Conférence « les médailles de Buchenwald, Pierre Provost, 1944 -1945 ».

L’Association de Défense des Valeurs de la Résistance fondée par Robert Chambeiron, secrétaire général adjoint du Conseil National de la Résistance vous invite à une conférence-spectacle avec poèmes et chansons :

« Les médailles de Buchenwald,
Pierre Provost 1944-1945″
par Gisèle Provost,
auteure de « Mémoire gravée»,
Nouvelles Éditions Loubatières (2016)
et la Compagnie de l’Arbre Sec

Jeudi 19 mai, Mairie du XXème,
place Gambetta, salle du Conseil, 17h30

Métro Gambetta l.3, 3bis ; Bus 26, 60, 61, 64, 69, 102, 501

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Pierre Provost, formé aux Arts du métal dans les ateliers du Compagnonnage, met ses talents au service de la résistance. Il fabrique l’outillage et les faux-papiers qui lui sont nécessaires. Déporté à Buchenwald, il participe à une résistance collective située au cœur du IIIe Reich. A l’encontre de la déshumanisation, il poursuit clandestinement une œuvre artistique de gravure. Certaines médailles ont été décernées au camp, en 1944, pour faits de solidarité.

A l’issue de la conférence Gisèle Provost dédicacera son livre.

Avec la participation de l’Association Française Buchenwald Dora et Kommandos

Mémorial de Compiègne : programme du 24 avril 2016

1/ Cérémonies officielles de dépôt de gerbe organisée par la Ville de Compiègne :
▪ 10H30 – Monument des Déportés de la Gare
▪ 11H00 – Stèle du « Dernier Train »
▪ 11H45 – Monument des Déportés de Royallieu, à côté du Mémorial

2/ Au mémorial, l’après-midi sera consacré à la mémoire et à la transmission :
▪ 15h en salle d’exposition et de conférence – Projection en avant- première sur le continent métropolitain d’un documentaire inédit réalisé par une équipe de journalistes de France 3 Corse (53 minutes) intitulé  » Ce qu’il en restera », de Paul Filippi, qui suit dans leur démarche de souvenir et de mémoire des descendants de déportés.
▪ 16h- Témoignage de Fernand Devaux, résistant déporté depuis Compiègne le 6 juillet 1942 à Auschwitz -Birkenau. Fernand Devaux est le dernier survivant de son convoi.
▪ 17H- Interprétation des « Slameurs de Mémoire » de leurs chansons « Liberté d’être en paix » et « Ces gens-là- Hommage à Fernand Devaux », avec l’aimable autorisation de France Brel, fille et ayant-droit de Jacques Brel.
Voir les clips vidéos des slams :
« Ces gens-là »
« Liberté d’être en paix »

 L’entrée du Mémorial est gratuite toute la journée

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2 bis avenue des Martyrs de la Liberté
60200 Compiègne
Tél. 03 44 96 37 08
Fax : 03 44 96 37 09

Le Lutetia 1945 : Recueil de témoignages

couvlivrelutetia_1À l’occasion de la présentation de l’exposition « Lutetia, 1945 : le Retour des déportés », découvrez l’ouvrage :

Sommaire
1. Prologue : La libération des camps décrite par les déportés ; les militaires ; les correspondants de guerre
2. Le Lutetia : principal centre d’accueil ; réquisition et logistique ; arrivée des déportés ; réactions des témoins ; prise de conscience de la tragédie
3. La France accueille des survivants étrangers : les enfants juifs de Buchenwald ; les Polonais ; les Espagnols ; inversement, les pays neutres accueillent des Français
4. Ouverture de centres d’accueil par les Résistants : le Service Central des Déportés Israélites (SCDI) ; la Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes (FNDIRP) ; l’Association des Déportées, Internées de la Résistance (ADIR)5. Epilogue : conclusion ; appel des Résistants ; une évocation du 8 mai 1945
Bibliographie citée

En vente à l’association : 12 euros ou 15 euros (frais de port inclus)

TÉLÉCHARGER LE BON DE COMMANDE

LIEN VERS LE SITE DE L’EXPOSITION

Message des déportés 2016

Message des déportés pour la Journée nationale
du souvenir de la Déportation

Dimanche 24 avril 2016

En cette journée dédiée au souvenir de la libération des camps nazis de concentration et d’extermination, nos pensées vont d’abord vers les souffrances de celles et ceux qui y sont morts.

Nous voulons aussi rendre hommage aux déportés qui, grâce à la solidarité face à la tyrannie, ont survécu malgré l’horreur de leur situation.

Sans équivalent dans l’Histoire, ces camps de la mort avaient pour principe la supériorité de la « race aryenne » et pour conséquence l’élimination de leurs opposants et l’éradication par des méthodes de mort industrielle de plusieurs millions de femmes, d’hommes et d’enfants.

En 1946, le procès de Nuremberg, fondé en partie sur le témoignage des déportés a permis d’élaborer la notion juridique de crime contre l’humanité, suivie en 1948 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme adoptée par les Nations Unies.

Les déportés pouvaient donc penser que les tragédies qu’ils avaient vécues ne se reproduiraient pas.

En ces temps d’inquiétude et de menace pour l’avenir de l’humanité, il convient de dénoncer toutes les doctrines de haine, de racisme et toutes les violations des libertés fondamentales dont tout être humain doit pouvoir se prévaloir.

Notre hommage d’aujourd’hui n’aurait pas de sens si nous ne prenions pas l’engagement de poursuivre la lutte pour la liberté et la solidarité entre les peuples, conquêtes fragiles qu’il faut défendre sans faiblesse.

C’est l’éducation aux valeurs civilisatrices de paix et d’humanité, l’enseignement de la morale de l’engagement et du devoir civique à l’école qui constituent les plus belles promesses de liberté, d’égalité et de fraternité en France et dans le monde.

Ce message a été rédigé conjointement par :

La Fédération Nationale des Déportés et Internés de la Résistance (FNDIR)
La Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes (FNDIRP)
La Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD)
L’Union Nationale des Associations des Déportés, Internés et Familles de disparus (UNADIF)

11 avril 2016

À l’occasion du 71e anniversaire de la libération du camp de Buchenwald, notre association s’est recueillie devant le mémorial du Père Lachaise dédié aux déportés disparus à Buchenwald. Le Président de l’association, Olivier Lalieu y a prononcé une courte allocution.

La vidéo

Le discours

La libération du kommando d’Ohrdruf

Le 5 avril les troupes américaines découvraient le camp d’Ohrdruf, Kommando de Buchenwald. Quelques rares survivants. Beaucoup de cadavres. Ce fut le premier véritable contact des Américains avec l’horreur concentrationnaire. Les images d’Ohrdruf furent connues dans le monde entier.


Ohrdruf, camp dépendant du camp principal de Buchenwald

Capture d’écran 2016-04-06 à 14.43.37Les troupes américaines de la 3e armée pénètrent le 4 avril 1945 dans le camp d’Ohrdruf-III en Thuringe, un Kommando de Buchenwald destiné à l’installation d’usines d’armement dans des tunnels. Les Américains viennent de libérer la ville de Gotha. Il s’agit du premier camp découvert sur le front Ouest ; le site porte encore les traces de la tragédie vécue par les déportés, alors que les nazis ont évacué vers Buchenwald près de 9 000 détenus deux jours plus tôt. Ils laissent derrière eux des dizaines de corps de détenus exécutés ou morts les jours précédents, dans les bâtiments ou à l’extérieur.
Le 12 avril, huit jours après que la 4e division blindée se fut emparée du camp, une délégation d’officiers supérieurs américains est présente sur place, avec Dwight Eisenhower, commandant du SHAEF, Omar Bradley et George S. Patton. Ils sortent bouleversés de cette confrontation avec l’univers concentrationnaire, à laquelle participe des rescapés échappés de l’évacuation et revenus dans l’ancien camp avec leurs libérateurs.


Le général Eisenhower, entouré de journalistes, visite le camp d’Ohrdruf (12 avril 1945)

Les Actualités Françaises, 27/04/1945

Capture d’écran 2016-04-06 à 14.48.29Ohrdruf est un kommando de Buchenwald, près de la ville de Gotha. Son nom de code : SIII, dissimule un chantier destiné à creuser une usine souterraine dans les montagnes de Thuringe.
Le 2 avril 1945, l’avance alliée se faisant plus pressante, Heinrich Himmler donne l’ordre par téléphone au capitaine SS Olderburhuis de “liquider” le Kommando. Quelques jours plus tard, le 6 avril 1945, le correspondant de guerre américain Meyer Levin et le photographe français Eric Schwab entrent dans le camp : “Nous avons passé le portail et coupé le moteur. Un cercle d’hommes morts gisait là, vêtus des uniformes rayés des esclaves que nous voyions maintenant pour la première fois; ces cadavres étaient décharnés; à l’arrière de chaque crâne rasé et émacié une balle avait fait un trou. […] C’était comme si nous avions enfin pénétré au centre du cœur noir, dans l’intérieur grouillant de ce cœur de haine.” Les exécutions sommaires, les fosses fraîchement creusées et les brasiers encore fumants témoignent de la manière dont le SS Olderburhuis s’est acquitté de la mission confiée par Himmler. La réaction américaine est très rapide. Le 12 avril, une visite officielle est organisée pour les généraux George Patton, Omar Bradley et Dwight Eisenhower. Patton est pris de malaise. Eisenhower s’obstine à voir le camp dans ses moindres détails et déclare : “Je n’ai jamais, de ma vie, éprouvé un choc aussi profond”. La décision est immédiate : face à de telles horreurs toute censure tacite ou officielle doit sauter, le monde entier doit savoir et pour cela la presse doit retransmettre l’information au plus vite. Dès son édition de fin de journée, le quotidien français Ce Soir publie d’ailleurs à sa une la réaction du général Patton et l’image d’un charnier.

Source : Clément Chéroux, « l’épiphanie négative » production, diffusion et réception des photographies de la libération des camps, in Clément Chéroux (dir.), Mémoire des camps. Photographies des camps de concentration et d’extermination nazis, 1933-1999, Paris, Marval, 2001.


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Le général Eisenhower au camp d’Ohrdruf
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American soldiers of the Fourth Armored Division survey the dead at Ohrdruf, a subcamp of the Buchenwald concentration camp. Germany, April 1945. — US Holocaust Memorial Museum

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Dévoilement d’une plaque à la mémoire de Georges Angeli

Depuis samedi 2 avril, une plaque honorant la mémoire du célèbre déporté photographe du camp de Buchenwald, Georges ANGELI, (1920-2010 ) – déporté du Convoi du 25 juin 1943 , matricule 14824 -, a été apposée sur le seuil de la salle communale de Vouneuil-sur-Vienne ( 86 ) dont il était originaire.

image001Cette cérémonie avait été précédée d’un dépôt de gerbe au pied de la stèle mémorielle du village natal de Georges Angeli, cérémonie au cours de laquelle la fille de celui-ci, Madame Catherine Glasz et le Secrétaire général de notre Association se sont recueillis en présence de nombreuses personnalités dont le Consul d’Allemagne à Bordeaux ou le préfet de la Vienne…

image002La délégation officielle ainsi que de nombreux amis de Georges Angeli se sont ensuite rendus à la salle des fêtes de Vouneuil où le nom de notre ami défunt a été donné à la grande salle du bâtiment .
Messieurs le préfet et le maire de Vouneuil, le représentant de notre Association ainsi que le consul d’Allemagne se sont ensuite exprimés pour évoquer les temps nouveaux de l’amitié franco-allemande.

image003Rappelons qu’une évocation documentaire sur Buchenwald ainsi qu’une exposition consacrée aux dessins de cet enfant déporté que fut Thomas GEVE est organisée à la mairie de Vouneuil jusqu’au 17 avril prochain.

Jean-François Fayard


Notre, – c’est à dire votre association – , a besoin pour être plus  » visible  » encore , que soient organisées dans les villes et villages de France de telles manifestations, ainsi que des prises de paroles dans les écoles, lycées ou collèges…
Qu’ inlassablement, nous soyons tous vigilants à la transmission mémorielle des valeurs portées par Résistance à travers l’évocation des déportés .
L’actualité nous rappelle chaque jour ce devoir de vigilance !
Merci de nous soumettre vos idées et propositions ; elles seront toutes l’objet d’une étude et d’une prise de contact directe et très rapide auprès de vous ..

Association Française Buchenwald-Dora et kommandos
3/5 rue de Vincennes ( 93100 ), Montreuil
Tel : 01 43 62 62 04 ( demandez Cécile Desseauve )
mail : contact@buchenwald-dora.fr

LA DISPARITION D’IMRE KERTESZ, DÉPORTÉ À AUSCHWITZ ET BUCHENWALD

avt_imre-kertesz_5586-pjpegL’écrivain hongrois Imre Kertész, Prix Nobel de littérature en 2002, s’est éteint à l’aube, jeudi 31 mars à son domicile de Budapest. Il était âgé de 86 ans. C’était l’un des derniers survivants d’Auschwitz, où il avait été déporté à l’âge de 14 ans, avant d’être transféré vers Buchenwald où il était arrivé le 16 juillet 1944 pour être envoyé au Kommando Wille de Tröglitz près de la ville de Zeitz. Etre sans destin (Actes Sud, 1998) est le roman où Imre Kertész, a transmis le plus directement son expérience du camp de Buchenwald et de ce Kommando. Mais, écrivait-il, «  j’ai un Buchenwald imaginaire qui ne correspond pas à la réalité. Ainsi, faire appel à moi en tant que témoin du véritable Buchenwald, c’est comme m’infliger une blessure physique.»

Auschwitz et Buchenwald furent l’acte fondateur dans sa construction en tant qu’homme et qu’écrivain. Il l’avait longuement expliqué durant son discours à Stockholm, lors de l’attribution de son prix Nobel : « Pendant que je préparais ce discours, il m’est arrivé une chose très étrange qui, en un certain sens, m’a rendu ma sérénité. Un jour, j’ai reçu par la poste une grande enveloppe en papier kraft. Elle m’avait été envoyée par le directeur du mémorial de Buchenwald, monsieur Volkhard Knigge. Il avait joint à ses cordiales félicitations une autre enveloppe, plus petite, dont il précisait le contenu, pour le cas où je n’aurais pas la force de l’affronter. A l’intérieur, il y a avait une copie du registre journalier des détenus du 18 février 1945. Dans la colonne “Abgänge”, c’est-à-dire “pertes”, j’ai appris la mort du détenu numéro soixante-quatre mille neuf cent vingt et un, Imre Kertész […].

Je suis donc mort une fois pour pouvoir continuer à vivre – et c’est peut-être là ma véritable histoire. Puisque c’est ainsi, je dédie mon œuvre née de la mort de cet enfant aux millions de morts et à tous ceux qui se souviennent encore de ces morts… »

Découvrir la biographie sur notre site

Retrouvez la critique du livre de Imre Kertesz Etre sans destin par Bertrand Herz (Page 15)

Retrouvez les critiques du film tiré de cet ouvrage publiées dans le numéro 308 du Serment (Page 15)