Musique et Création dans l’univers concentrationnaire nazi

ATELIER-CONCERT

Comment la musique et plus largement les pratiques artistiques de création, ont-elles permis de résister, de témoigner ou encore de rendre compte de la Négation de l’Homme dans l’univers concentrationnaire nazi ?

Pour accompagner ce thème du Concours National de la Résistance et de la Déportation (CNRD) en 2017, le service éducatif des Archives nationales, en partenariat avec le CRR93 et ProQuartet, proposera deux ateliers-concerts autour de la Journée nationale de la Résistance, les 30 mai et 1er juin 2017.

Préparés sous la direction musicale de Yohann Recoules, ils permettront au jeune public d’entendre les musiques en relation avec les autres arts, jouées ou crées dans le contexte singulier de l’univers concentrationnaire nazi, ainsi qu’une création du compositeur Pierre Chépélov sur les poèmes du père Léon Leloir, composés à Buchenwald, et interprétée par des collégiens de Seine-Saint-Denis ayant participé au concours.

Mardi 30 mai 2017 à 18 h 30 – Archives nationales – Site de Pierrefitte-sur-Seine Répétition jeune public à 14h 30

Jeudi 1er Juin 2017 à 14 h 30 Mairie du 4ème arrondissement – Paris

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REPAS FRATERNEL 2017

REPAS FRATERNEL
De l’Association Française Buchenwald Dora et Kommandos

Samedi 24 Juin 2017 à 13h00

(Accueil : 12h30 – Repas : 13h00)

Au Siège de la Caisse Centrale d’Activités Sociales du Personnel
des Industries Electriques et Gazières à Montreuil – CCAS E.D.F.
Immeuble René Le Guen – Bât A – 8 rue de Rosny – 93100 Montreuil

Métro Mairie de Montreuil (Ligne 9)
Entrée piéton, par la grille à l’angle de la rue de Rosny
et de la rue Gaston Lauriau
Entrée en voiture, parking situé rue Gaston Lauriau

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Corinne Benestroff : Jorge Semprun, entre résistance et résilience

L’œuvre de Jorge Semprun, exilé, résistant, déporté, écrivain, homme politique, explore les territoires de la mort.
Traversant le XXe siècle et ses désastres, arpentant une Europe ravagée, elle interroge la solitude, la fraternité, la littérature et la beauté du monde.
Cette enquête entrelace histoire, psychanalyse, critique littéraire, documents d’archives et paroles vives des témoins. Comment survit-on à l’expérience concentrationnaire ?
Quel rôle joue alors la littérature ? Qui sont ces personnages récurrents qui traversent son œuvre ?
En choisissant la fiction comme voie royale du témoignage, Semprun transgresse les canons du genre et suscite de nombreux débats alimentés par son statut particulier d’employé à Buchenwald et son parcours dogmatique au Parti communiste espagnol. Chez lui, la séparation fiction/réel est totalement artificielle.
On suivra donc Semprun et ses doubles narrateurs de l’enfance au grand âge, Semprun dont l’œuvre inclassable, hommage aux résistants et aux disparus, est devenue une arme de guerre contre l’effraction traumatique, formant un journal clinique inédit riche d’enseignements.


La Compagnie des auteurs par Matthieu Garrigou-Lagrange

Jorge Semprun ne racontera que tardivement la torture et la déportation. Régis Debray et Corinne Benestroff discutent avec nous de cette histoire que l’auteur (re)compose dans une écriture qui, en se nourrissant du traumatisme, fait naître une figure d’écrivain et lui permet de continuer à vivre.

Intervenants :

Corinne Benestroff, chargée de cours à l’IUT René Descartes-Paris V, auteur d’un article sur Jorge Semrpun : « L’Écriture ou la vie, une écriture résiliente », (revue Littérature, 3/2010, n° 159), abordera la notion de résilience dans son oeuvre.

Régis Debray, philosophe, écrivain, universitaire, haut fonctionnaire, auteur d’une introduction aux Exercices de survie de Jorge Semprun (Folio, 2014), nous parle de la nécessité vitale de l’écriture chez l’écrivain.

DÉCOUVRIR L’ÉMISSION

Fidèles

A la veille du second tour des présidentielles, nous vous proposons de lire (ou relire) l’éditorial paru dans le numéro 364 du Serment, le trimestriel de l’Association, début mars 2017.

C’est autour de la dalle commémorative pour toutes les victimes de Buchenwald, sur la place d’appel du camp, qu’un hommage a été rendu le 27 janvier 2017 à toutes les victimes du nazisme. La photo de couverture illustre la fidélité c’est-à-dire l’engagement personnel des hommes et femmes de l’Association Buchenwald Dora et Kommandos. Année après année, ils font vivre « l’esprit de Buchenwald » si magnifiquement exprimé dans la lecture du Serment et d’une manière plus large ils rappellent que les souffrances endurées, la mort, constituent le patrimoine partagé et inaliénable de tous les déportés.
Engagée, notre association l’est depuis sa création. Les priorités de départ, compte tenu du contexte d’immédiat après-guerre, qui portaient sur la défense des intérêts moraux et matériels des rescapés et de leurs familles, ont progressivement évolué vers des thématiques plus diverses : travail de mémoire, demandes des familles, témoignages, recherches sur l’histoire du camp, positionnement international… De façon plus récente, la transmission aux jeunes générations s’impose et l’association a considérablement renouvelé son offre pédagogique et culturelle. Toutes ces orientations et ces objectifs, nous les portons avec détermination, rigueur et constance, grâce aux bonnes volontés et compétences des membres soutenues par un vivace esprit fraternel. Le travail accompli est largement positif et nous pouvons en être fiers, sans fausse modestie, et affirmer que notre fidélité aux engagements premiers, légitimée par les engagements de chacun, est toujours vivante.
Mais la vie de l’association n’est pas pour autant un long fleuve tranquille. Des contraintes d’ordre financier, problème hélas commun à toutes les associations d’anciens déportés et résistants, pèsent fortement… Nous le savons tous. Une large réflexion, sereine, raisonnable est entamée pour accompagner dans de saines conditions le développement de notre association.
L’Association française Buchenwald, Dora et Kommandos est aussi un témoin et un acteur de son temps, reflet, à sa manière, de l’évolution de la société, de ses ruptures parfois brutales, la mondialisation est passée par là, des tensions et des attentes nouvelles qui la traversent. Le travail sur le terrain, l’engagement dans une citoyenneté active de bon nombre de nos adhérents est à cet égard essentiel pour maintenir le lien avec le monde réel. L’association a toujours su évoluer sans rien renier de ses principes premiers. Une forte identité structure ses membres. Grâce à cette cohérence interne, l’association a pris, quand cela était nécessaire, des positions courageuses. J’en veux pour preuve l’éditorial signé conjointement par Olivier Lalieu et Bertrand Herz à la suite des attentats islamistes.
Quand paraitra le prochain numéro du Serment en juin, nous aurons élu un nouveau Président de la République. Jamais issue n’a été aussi incertaine, avec un risque majeur  : l’élection d’un Président issu de l’extrême droite, le FN. Quelles que soient nos convictions politiques, soyons convaincus que Madame Le Pen est un danger pour la démocratie, pour la République et ses valeurs pour lesquelles tant de déportés, de résistants ont combattu et sont morts. Nous n’oublions pas. Tous les liftings, les tentatives de « dédiabolisation » n’y changent rien. Notre adversaire, c’est elle et son idéologie. Notre adversaire, quels que soient par ailleurs nos choix politiques, c’est l’extrême droite. Il nous appartient aujourd’hui encore, sans état d’âme, par notre bulletin de vote, dès le premier tour, de choisir la République.

Lecture-conférence « Le cri de l’art »

Par Marie-France Reboul

Poèmes de l’œuvre Anthologie des poèmes de Buchenwald _d’André Verdet

Recueil de textes écrits par des déportés de toutes nationalités dans le tristement célèbre camp nazi. La lecture sera suivie d’une conférence permettant de replacer l’art de la poésie dans le contexte particulier du camp de répression et de décrire la « vie » des déportés grâce à la projection de dessins réalisés par eux-même sur place.

En partenariat avec la FNDIRP.

Sur inscription au 02 38 69 83 03 ou culture@olivet.fr

Espace Desfriches (bibliothèque)365 rue du général de Gaulle
Olivet

« la Résistance par les objets », une exposition virtuelle

Intitulée « la Résistance par les objets », cette exposition virtuelle permet d’appréhender l’histoire de la Résistance au travers de 42 objets dont une vingtaine sont issus des fonds du Musée de la Résistance nationale à Champigny-sur-Marne.

Pour donner vie à ces objets grâce à la technologie, divers types d’effets sont appliqués : diaporamas, animations à partir d’images fixes ou « flip-book ». La « VR » ou réalité virtuelle permet de voir l’objet en 3D sous toutes ses faces. Elle a été utilisée en particulier pour dix objets du MRN (une bombe de René Maubailly, une dague en bois, la caméra cachée de Francis Porret, la maquette de sa cellule réalisée à partir d’une boîte d’allumettes par Roger Payen, un couteau fabriqué artisanalement en prison par Roger Stephan, un anneau façonné par Jean Laval, une croix réalisée dans un manche de brosse à dents à Ravensbrück et offerte à Nina Baumstein, un briquet réalisé à Buchenwald par Pierre Provost en prévision de l’insurrection du camp, un des poteaux d’exécution d’Eysses, la maquette d’un monument commémorant la libération de Paris)

L’exposition est consultable en ligne

Des collégiens du Pas-de-Calais découvrent le camp de concentration de Buchenwald (2e partie)

Les élèves ont participé à une cérémonie du souvenir avec Nelly Ducatel, dont le père est mort à Dora. © Radio France – Matthieu Darriet

Après le camp de concentration de Buchenwald, les collégiens du Pas-de-Calais en séjour en Allemagne, découvrent Dora. Les déportés y travaillaient dans une usine souterraine pour fabriquer des V1 et des V2. Une visite en présence de Nelly Ducatel, née en captivité et dont le père est mort à Dora.

Retour dans le Pas-de-Calais, ce lundi, pour quatre-vingt collégiens et leurs enseignants. Ils ont passé deux jours en Allemagne pour visiter des camps de concentration, notamment Buchenwald. Ce travail pédagogique a été conçu par La Coupole, le centre de mémoire de la seconde guerre mondiale situé près de Saint-Omer. Deuxième étape à Dora-Mittelbau.

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Des collégiens du Pas-de-Calais découvrent le camp de concentration de Buchenwald (1ere partie)

par Matthieu Darriet France Bleu Nord

Accompagnés par les historiens de La Coupole, le centre de mémoire de la seconde guerre mondiale du Pas-de-Calais, quatre-vingt collégiens sont en Allemagne. Avec leurs enseignants, ils visitent les camps de concentration, près de Weimar, dans l’ex-Allemagne de l’est. Première étape à Buchenwald.

Les élèves avec leur guide, à la gare d’arrivée des déportés. © Radio France – Matthieu Darriet

Ils sont bien préparés, car ils travaillent sur ce voyage, et sur l’histoire des camps de concentration, depuis des mois, mais la découverte de Buchenwald est un choc pour ces élèves de troisième. Ils ont réellement pris conscience de ce qu’était l' »oeuvre » méthodique de destruction humaine mise au point par les nazis.

De la gare d’arrivée des trains, à la place d’appel, en passant par le crématoire, les guides proposent aux élèves d’esquisser le douloureux parcours des déportés. Etienne, un élève de Barlin, s’interesse au chemin qu’ils devaient emprunter en courant, sous peine d’être battus par les SS, jusqu’à l’entrée du camp.

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