Conférence de Corinne Benestroff : Jorge Semprun, entre résistance et résilience

Vendredi 13 octobre à 20h, conférence de Corinne Benestroff pour « Jorge Semprun, entre résistance et résilience » (CNRS éditions), animée par Thomas Constantino et suivie d’une séance de dédicace.

L’oeuvre de Jorge Semprun, exilé, résistant, déporté, écrivain, homme politique, explore les territoires de la mort. Traversant le XXe siècle et ses désastres, arpentant une Europe ravagée, elle interroge la solitude, la fraternité, la littérature et la beauté du monde. Cette enquête entrelace histoire, psychanalyse, critique littéraire, documents d’archives et paroles vives des témoins. Comment survit-on à l’expérience concentrationnaire ? Quel rôle joue alors la littérature ? Qui sont ces personnages récurrents qui traversent son oeuvre ? En choisissant la fiction comme voie royale du témoignage, Semprun transgresse les canons du genre et suscite de nombreux débats alimentés par son statut particulier d’employé à Buchenwald et son parcours dogmatique au Parti communiste espagnol.
Chez lui, la séparation fiction/réel est totalement artificielle. On suivra donc Semprun et ses doubles narrateurs de l’enfance au grand âge, Semprun dont l’oeuvre inclassable, hommage aux résistants et aux disparus, est devenue une arme de guerre contre l’effraction traumatique, formant un journal clinique inédit riche d’enseignements.
Corinne Benestroff est psychologue clinicienne et docteur en littérature française.

Vous êtes vivement conviés à cette rencontre !
Merci de réserver votre place par téléphone ou par mail : 03 89 36 80 00 – librairie@47degresnord.com

Librairie 47°Nord
8b rue du Moulin / Maison Engelmann
68100 Mulhouse

L’œuvre de Jorge Semprun, exilé, résistant, déporté, écrivain, homme politique, explore les territoires de la mort.
Traversant le XXe siècle et ses désastres, arpentant une Europe ravagée, elle interroge la solitude, la fraternité, la littérature et la beauté du monde.
Cette enquête entrelace histoire, psychanalyse, critique littéraire, documents d’archives et paroles vives des témoins. Comment survit-on à l’expérience concentrationnaire ?
Quel rôle joue alors la littérature ? Qui sont ces personnages récurrents qui traversent son œuvre ?
En choisissant la fiction comme voie royale du témoignage, Semprun transgresse les canons du genre et suscite de nombreux débats alimentés par son statut particulier d’employé à Buchenwald et son parcours dogmatique au Parti communiste espagnol. Chez lui, la séparation fiction/réel est totalement artificielle.
On suivra donc Semprun et ses doubles narrateurs de l’enfance au grand âge, Semprun dont l’œuvre inclassable, hommage aux résistants et aux disparus, est devenue une arme de guerre contre l’effraction traumatique, formant un journal clinique inédit riche d’enseignements.


La Compagnie des auteurs par Matthieu Garrigou-Lagrange

Jorge Semprun ne racontera que tardivement la torture et la déportation. Régis Debray et Corinne Benestroff discutent avec nous de cette histoire que l’auteur (re)compose dans une écriture qui, en se nourrissant du traumatisme, fait naître une figure d’écrivain et lui permet de continuer à vivre.

Intervenants :

Corinne Benestroff, chargée de cours à l’IUT René Descartes-Paris V, auteur d’un article sur Jorge Semrpun : « L’Écriture ou la vie, une écriture résiliente », (revue Littérature, 3/2010, n° 159), abordera la notion de résilience dans son oeuvre.

Régis Debray, philosophe, écrivain, universitaire, haut fonctionnaire, auteur d’une introduction aux Exercices de survie de Jorge Semprun (Folio, 2014), nous parle de la nécessité vitale de l’écriture chez l’écrivain.

DÉCOUVRIR L’ÉMISSION

Blois 2017 (5-8 octobre)

« Inventions et innovations au service de l’univers concentrationnaire nazi »

Les « Rendez-vous de l’histoire de Blois », édition 2017, accueilleront un stand des as- sociations et amicales de camps et une table ronde en lien avec le thème de cette édition : « Eurêka : inventions et innovations ». L’univers concentrationnaire nazi fut en effet un « enfer organisé » où la technologie put exprimer sa force d’innovation. Ce sujet sera abordé dans une table ronde intitulée « les camps nazis, l’enfer organisé », avec Johann Chapoutot, Thomas Fontaine et Adeline Lee – Olivier Lalieu, président de l’AFBDK, en sera le modérateur. Organisée par l’Interamicale, elle aura lieu le vendredi 6 octobre à 11h30 à l’École nationale supérieure de la nature du paysage, dans le grand amphithéâtre. On ne parlera pas ici des pseudos expériences médicales, mais des méthodes bureaucratiques innovantes mises en œuvre pour gérer la main d’œuvre concentrationnaire, des développements de la science balistique avec les V1 et les V2 conçus et essayés notamment à Peenemünde et Dora et des technologies mises en œuvre pour des mises à mort massives de détenus, avant leur incinération.

Pour sa part, et pour la première fois, la Fondation pour la mémoire de la Déportation offre une carte blanche animée par Serge Wolikow sur «Les usages problématiques du mot « mal » » à Charles Heimberg, Cécile Vast et Sébastien Le- doux, le 7 octobre à 11h30, à l’INSA, 3 rue de la chocolaterie, Blois.

Conférence : « Les prostituées déportées de France, voix silencieuses de la Déportation »

A l’ initiative de l’Amicale de Ravensbrück, Anne Savigneux, administratrice de notre association, présente, le 13 octobre, dans les salons de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation, 30 boulevard des Invalides à Paris, une conférence sur

Les prostituées déportées de France, voix silencieuses de la déportation

Les femmes déportées de France  n’étaient pas toutes Juives ou Résistantes. Il y eut des « droit commun », dont on a jusqu’à nouvel ordre peu parlé, et parmi elles, un certain nombre de prostituées, arrêtées sous différents motifs, en particulier celui de sabotage de l’armée allemande.

Parmi elles, environ 200 furent obligées de travailler dans les bordels des camps, dont celui de Buchenwald ouvert en 1943.

Mais le plus grand nombre, assimilées à des détenues politiques, vécut le sort commun des internées et déportées.

– Quelle fut leur cohabitation avec les « Politiques » du camp ?

– Quels types de relation purent-elles entretenir ?

– Et que se passa-t-il après le retour ?

Réservation indispensable mf.cabeza-marnet@orange.fr

Le salon du bordel de Buchenwald

CNRD 2017

Pour l’année scolaire 2016-2017, 42 938 élèves issus de 1843 établissements ont participé au concours.

Le 20 septembre 2017,  les élèves du collège Joliot Curie de Stains – dont notre association a suivi le travail sur une année scolaire – se sont vus décernés par le collège national de correcteurs du Concours national de la Résistance et de la Déportation, un prix spécial « passeurs d’histoire » pour leur travail collectif, la réalisation d’une malle sur Buchenwald, sur le thème « La négation de l’homme dans l’univers concentrationnaire nazi ».

Nous tenons à les féliciter, ainsi que leur professeur, M. Fabien Pontagnier, qui a assuré la chronique de ce travail dans les numéros 362, 363, 364 et 365 du Serment, le journal trimestriel de notre association.