“L’Art Clandestin de Buchenwald” en Isère

Sur l’invitation de la présidente de l’ADIRP 38, Michèle Josserand, et grâce à la ténacité de celle-ci, la conférence de Marie-France Reboul sur l’Art Clandestin dans le camp de Buchenwald a pu, malgré un calendrier devenu au dernier moment défavorable, se tenir le 28 avril au CANOPE de Grenoble.
Intervenant pour la première fois devant une petite centaine d’élèves de CM2 dans un amphithéâtre, Marie-France a su captiver ces jeunes enfants, bien préparés et très participatifs, posant de nombreuses questions très pertinentes démontrant le bon travail des enseignants en amont.
Le CANOPE pour son excellent accueil, le directeur de l’amicale laïque de Grenoble M Gilbert Maugiron, la représentante de l’OCCE Mme Dominique Fermond et les enseignants des écoles Nicolas Chorier et Elisée Chatin très motivés et impliqués, ont contribué à cette réussite.
Suite à cette conférence, les enfants, très touchés, ont adressé en retour de nombreux textes et dessins.

“NOUS LA CLASSE DE CM2…”

EXPOSITION A CANOPE SUR L’ART DANS LES CAMPS PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE
Nous, la classe de CM2 de Nicolas Chorier, sommes allés voir une conférence sur l’art dans les camps de la mort pendant la seconde guerre mondiale.
Les camps de la mort c’est le nom qu’on donnait aux camps d’extermination mis au point par Hitler pour exterminer les Juifs, les homosexuels, les handicapés mentaux et tous ceux qui s’opposaient aux lois nazies.
Quand on entrait dans les camps on avait plus de chance de mourir que de survivre ; d’ailleurs les anciens disaient aux nouveaux arrivants :
-« Nous on entre par la porte et on sort par la cheminée. »
Quand on vous dit camps de concentration vous pensez à la mort, à la violence, à la maltraitance et ce n’est pas faux.
Mais derrière toutes ces choses horribles il y avait l’art !
Et oui de l’art : des poètes, des musiciens, des dessinateurs…
Pendant cette période sans repos, cette période où les hommes mouraient à cause de leur religion, de leur nationalité, de leurs idées, il y en a qui n’ont jamais perdu espoir.
Thomas Geve juif allemand, déporté à Auschwitz a fait 79 dessins sur les camps.
D’autres organisaient des chorales dans les latrines et il y avait même un orchestre.
De l’art mais aussi de la SOLIDARITE.
Quand tu tombais un autre te relevait.
Quand tu avais faim un autre partageait avec toi.
Ces gens n’avaient plus d’identité, on leur tatouait un numéro sur le bras comme des animaux !
N’OUBLIEZ JAMAIS…

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One Reply to ““L’Art Clandestin de Buchenwald” en Isère”

  1. Comment parler de “ça” aux enfants ? Les bouches ont plutôt envie de se taire. Cette intervention est donc une performance et une réussite à interroger.

    Par ailleurs, l’Art des Enfants, un art premier d’une très grande efficacité qui en remontrerait aux grands !

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