27 septembre 2017 à 18h30 : Conférence d’Olivier Lalieu & Vladimir Trouplin “Des Mémoires du Mont-Valérien”

Cinquième et dernière conférence du premier cycle culturel “Les Rendez-vous du Mont-Valérien”

Cette conférence aura lieu le 27 septembre 2017 à 18h30 en Préfecture des Hauts-de-Seine. L’historien du mémorial de la Shoah, Olivier Lalieu, et le conservateur du Musée de l’Ordre de la Libération, Vladimir Trouplin, présenteront “des mémoires du Mont-Valérien”.

L’inscription est nécessaire avant le 22 septembre, à l’adresse mail suivante :
pref-protocole@hauts-de-seine.gouv.fr en précisant votre lieu et date de naissance ainsi que votre qualité (association ou profession).

« Les rendez-vous du Mont-Valérien » visent, à travers une programmation annuelle, à montrer le renouveau des connaissances en sciences humaines autour des grandes questions historiques et mémorielles liées au site.

Plus d’information sur notre programmation, cliquez ici

« Les rendez-vous du Mont-Valérien » sont organisés par l’ONACVG et le ministère des Armées (DPMA) en partenariat avec la préfecture des Hauts-de-Seine et avec le soutien de l’Education Nationale et de l’Association des Professeurs d’Histoire-Géographie.

BUCHENWALD ET SES GRANDES FIGURES

L’association Ciné Histoire organise, en partenariat avec l’Association Française Buchenwald Dora et Kommandos, une journée sur le camp de Buchenwald et les grandes figures qui ont laissé leur nom après-guerre : trois prix Nobel (Léon Jouhaux, Elie Wiesel et Imre Kertesz) ; des hommes d’état comme Christian Pineau et Pierre Sudreau ; des hommes politiques comme David Rousset et Stéphane Hessel ; des administrateurs comme Julien Cain pour la Bibliothèque Nationale ;  des scientifiques comme Alfred Balachowski  à l’Institut Pasteur et Bruno Bettelheim ; des artistes comme Boris Taslitsky et Leon Delarbre ; des écrivains comme Robert Antelme, Jorge Semprun ou Claude Bourdet.

Mercredi 20 septembre 2017, de 9h à 12h et de 14h à 17h

Auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris
5, rue Lobau  75004 PARIS
Réservation indispensable par courriel : cinehistoire2@gmail.com

“Le monde commence aujourd’hui”

A l’occasion des Journées du Patrimoine 2017, le Mémorial de Compiègne-Camp de Royallieu vous invite à assister à une représentation inédite :

A 15h00 le dimanche 17 septembre, venez assister au Spectacle théâtrale « Le Monde commence aujourd’hui » de la compagnie Peu Importe, adaptation de l’essai philosophique éponyme de Jacques Lusseyran, non-voyant et grand Résistant.

Quand un philosophe aveugle rencontre un homme d’action handicapé intellectuel, dans un camp de concentration. Que se passe t-il ?

Jacques Lusseyran est né à Montmartre en 1924. A l’âge de huit ans, il devient aveugle suite à un accident. Il poursuit néanmoins sa scolarité dans des écoles “normales” et mène des études de philosophie et de littérature. En 1941, à l’âge de 17 ans, Jacques crée un important réseau de résistants, en groupant autour de lui des étudiants des classes supérieures des lycées parisiens. Le 20 juillet 1943, il est arrêté par la Gestapo, interrogé, enfermé à la prison de Fresnes. En janvier 1944, il est transféré au camp de Compiègne-Royallieu puis déporté à Buchenwald. Il reviendra de l’enfer et exercera aux États-Unis comme professeur de philosophie et de littérature française, jusqu’à sa mort en 1971.

“Le monde commence aujourd’hui” : Une œuvre qui tire de l’expérience des camps de concentration, des enseignements utiles pour tous les hommes.
C’est un spectacle dans la lignée de “La vie est belle”, l’histoire d’une  rencontre improbable – rendue probable par Buchenwald – entre un grand esprit et un simple d’esprit. Un spectacle plein d’espoir où la force de l’imagination permet de sortir de l’horreur et de voir que le monde commence aujourd’hui !

Entrée libre, dans la limite des places disponibles.
Spectacle tout public.
Durée : 1h.

Samedi 16 et Dimanche 17 septembre : Entrée gratuite de 10h à 18h avec audioguide pour accéder au parcours historique et au jardin de la Mémoire.
Mémorial de Compiègne
2bis, Avenue des Martyrs de la Liberté 60200 COMPIEGNE
(bus ligne 5, arrêt «St Côme- Mémorial»)
www.memorial-compiegne.fr
Rens. : memorial@compiegne.fr ou 03 44 96 37 00

« Si je vais en enfer, j’y ferai des croquis ! » Œuvres de Boris Taslitzky

Ensemble d’œuvres de la donation faite au Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme en 2016 par Evelyne Taslitzky, fille du peintre

Du mercredi 27 septembre 2017 jusqu’au dimanche 22 avril 2018
Julien Cain par Boris Taslitzky

La donation faite au mahJ en 2016 par Evelyne Taslitzky, fille du peintre Boris Taslitzky (1911-2005) est un enrichissement majeur de la collection du musée. Cet ensemble exceptionnel comprend deux tableaux datant de 1927, un autoportrait à l’âge de seize ans et un portrait de sa mère – qui sera assassinée à Auschwitz –, ainsi que dix dessins datant de sa détention à Buchenwald, en 1944-1945, qui constituent un témoignage insigne sur l’univers concentrationnaire : scènes du quotidien et portraits, certains esquissés, d’autres particulièrement achevés, comme ceux de Julien Cain, administrateur de la Bibliothèque nationale, ainsi que du dessinateur et poète Paul Goyard.

Né à Paris de parents russes, Taslitzky commence à peindre dès l’adolescence et entre à l’école des Beaux-Arts en 1928.
En 1933, il adhère à l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires puis, en 1935, au Parti communiste. Peintre réaliste et admirable dessinateur, ses oeuvres sont portées par son engagement. Dès 1940, il entre dans la Résistance.
Arrêté en novembre 1941 et condamné à deux ans de prison, il connaît les prisons de Riom, de Mauzac, puis le camp de Saint-Sulpice-la-Pointe avant d’être déporté à Buchenwald en juillet 1944. Il commence à y dessiner avec un bout de crayon et quelques morceaux de papier de récupération, sans savoir qu’il met en danger les autres détenus. Alerté, Marcel Paul, dirigeant de la résistance clandestine française dans le camp, estime que Taslitzky sera, grâce à ses dessins, un témoin irremplaçable, et il organise sa protection.
Les autres détenus surveillent les abords quand il dessine et lui fournissent du matériel, recueilli au péril de leur vie. Il réalise ainsi plus de deux cents dessins et participe à l’insurrection qui mène à la libération du camp en avril 1945.

La plupart des dessins de Buchenwald seront publiés en 1946, sur une initiative de Louis Aragon, proche de l’artiste. Dans l’après-guerre, il poursuit une oeuvre fortement inspirée par les luttes anticoloniales et le combat pour la dignité humaine.

Taslitzky disait : « Si je vais en enfer, j’y ferai des croquis.
D’ailleurs j’ai l’expérience, j’y suis déjà allé ! »

SITE DU MUSÉE D’ART ET D’HISTOIRE DU JUDAÏSME