Commémoration des pogroms de novembre 1938

Le jeudi 9 novembre 2017 à 15h30 la Fondation des mémoriaux de Buchenwald-Dora commémore  les pogroms de novembre 1938 et l’internement de 9 845 juifs au camp de Buchenwald

Aux premières heures du 10 novembre, les synagogues sont en feu dans toute l’Allemagne. Les Juifs sont traînés hors de leurs maisons, rassemblés, battus ou assassinés. Il s’agit officiellement, pour les Nazis, de représailles à la suite de l’attentat commis par Herschel Grynszpan à Paris contre le secrétaire de l’ambassade d’Allemagne, Ernst vom Rath.
Quand le jour se lève, des passants, dans de nombreux endroits, se tiennent devant les restes calcinés des bâtiments et regardent des SA jeter les meubles par les fenêtres et d’autres piller des magasins. Certains spectateurs se joignent à eux, beaucoup d’autres restent paralysés devant ces scènes de pillage et de destruction. Encore une fois, mais comme jamais auparavant en public, les nazis démontrent qu’ils ne parlent pas seulement de la violence sanglante. Ils la pratiquent.
Après ces deux jours de pogrom, la Gestapo arrête environ 30 000 juifs allemands et les conduit dans des camps de concentration. Ils devraient – selon l’ordre des SS – y éprouver la peur de la mort. Tout est conçu pour enlever leur dignité et les piller.
9 845 juifs de toute l’Allemagne sont internés à Buchenwald dans cinq baraques, à l’ouest de la place d’appel. La zone est clôturée avec des barbelés. Eugen Kogon, dans son livre « l’Enfer organisé » a relaté Les difficiles conditions de vie qui leurs furent réservées.
Ces détenus furent libérés au bout de quelque temps, contre ce qu’il convient d’appeler une rançon…

ARCHIV – SA-Männer kleben während des Dritten Reiches ein volksverhetzendes Plakat mit der Aufschrift « Deutsche! Wehrt Euch! Kauft nicht bei Juden » an der Schaufensterscheibe eines Geschäfts, das in jüdischem Besitz ist (undatiertes Archivfoto). Foto: dpa (zu dpa-lth « Thüringen erinnert an Reichspogromnacht vor 75 Jahren » vom 04.11.2013) +++(c) dpa – Bildfunk+++

Réédition du livre de Jean Puissant, « La colline sans oiseaux »

Préfacé par le Président de l’Association, l’historien Olivier Lalieu, le livre de Jean Puissant, écrit des son retour de Buchenwald,  est enfin réédité. Il est ici accompagné d’une sélection de correspondances reçues par l’auteur après la sortie du livre. « Quatre-vingt ans après la création du camp, il est salutaire, écrit O. Lalieu, que le témoignage exceptionnel de Jean Puissant puisse être présenté au public et son auteur honoré, afin de contribuer à travers lui à sauver de l’oubli une page majeure de l’histoire de l’Europe dont les enseignements demeurent cruciaux à bien des égards en ce XXIe siècle naissant ».

LA COLLINE SANS OISEAUX, Éditions du félin

Jean Puissant, au centre avec les deux cannes.