Pèlerinage à Günzerode

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Roger Poitevin

Un jour de juin 1945, arrive chez nous, à Daumeray, un homme encore jeune dans un costume un peu usagé. Visage émacié, pommettes saillantes, c’est Emile BERTHO, survivant des camps nazis. Depuis Compiègne, il a toujours été avec son ami Etienne POITEVIN, mon père. Il a connu l’horreur des camps, il a vu la mort de très près. Il vient à Daumeray, comme il l’avait promis à son ami pour nous raconter la fin d’Etienne POITEVIN.

Il nous dit que le 12 mai 1944, ils ont quitté le camp de regroupement de Compiègne pour être dirigés vers l’Allemagne. Les conditions du transport sont inhumaines comme l’a relaté Maurice LETEUIL qui faisait partie du même transport (Voir nos précédents bulletins). Après deux jours, ils arrivent à Buchenwald. Ils y resteront trois semaines, le temps d’apprendre à coups de schlague la discipline SS dans les camps de concentration. Le 6 juin, ils sont transférés au camp d’Ellrich, dans le secteur de Nordhausen, puis le 21 août au Kommando de Günzerode, Kommando de construction d’une voie ferrée de 30 kilomètres de long à but militaire. Le chef du camp est un jeune SS de 22 ans, fanatisé, particulièrement brutal et cruel.

Début mars 1944, le typhus sévit dans le camp. Les deux amis tombent malades, complètement épuisés par le travail, les conditions de détention et la contamination. Ils sont transférés à l’infirmerie du camp principal de Dora. Des médecins-déportés les soignent en leur faisant absorber du charbon de bois fabriqué sur place. Mais les Alliés arrivent en tenaille : les Américains à l’ouest, les Russes à l’est.

Himmler avait dit « qu’aucun détenu ne devait tomber vivant aux mains de l’ennemi ». Bien que dans un état de faiblesse absolue, le 5 avril, ils sont entassés dans des wagons à bestiaux pour être envoyés vers le nord, vers le camp de Bergen-Belsen ou la mer Baltique.

Le camp de Bergen-Belsen est un camp mouroir où le jour de sa libération 30.000 Déportés gisent au sol, dans la boue. Il est très difficile de reconnaître les vivants des morts. Les Déportés envoyés vers la mer Baltique seront chargés sur des bateaux pour être coulés en haute mer.

Le transport de Dora vers Bergen-Belsen dure 5 jours et 5 nuits, dans le froid. Les détenus ne reçoivent ni eau ni nourriture. Nombreux sont ceux atteints de typhus, qui sont couverts d’excréments. Les wagons à bestiaux utilisés sont des wagons à découvert, à hautes ridelles. Dans chaque wagon, une centaine de Déportés. Pour se protéger du froid, ils sont assis, « emboités » les uns dans les autres pour former une masse compacte, se tenir chaud, en offrant moins de prise au vent. Aux quatre coins du wagon, un SS en arme.

Lorsque le train arrive à Bergen-Belsen, Etienne est mort en silence à côté de son ami Emile. Ils s’étaient promis que si l’un d’eux survivait, il préviendrait la famille de l’autre. Pour tenir sa promesse, Emile BERTHO est venu nous prévenir à Daumeray.

Etienne POITEVIN est mort le 9 avril 1945. Bergen-Belsen sera libéré le 15. Emile BERTHO prend la route le 17. S’il parvient à donner un certain nombre de détails à ma mère, il se fait discret pour ménager les enfants.

Les Déportés vivant leur drame personnel ne pouvaient pas connaître l’ensemble de l’évacuation début avril 1945. C’est ainsi que l’on a appris après la guerre que 40.000 détenus avaient été évacués de l’ensemble des camps de Mittelbau (Dora). Les 4 et 5 avril, quatre transports quittent Dora. Plusieurs centaines de Déportés malades et mourants sont abandonnés. Les Déportés des petits camps sont envoyés dans les grands camps ou sur les Marches de la Mort à travers les montagnes du Harz. C’est aussi lors d’une de ces marches que 1016 Déportés sont regroupés dans une grange près de Gardelegen et brûlés vis au lance- flamme. Ceux qui essaient de s’enfuir sont immédiatement abattus.

J’ai 8 ans et demi, et je note que, dans la conversation, Emile parle souvent de Dora, Ellrich et Günzerode… Je les ai gardés en mémoire pendant 70 ans ! Mais pourquoi ces camps d’Ellrich et Günzerode m’attirent-ils et me font-ils peur à la fois. Le temps a passé… Il faut que je prenne une décision. En Allemagne du 8 au 18 avril 2015, je décide de m’y rendre.

Samedi 11 avril 2015. Je réside dans une pension de famille à Nohra près du camp de Buchenwald où je me suis rendu pour les cérémonies du 70ème anniversaire de sa libération. Il faut que j’aille à Ellrich et Günzerode ! Oui, je dois le faire !

De Nohra, il y a 114 kilomètres dont 70 sur autoroute ; 1 heure 32 de parcours. Les routes sont en très bon état, mais la vitesse est limitée partout, et il faut attendre un temps infini aux passages à niveau lorsqu’un train approche. Sur un relief en forme de ballons, la campagne est belle, étale. Les champs sont immenses. Toutes les maisons sont regroupées dans les villages ; il n’y a pas de maisons isolées dans la campagne. Les villages, avec leurs églises aux clochers en forme de poivrières sont beaux, propres, presque chaleureux. De vraies images d’Epinal. Il fait très beau. Mais toujours cette idée me trotte dans la tête. Comment, dans un pays aussi beau, autant de crimes ont-ils pu être commis ?

J’ai mis le cap sur Ellrich ; merci mon GPS. Soudain, un panneau jaune à l’entrée d’un village indique Günzerode, et quelques instants après, le même panneau m’indique que je sors du village. C’est un village-rue et j’apprendrai plus tard qu’il n’a que 165 habitants. Dans un endroit aussi petit, je devrais donc trouver facilement le Kommando. Après une nouvelle traversée sans succès, je décide d’explorer les lieux à pied.

Il est midi. Le village est désert. Néanmoins, une femme que je vois de dos nettoie l’entrée de sa maison. « Bonjour Madame », lui dis-je en anglais. Elle se retourne, me toise, se méfie. « Madame, je voudrais seulement vous poser une question ». Elle s’approche timidement du portillon. « Je m’appelle Roger POITEVIN, je suis Français, et je cherche le Kommando où se trouvait en 1945 mon père Déporté ? Savez-vous où il se trouve ? ». Sans un mot, elle s’approche, ouvre le portillon et, du regard, me fait signe d’entrer dans la maison, puis de m’asseoir. Cet échange silencieux, lourd d’émotion, me bouleverse. « Savez-vous où se trouve le Kommando ? » « Oui » « Pouvez-vous me dire où il se trouve ? » « Oui, j’ai des photos… Je vais vous montrer ». Elle cherche, mais ne les trouve pas. Alors, elle accuse son mari de désordre !

Finalement, elle appelle Norbert, son mari, qui travaille derrière la maison. Arrive un homme de 60 ans (j’ai su plus tard son âge), avec un beau visage, l’air doux, calme, aimable. Il parle bien anglais. Il me dit qu’il connaît le Kommando, que ce n’est pas loin, que nous pouvons nous y rendre à pied. Sa femme retrouve le livre Der Bau der Helmetalbahn (Les travaux de la voie ferrée de l’Helme), mais il est écrit en allemand. J’en prends cependant les références. Nous quittons la maison et après 300 mètres, dans une rue perpendiculaire à la rue principale, nous arrivons au Kommando. C’est une ancienne bergerie à laquelle, après la guerre, des bâtiments agricoles ont été accolés. Devant, une grande cour cimentée. C’était la place d’appel. De nombreux engins agricoles y sont stationnés. Au fond de la cour, un cheval. De l’autre côté de la clôture, se trouve toujours la villa où logeaient les chefs SS. C’est une belle villa aujourd’hui habitée par un jeune couple allemand. « Comment peuvent-ils habiter là » demandai-je à mon guide. « Ils sont jeunes…ils ne savent pas…pas tout ». Le propriétaire est là ; il travaille. Mon guide l’appelle, lui explique qui je suis, dit que je voudrais voir les lieux. Notre interlocuteur accepte.

Le cadenas fermant le grand portail est ouvert ainsi que la grande porte de l’ancienne bergerie. Dans le bâtiment, des box pour animaux ont été installés. Partout du matériel agricole. On peut néanmoins retrouver ce qu’était cette immense grange à l’époque de la guerre. Elle a contenu 850 détenus. J’imagine les châlits. Le plafond poussiéreux est peint en blanc, des poteaux cylindriques en fer le soutiennent ; les murs blancs, recouverts de toiles d’araignées, sont d’époque. Sur les murs extérieurs de la grange, côté rue, une plaque commémorative a été apposée dans les années 1990.

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La plaque sur le mur de la grange : Souvenez-vous ! D’août 1944 à avril 1945, jusqu’à 800 détenus de la brigade de construction IV du camp de concentration « Mittelbau Dora » ont été hébergés dans cette grange, dans des conditions inhumaines. Les détenus étaient principalement des prisonniers de guerre et des Déportés politiques contraints à la construction du remblai.

Nous nous dirigeons ensuite vers les terrassements de la ligne de chemin de fer à 200 ou 300 mètres de la grange. La petite route passe sur un pont étroit qui enjambe l’Helme, petite rivière de 5 à 6 mètres de large, bordée d’arbres sur ses deux rives. Le courant y est assez fort. 50 mètres plus loin se trouve la zone de terrassement destinée à recevoir la voie ferrée. C’est un grand couloir plat d’environ 10 mètres de large et bordé de haies. Il s’étend sur 10 kilomètres vers l’est et 20 kilomètres vers l’ouest. Mon guide me dit que les rails n’ont jamais été posés. Comme il ferait bon camper là, sur les bords de l’Helme… Mais non, c’est impossible, ici trop de brutalité, trop de crimes, trop de morts !

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Le remblai qui aurait dû recevoir la voie ferrée

Sur le chemin du retour, mon guide me parle de sa famille, d’une grand’mère nazie, de son autre grand-mère emprisonnée pendant l’hiver 1944-1945 pour faits de résistance. Elle était socialiste. Il me parle de ses oncles, de ses cousins, certains nazis d’autres qui n’étaient… rien. Né après la guerre, il a été instructeur de conduite pour véhicules automobiles : camions, cars, engins de travaux publics. De retour chez lui, il m’offre un grand verre de jus de fruit ; il a vu que j’en avais besoin, mon… émotion et puis j’ai tellement parlé… Nous nous quittons en échangeant nos coordonnées et promettons de rester en contact.

Il est des moments dans la vie, très rares, où nous vivons des instants qui marquent à jamais. Des moments historiques, que l’on ressent comme tels en les vivant. Cette rencontre à Günzerode a été pour moi un de ces moments particuliers.

Roger POITEVIN
L’Écho de l’AFMD 49 – N°47

Dassault à Buchenwald

Jeudi 25 juin 2015, France 2 diffuse l’émission complément d’enquête sur la famille Dassault. Une équipe de cette émission avait suivi la visite de Laurent Dassault à Buchenwald en avril. Nous n’avons pas vu en pré projection le documentaire présenté ce soir mais il est vraisemblable qu’il contienne quelques images tournées à Buchenwald.

France 2
Complément d’Enquête
« Dassault, un univers impitoyable »
Jeudi 25 juin 2015 à 22h25
Durée 1h10

dassault-250France 2 : Dans la famille Dassault, il y a d’abord Marcel. Le patriarche. Le fondateur. L’histoire industrielle de l’avionneur Dassault commence en 1914 avec Marcel Bloch, qui deviendra Marcel Dassault en 1949. Un hommage au nom de code de résistant de son frère. En 1914, il se lance dans la construction d’avions. Déporté pendant la Seconde Guerre mondiale, il repart à zéro pour reprendre son activité.Tout au long de son histoire, Dassault a entretenu des relations avec les hommes politiques. Marcel Dassault a toujours été proche des dirigeants du pays. En 1981, François Mitterrand renonce d’ailleurs à la nationalisation totale de l’entreprise…

Lien vers le site de l’émission : http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/complement-d-enquete/complement-d-enquete-du-jeudi-25-juin-2015_958057.html

Nouvelles coordonnées de l’Association Française Buchenwald Dora et kommandos

Notre association venant d’emménager dans ses nouveaux locaux, veuillez  trouver ci-dessous ses nouvelles coordonnées :
La nouvelle adresse postale : 3/5 rue de Vincennes 93100 Montreuil
Le nouveau numéro de téléphone : 01 43 62 62 04
Le nouveau numéro de fax : 01 43 62 63 08
La nouvelle adresse mail : contact@buchenwald-dora.fr
Notre site internet : http://asso-buchenwald-dora.com/
Notre blog :  http://buchenwald-dora.fr/
Notre page Facebook : https://www.facebook.com/pages/Association-Fran%C3%A7aise-Buchenwald-Dora-et-Kommandos/168227933231798

Par ailleurs, les bureaux de l’association seront fermés du 26 juin au 1er septembre 2015.

L’Association Française Buchenwald Dora et kommandos

Le jour où j’ai découvert le journal d’un déporté

Témoignage sur les circonstances de la découverte du journal, qui était le Matricule 10499 et le message d’espoir qu’il veut retransmettre :

 » Je n’oublierai jamais ce début avril 2014, où tout a commencé par un banal rangement de vieux documents à la cave. Soudain, mon regard fut attiré par un titre sortant d’un protège-cahier… »

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70e anniversaire de la libération : le discours d’Olivier Lalieu, vice-président de l’association

Le 11 avril 2015, l’Association française Buchenwald-Dora a commémoré le 70e anniversaire de la libération de ces deux camps et de la plupart de leurs camps annexes devant le mémorial qui leur est dédié au cimetière du Père Lachaise, à Paris. À cette occasion, Olivier Lalieu, Vice Président de l’Association a prononcé le discours qui suit :

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Le Monument de Buchenwald-Dora au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

 » Il y a soixante-dix ans les survivants de Buchenwald, de Dora et de leurs kommandos retrouvaient la liberté.
Cette liberté pour laquelle ils avaient tant lutté, qu’ils avaient tant espéré, leur était rendue ce 11 avril 1945 grâce à l’arrivée des troupes américaines déclenchant une insurrection préparée de longue date. Cette insurrection unique dans les annales des camps est d’une importance symbolique majeure. Elle incarne la Résistance clandestine qui s’est manifestée à Buchenwald d’une manière inédite.
Au-delà de la seule volonté de survivre, cette résistance face au nazisme prit de multiples formes, prolongeant un combat entamé le plus souvent bien avant la déportation, pour les détenus allemands face au IIIe Reich naissant et dans les pays occupés ou alliés à l’Allemagne nazi pour les autres.
Certes, la Résistance, dans les camps comme ailleurs, ne fut le fait que d’une minorité, une minorité engagée, déterminée, habitée par une cause supérieure, patriotique, politique, spirituelle ou religieuse.
Derrière les barbelés, la Résistance fut encore plus périlleuse et en même temps plus vitale pour l’esprit humain.
Jusqu’au bout les nazis avaient fait régner la violence et la terreur. Ils avaient organisé leur fuite en entamant l’évacuation du camp. Là encore, l’action de la Résistance permit de ralentir ce nouvel exode qui devait conduire près de 20.000 détenus sur les routes d’autres camps, notamment les déportés juifs venant des camps de l’Est au cours du terrible hiver 1944-1945, rares rescapés de l’entreprise d’assassinat des Juifs d’Europe.
Des milliers moururent ainsi d’épuisement ou exécutés. Les autres ne furent à leur tour libérés que des semaines plus tard, notamment à Dachau et Terezin. Nous ne les oublions pas.
Nous sommes réunis en ce 11 avril 2015 pour rendre hommage aux déportés de Buchenwald et à la mémoire des disparus. Nous adressons des pensées particulières à la poignée des derniers survivants qui nous accompagnent autant que leurs forces le leur permettent et à qui nous voulons dire notre affection.
Cet hommage, nous le formulons devant le monument érigé par notre association ici au cimetière du Père Lachaise, aux côtés de celui de la Fédération nationale des déportés et internés, résistants et patriotes où reposent les pères fondateurs de ces organisations, Frédéric Henri Manhès et Marcel Paul. Nés à Buchenwald, leurs liens ne devaient plus se distendre, jusque dans la mort.

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Marcel Paul et Henri Manhès

Car si cette année marque le 70e anniversaire de la libération des camps, elle témoigne également de la création des associations destinées à rassembler les rescapés et les familles de disparus, à maintenir présent le souvenir de leur calvaire et de leurs combats.
Malheureusement, les divisions n’ont pas épargné les déportés, déjà au camp et d’une manière accrue après le retour.
Mais 70 ans après, dans la diversité de leurs convictions et de leurs parcours, nous nous souvenons de leur martyre et de leurs luttes, de leur espérance et de leur courage. À l’instar d’une autre grande figure de la Résistance française à Buchenwald, Eugène Thomas, qui affichait à Buchenwald même sa farouche volonté de devenir un « soldat de la liberté », nous honorons leur détermination à ne pas céder devant la barbarie.
Ce message, leur message, n’a rien perdu de sa force, ni de son urgence ; notre président Dominique Durand le rappelle avec raison régulièrement.
Comment ne pas penser en ce même jour aux victimes du racisme et de l’antisémitisme, partout dans le monde et jusque dans notre propre pays. Sans amalgame, ni banalisation, comment ne pas se dire que les valeurs portées par les déportés de Buchenwald nous imposent de ne pas rester indifférents face à la progression résistible de la xénophobie et du fanatisme, pour mieux affirmer au contraire notre attachement aux idéaux démocratiques et républicains, ceux-là même qui étaient revendiqués par beaucoup de nos aînés et pour lequel tant sont morts.
L’an passé, je nous invitais déjà à défendre cet héritage et à nous rassembler plus nombreux encore en 2015. Cet appel n’en est que plus déterminé aujourd’hui encore.
Nous en sommes convaincus, l’histoire et la mémoire du camp de Buchenwald, de ses détenus et de leurs vies, doivent perdurer par-delà les générations. 70 ans, ce n’est pas le temps de la disparition ; c’est celui de la transmission. Il nous appartient de trouver ces nouveaux relais, à commencer par nos propres familles, car ce sont bien nos enfants, de sang ou de cœur, qui feront que, demain, Buchenwald ne disparaîtra pas des consciences, et que les consciences continueront de se construire aussi sur les combats de Buchenwald.
Je vous remercie. »
Olivier Lalieu

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Olivier Lalieu

 

Discours de Bodo Ramelow, Ministre Président de l’Etat libre de Thüringe

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De gauche à droite, Zoni Weisz, survivant de Buchenwald, Martin Schulz, Président du Parlement européen, Bertrand Herz, survivant de Buchenwald et Bodo Ramelow devant le Théâtre National de Weimar (AP Photo/dpa,Sebastian Kahnert) .

Participant aux commémorations du 70e anniversaire de la Libération des camps nazis, à Buchenwald puis dans le camp annexe de Laura, le Ministre Président de l’Etat libre de Thüringe, M. Bodo Ramelow a dit toute l’importance que la Thüringe accordait à la mémoire des victimes du Troisième Reich et précisé la politique que l’Etat libre de Thüringe pour encourager le travail de mémoire : rénovation du musée de Buchenwald, entretien des sites des Kommandos, exposition permanente sur le travail forcé à Weimar, dont Sauckel fut Gauleiter.

Cliquez ici pour découvrir l’intégralité de son allocution.

Littérature: Le prix Nice Baie des Anges attribué à Jérôme Garcin

Le 20ème prix Nice Baie des Anges vient d’être décerné à Jérôme Garcin. Dans « Le Voyant », le romancier brosse le portrait de Jacques Lusseyran, aveugle, résistant, arrêté par la Gestapo et déporté à Buchenwald

urlC’est un prix qui récompense les livres parus dans les douze mois précédant le festival du livre de Nice. Le 20ème prix Nice Baie des Anges vient d’être attribué à Jérôme Garcin, pour son livre « Le Voyant ».

En un peu moins de 200 pages, Jérôme Garcin y brosse le portrait de Jacques Lusseyran, aveugle, résistant, arrêté par la Gestapo et déporté à Buchenwald. Ce livre avait été choisi par Franz-Olivier Giesbert. En plus de l’éditorialiste, le jury était composé d’écrivains, conseillers municipaux de la ville de Nice, journalistes… Un jury de dix lecteurs était associé aux délibérations. Le prix sera décerné par Christian Estrosi, le député-maire de Nice, en ouverture de la 20e édition du Festival du Livre de Nice, le 5 juin prochain.