurs compagnons, de retrouver des sensations antérieures à leur arrestation, et désormais interdites, « d’oublier pour quelques heures les fils de fer barbelés ».

Si c’est une femme

SI C'EST UNE FEMME Sarah HELM Calmann LEVY On sait que des milliers d’internés et de déportés furent employés dans des usines du complexe militaro industriel nazi et parmi eux 27 000 femmes rattachées administrativement au camp de Buchenwald et asservies dans 27 Kommandos. La plupart d’entre elles venaient du camp de Ravensbrück, comme Lise London ou Suzanne Orts par exemple. La parution en France du livre de Sarah HELM, journaliste anglaise, Si c’est une femme, vie et mort à Ravensbrück … permet de mieux comprendre le comportement de ces détenues et de celles et ceux chargés de les garder.

On disposait depuis 1965 de l’ouvrage collectif  « les Françaises à Ravensbrück », co-écrit par les deux associations de déportées de répression, l’ADIR et l’Amicale de Ravensbrück. On pouvait s’appuyer sur les trois « Ravensbrück » de Germaine Tillion (1946, 1973, 1988), sur la thèse de Bernardt Strebel, historien allemand, avec son « Ravensbrück , un complexe concentrationnaire», paru en France en 2005 ; et bien sûr, sur tous les témoignages individuels écrits de 1945 à nos jours.

L’ouvrage de Sarah Helm apporte un autre éclairage, il nous décentre du point de vue franco-français, reflétant le rassemblement (ou la juxtaposition ?) international (e) du camp, tout en retournant stéréotypes et clichés.

Très touffu, parfois anecdotique, ce qui peut conduire à l’erreur, ce livre représente un travail d’investigation énorme : il apporte des précisions sur l’histoire de Ravensbrück, du Ravensbrück du début, d’avant « les Françaises », comme du Ravensbrück de la fin. Il met en évidence l’investissement, le militantisme, l’engagement et la résistance tant des Soviétiques prisonnières de guerre que des Polonaises, ces Polonaises, qui ont laissé peu de bons souvenirs chez « Les Françaises »… même s’il y eut des exceptions. On s’attache particulièrement à la figure charismatique d’Evgenia Klemm, et à son destin tragique, lié aux drames du stalinisme.

if-this-is-a-womanEnfin Sarah Helm donne vie à tous les acteurs du camp : le recrutement, les motivations, la psychologie des gardiennes ne sont pas oubliées dans cet univers de femmes, menées par quelques hommes, très puissants et tout puissants, gradés SS sous l’autorité d’un Himmler, tout proche géographiquement, donnant ses ordres de productivité, comme ses ordres de vie et de mort conformément à une logique et à une idéologie nationales-socialistes.

Anne Savigneux-Lointier

« L’Art Clandestin de Buchenwald » en Isère

Sur l’invitation de la présidente de l’ADIRP 38, Michèle Josserand, et grâce à la ténacité de celle-ci, la conférence de Marie-France Reboul sur l’Art Clandestin dans le camp de Buchenwald a pu, malgré un calendrier devenu au dernier moment défavorable, se tenir le 28 avril au CANOPE de Grenoble.
Intervenant pour la première fois devant une petite centaine d’élèves de CM2 dans un amphithéâtre, Marie-France a su captiver ces jeunes enfants, bien préparés et très participatifs, posant de nombreuses questions très pertinentes démontrant le bon travail des enseignants en amont.
Le CANOPE pour son excellent accueil, le directeur de l’amicale laïque de Grenoble M Gilbert Maugiron, la représentante de l’OCCE Mme Dominique Fermond et les enseignants des écoles Nicolas Chorier et Elisée Chatin très motivés et impliqués, ont contribué à cette réussite.
Suite à cette conférence, les enfants, très touchés, ont adressé en retour de nombreux textes et dessins.

« NOUS LA CLASSE DE CM2… »

EXPOSITION A CANOPE SUR L’ART DANS LES CAMPS PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE
Nous, la classe de CM2 de Nicolas Chorier, sommes allés voir une conférence sur l’art dans les camps de la mort pendant la seconde guerre mondiale.
Les camps de la mort c’est le nom qu’on donnait aux camps d’extermination mis au point par Hitler pour exterminer les Juifs, les homosexuels, les handicapés mentaux et tous ceux qui s’opposaient aux lois nazies.
Quand on entrait dans les camps on avait plus de chance de mourir que de survivre ; d’ailleurs les anciens disaient aux nouveaux arrivants :
-« Nous on entre par la porte et on sort par la cheminée. »
Quand on vous dit camps de concentration vous pensez à la mort, à la violence, à la maltraitance et ce n’est pas faux.
Mais derrière toutes ces choses horribles il y avait l’art !
Et oui de l’art : des poètes, des musiciens, des dessinateurs…
Pendant cette période sans repos, cette période où les hommes mouraient à cause de leur religion, de leur nationalité, de leurs idées, il y en a qui n’ont jamais perdu espoir.
Thomas Geve juif allemand, déporté à Auschwitz a fait 79 dessins sur les camps.
D’autres organisaient des chorales dans les latrines et il y avait même un orchestre.
De l’art mais aussi de la SOLIDARITE.
Quand tu tombais un autre te relevait.
Quand tu avais faim un autre partageait avec toi.
Ces gens n’avaient plus d’identité, on leur tatouait un numéro sur le bras comme des animaux !
N’OUBLIEZ JAMAIS…

DÉCOUVRIR LES DOCUMENTS

Retour sur la conférence de Gisèle Provost : « Mémoire Gravée – Pierre Provost- Buchenwald 1944-1945 »

A l’invitation de l’Association pour la Défense des Valeurs de la Résistance et de notre association, Gisèle Provost a présenté le 19 mai à la mairie du XXe arrondissement de Paris et devant un auditoire très attentif l’œuvre de son père réalisée clandestinement au camp de Buchenwald entre 1944 et 1945.

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Gisèle Provost (photo Y. Blondeau – ADVR)

Son exposé a été illustré de poèmes et de musique interprétée par la Compagnie de l’Arbre Sec.
Pierre Provost (1895-1986), graveur-outilleur, entre dans la Résistance où il fabrique de faux documents. Arrêté en juillet 1943, il est interné à Compiègne et déporté à Buchenwald le 17 janvier 1944. Affecté à l’usine Gustloff, puis, après le bombardement du 24 août 1944, à la Mibau, il fabrique au péril de sa vie et avec l’aide de ses camarades différents objets en utilisant les matières locales obtenues par vol ou troc : métaux, crosse de fusil, galalithe, pierre de la carrière, morceaux du chêne de Goethe.
Parmi les objets présentés par Gisèle : une broche réalisée en bronze et en noyer (la crosse du fusil), dédiée à la femme de Pierre Provost et chargée de l’espoir du retour, ainsi qu’un briquet fabriqué pour la Croix Rouge en remerciement pour ses colis.
Nous découvrons les médailles aux détails minuscules et très fouillés.
Médailles-mausolées, médailles-monuments, elles retracent la vie du déporté et les évènements survenus au camp : l’arrivée, le bombardement, la résistance ( Pierre fait partie de la Brigade Française d’Action Libératrice), la libération, le serment. L‘artiste y représente Buchenwald tout entier : wagon, barbelé, matricule et triangle, arbre de Goethe, block et crématoire, tour de l’entrée et forêts…
Ces médailles dont la plupart est actuellement au Musée National de la Résistance, sont des symboles de solidarité et d’espoir. Au camp, elles sont offertes à des résistants. Plus tard, d’autres seront rééditées par la Monnaie de Paris et décernées à des personnalités dont Vincent Auriol, les époux Klarsfeld, Jean Ferrat, le président du Land de Thuringe…

Après sa conférence, Gisèle a dédicacé son livre : « Mémoire Gravée- Pierre Provost- Buchenwald 1944-1945 »

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Auteur : Gisèle Provost
Broché avec rabats – 16 x 22 cm – 144 pages – 72 documents et photographies en quadrichromie
Ouvrage disponible à l’association
au prix de 23 €, (+5 € de frais de port) à l’adresse suivante : Association française Buchenwald, Dora et kommandos 3/5 rue de Vincennes 93100 Montreuil – Téléphone : 01 43 62 62 04 – Fax : 01 43 62 63 08 Mail : contact@buchenwald-dora.fr

PROFANATION DU CRÉMATOIRE DE BUCHENWALD

PROF_BUCHLa police allemande serait à la recherche de deux néonazis britanniques  qui se sont fait photographier alors qu’il faisait le salut hitlérien dans le sous-sol du crématoire de Buchenwald.

Ce cliché a été posté sur Twitter par le groupuscule néonazi britannique National Action. Les deux hommes, dont le visage est flouté, ne se contentent pas de ce geste odieux, ils brandissent également le drapeau de leur mouvement, directement calqué sur celui des « troupes d’assaut » du parti nazi, la Sturmabteilung. Sur cette photo, à côté d’un smiley dessiné en surimpression, est écrit « Meat hook« , soit « Crochets à viande », avec une flèche pointant vers le mur. C’est effectivement dans cette salle, où les corps des détenus décédés étaient entreposés avant leur crémation, que les SS étranglèrent environ 1 100 hommes, détenus concentrationnaires et prisonniers de la Gestapo, en se servant des crochets placés sur les murs. La police allemande a indiqué à Bild-Zeitung qu’elle n’avait pas encore identifiés les auteurs de cet outrage à la mémoire des victimes du nazisme et qu’elle poursuivait ses investigations. Le directeur de la Fondation des mémoriaux de Buchenwald et Dora, le Professeur Volkhard Knigge a réagi à cette profanation en déclarant : « C’est un grave affront infligé à près de 280 000 personnes détenues à Buchenwald parmi lesquelles il y avait également des Britanniques ». Il a en outre souligné la gravité de l’acte qui n’était pas « spontané » mais avait été prémédité. Le lieu étant particulièrement surveillé, les néonazis ont dû prévoir leur coup à l’avance. « La probabilité de se faire prendre en train de prendre cette photo est particulièrement élevée. Nous pensons donc que les coupables n’ont pas agi spontanément […] et étaient bien préparés  » a t-il ajouté.
Depuis 2014, plusieurs incidents de ce type se sont produits au mémorial de Buchenwald, principalement du fait de groupes d’extrême droite allemands. Volkhard Knigge explique que le chiffre a doublé depuis 2014, avec « la montée du populisme d’extrême droite en Europe ».

(http://www.bild.de/news/inland/weimar/britische-nazis-schaenden-kz-buchenwald-45968944.bild.html)

Un médecin à Buchenwald : exposition à la faculté de médecine de Strasbourg

Témoigner et commémorer

Jusqu’au 13 juin 2016

L’exposition temporaire « Médecins déportés », installée dans le hall de la Faculté de Médecine de Strasbourg jusqu’au 13 juin 2016, souhaite rendre hommage à tous les médecins et étudiants en médecine déportés de l’Université de Strasbourg.

19-590x330Cette exposition retrace les itinéraires de deux médecins : Adélaïde Hautval (1906-1988), née au Hohwald, en Alsace annexée par l’Allemagne, qui a fait ses études de médecine et s’est spécialisée en psychiatrie à Strasbourg, fut déportée à Auschwitz et à Ravensbrück, et fut la première femme médecin française nommée Juste parmi les Nations en 1965 ; et Robert Élie Waitz (1900-1978), nommé professeur agrégé en médecine en 1935 à l’Université de Strasbourg, reconnu pour ses travaux en hématologie et transfusion sanguine, déporté à Auschwitz et à Buchenwald, artisan de l’ensemble hématologique de Strasbourg après la guerre.

Au début du conflit, tous deux se sont engagés, l’une au service des malades, l’autre dans la Résistance, avant d’être faits l’un et l’autre prisonniers et d’être déportés dans les camps d’extermination nazis. Tous deux ont laissé des témoignages de leur vie de déporté, de leur pratique médicale en camp de concentration, ainsi que des actes de résistances qu’ils y ont menés. À la Libération et après la guerre, ils ont poursuivi leurs engagements pour soigner ceux qui, comme eux, ont enduré la déportation et pour honorer la mémoire de ceux qui n’en sont jamais revenus.

Grâce à une scénographie immersive, le public pourra suivre les itinéraires de ces deux figures emblématiques de la résistance du corps médical qui, face à la barbarie, surent faire preuve d’un humanisme exceptionnel.

Commissariat scientifique : Christian Bonah, Georges Hauptmann, Anne Rasmussen

Faculté de médecine
Hall du bâtiment 2, 4 rue Kirschleger, 67000 Strasbourg
jardin-sciences.unistra.fr

Prochaine sortie du film « L’Origine de la violence »

L'origine de la violence - hd_120x160Lors d’un voyage scolaire en Allemagne, un jeune professeur, Nathan Fabre, découvre au camp de concentration de Buchenwald la photographie d’un détenu dont la ressemblance avec son propre père, Adrien, le stupéfie…

Rentré en France, il retrouve son père, sa famille, mais le souvenir de la photographie ne le quitte plus. Il décide alors de se lancer dans une recherche qui va bouleverser sa vie.

Réalisé par: Élie Chouraqui, d’après le roman de Fabrice Humbert (2009, éd Le Passage)
Avec: Richard Berry, Stanley Weber, Michel Bouquet, César Chouraqui
Genre: Drame
Production: L’origine Productions, Integral Film e.K
Nationalité: France, Allemagne

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Parution prochaine de « Mémoire gravée, Pierre Provost, Buchenwald 1944-1945 »

À PARAÎTRE LE 25 MAI 2016

image-memoires-gravc3a9es« Graveur de talent avant guerre, Pierre Provost arrive à Buchenwald en janvier 1944. Il y trouve la force et les moyens de graver quelques objets et quelques médailles, ce qui était son métier. Il lui fallait être à l’abri des regards, posséder les outils nécessaires et la matière à transformer. Face à la machinerie nazie, la mécanique de la solidarité des détenus se met en place. Elle lui fournit les moyens d’exprimer son art. Il met cet art au service de ses compagnons de captivité. C’est sa manière de continuer à résister. »
Dominique Durand, Comité International de Buchenwald-Dora

« L’œuvre exceptionnelle de Pierre Provost m’a transportée dans un univers où se juxtaposent de façon ininterrompue l’Art et l’Histoire, celle du XXe siècle, qu’il a éprouvée dans ses heures les plus tragiques. « Dans une absolue maîtrise du dessin, de l’art de graver et de sculpter, il anime le métal et lui donne la parole, usant souvent de la symbolique, pour étendre la portée de son message de mémoire sur l’inhumanité du régime nazi, mais aussi sur l’inaltérable solidarité humaine. On voudrait refermer les doigts sur chacune de ses pièces, lentement, comme on le fait quand on tient un trésor qu’on ne veut plus lâcher. »
Agnès Triebel, Comité International de Buchenwald-Dora

Auteur : Gisèle Provost
Broché avec rabats – 16 x 22 cm – 144 pages – 72 documents et photographies en quadrichromie

Ouvrage disponible à l’association au prix de 23 €, (+5 € de frais de port) à l’adresse suivante : Association française Buchenwald, Dora et kommandos 3/5 rue de Vincennes 93100 Montreuil – Téléphone : 01 43 62 62 04 – Fax : 01 43 62 63 08 Mail : contact@buchenwald-dora.fr

Conférence « les médailles de Buchenwald, Pierre Provost, 1944 -1945 ».

L’Association de Défense des Valeurs de la Résistance fondée par Robert Chambeiron, secrétaire général adjoint du Conseil National de la Résistance vous invite à une conférence-spectacle avec poèmes et chansons :

« Les médailles de Buchenwald,
Pierre Provost 1944-1945″
par Gisèle Provost,
auteure de « Mémoire gravée»,
Nouvelles Éditions Loubatières (2016)
et la Compagnie de l’Arbre Sec

Jeudi 19 mai, Mairie du XXème,
place Gambetta, salle du Conseil, 17h30

Métro Gambetta l.3, 3bis ; Bus 26, 60, 61, 64, 69, 102, 501

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Pierre Provost, formé aux Arts du métal dans les ateliers du Compagnonnage, met ses talents au service de la résistance. Il fabrique l’outillage et les faux-papiers qui lui sont nécessaires. Déporté à Buchenwald, il participe à une résistance collective située au cœur du IIIe Reich. A l’encontre de la déshumanisation, il poursuit clandestinement une œuvre artistique de gravure. Certaines médailles ont été décernées au camp, en 1944, pour faits de solidarité.

A l’issue de la conférence Gisèle Provost dédicacera son livre.

Avec la participation de l’Association Française Buchenwald Dora et Kommandos