PROFANATION DU CRÉMATOIRE DE BUCHENWALD

La police allemande serait à la recherche de deux néonazis britanniques  qui se sont fait photographier alors qu’il faisait le salut hitlérien dans le sous-sol du crématoire de Buchenwald.

Ce cliché a été posté sur Twitter par le groupuscule néonazi britannique National Action. Les deux hommes, dont le visage est flouté, ne se contentent pas de ce geste odieux, ils brandissent également le drapeau de leur mouvement, directement calqué sur celui des “troupes d’assaut” du parti nazi, la Sturmabteilung. Sur cette photo, à côté d’un smiley dessiné en surimpression, est écrit “Meat hook“, soit “Crochets à viande”, avec une flèche pointant vers le mur. C’est effectivement dans cette salle, où les corps des détenus décédés étaient entreposés avant leur crémation, que les SS étranglèrent environ 1 100 hommes, détenus concentrationnaires et prisonniers de la Gestapo, en se servant des crochets placés sur les murs. La police allemande a indiqué à Bild-Zeitung qu’elle n’avait pas encore identifiés les auteurs de cet outrage à la mémoire des victimes du nazisme et qu’elle poursuivait ses investigations. Le directeur de la Fondation des mémoriaux de Buchenwald et Dora, le Professeur Volkhard Knigge a réagi à cette profanation en déclarant : « C’est un grave affront infligé à près de 280 000 personnes détenues à Buchenwald parmi lesquelles il y avait également des Britanniques ». Il a en outre souligné la gravité de l’acte qui n’était pas “spontané” mais avait été prémédité. Le lieu étant particulièrement surveillé, les néonazis ont dû prévoir leur coup à l’avance. “La probabilité de se faire prendre en train de prendre cette photo est particulièrement élevée. Nous pensons donc que les coupables n’ont pas agi spontanément […] et étaient bien préparés ” a t-il ajouté.
Depuis 2014, plusieurs incidents de ce type se sont produits au mémorial de Buchenwald, principalement du fait de groupes d’extrême droite allemands. Volkhard Knigge explique que le chiffre a doublé depuis 2014, avec “la montée du populisme d’extrême droite en Europe”.

(http://www.bild.de/news/inland/weimar/britische-nazis-schaenden-kz-buchenwald-45968944.bild.html)

Un médecin à Buchenwald : exposition à la faculté de médecine de Strasbourg

Témoigner et commémorer

Jusqu’au 13 juin 2016

L’exposition temporaire « Médecins déportés », installée dans le hall de la Faculté de Médecine de Strasbourg jusqu’au 13 juin 2016, souhaite rendre hommage à tous les médecins et étudiants en médecine déportés de l’Université de Strasbourg.

Cette exposition retrace les itinéraires de deux médecins : Adélaïde Hautval (1906-1988), née au Hohwald, en Alsace annexée par l’Allemagne, qui a fait ses études de médecine et s’est spécialisée en psychiatrie à Strasbourg, fut déportée à Auschwitz et à Ravensbrück, et fut la première femme médecin française nommée Juste parmi les Nations en 1965 ; et Robert Élie Waitz (1900-1978), nommé professeur agrégé en médecine en 1935 à l’Université de Strasbourg, reconnu pour ses travaux en hématologie et transfusion sanguine, déporté à Auschwitz et à Buchenwald, artisan de l’ensemble hématologique de Strasbourg après la guerre.

Au début du conflit, tous deux se sont engagés, l’une au service des malades, l’autre dans la Résistance, avant d’être faits l’un et l’autre prisonniers et d’être déportés dans les camps d’extermination nazis. Tous deux ont laissé des témoignages de leur vie de déporté, de leur pratique médicale en camp de concentration, ainsi que des actes de résistances qu’ils y ont menés. À la Libération et après la guerre, ils ont poursuivi leurs engagements pour soigner ceux qui, comme eux, ont enduré la déportation et pour honorer la mémoire de ceux qui n’en sont jamais revenus.

Grâce à une scénographie immersive, le public pourra suivre les itinéraires de ces deux figures emblématiques de la résistance du corps médical qui, face à la barbarie, surent faire preuve d’un humanisme exceptionnel.

Commissariat scientifique : Christian Bonah, Georges Hauptmann, Anne Rasmussen

Faculté de médecine
Hall du bâtiment 2, 4 rue Kirschleger, 67000 Strasbourg
jardin-sciences.unistra.fr

Prochaine sortie du film “L’Origine de la violence”

Lors d’un voyage scolaire en Allemagne, un jeune professeur, Nathan Fabre, découvre au camp de concentration de Buchenwald la photographie d’un détenu dont la ressemblance avec son propre père, Adrien, le stupéfie…

Rentré en France, il retrouve son père, sa famille, mais le souvenir de la photographie ne le quitte plus. Il décide alors de se lancer dans une recherche qui va bouleverser sa vie.

Réalisé par: Élie Chouraqui, d’après le roman de Fabrice Humbert (2009, éd Le Passage)
Avec: Richard Berry, Stanley Weber, Michel Bouquet, César Chouraqui
Genre: Drame
Production: L’origine Productions, Integral Film e.K
Nationalité: France, Allemagne

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Parution prochaine de “Mémoire gravée, Pierre Provost, Buchenwald 1944-1945”

À PARAÎTRE LE 25 MAI 2016

image-memoires-gravc3a9es« Graveur de talent avant guerre, Pierre Provost arrive à Buchenwald en janvier 1944. Il y trouve la force et les moyens de graver quelques objets et quelques médailles, ce qui était son métier. Il lui fallait être à l’abri des regards, posséder les outils nécessaires et la matière à transformer. Face à la machinerie nazie, la mécanique de la solidarité des détenus se met en place. Elle lui fournit les moyens d’exprimer son art. Il met cet art au service de ses compagnons de captivité. C’est sa manière de continuer à résister. »
Dominique Durand, Comité International de Buchenwald-Dora

« L’œuvre exceptionnelle de Pierre Provost m’a transportée dans un univers où se juxtaposent de façon ininterrompue l’Art et l’Histoire, celle du XXe siècle, qu’il a éprouvée dans ses heures les plus tragiques. « Dans une absolue maîtrise du dessin, de l’art de graver et de sculpter, il anime le métal et lui donne la parole, usant souvent de la symbolique, pour étendre la portée de son message de mémoire sur l’inhumanité du régime nazi, mais aussi sur l’inaltérable solidarité humaine. On voudrait refermer les doigts sur chacune de ses pièces, lentement, comme on le fait quand on tient un trésor qu’on ne veut plus lâcher. »
Agnès Triebel, Comité International de Buchenwald-Dora

Auteur : Gisèle Provost
Broché avec rabats – 16 x 22 cm – 144 pages – 72 documents et photographies en quadrichromie

Ouvrage disponible à l’association au prix de 23 €, (+5 € de frais de port) à l’adresse suivante : Association française Buchenwald, Dora et kommandos 3/5 rue de Vincennes 93100 Montreuil – Téléphone : 01 43 62 62 04 – Fax : 01 43 62 63 08 Mail : contact@buchenwald-dora.fr