Mois : novembre 2018

Résolution du Parlement européen sur la montée des violences néofascistes en Europe

Résolution du Parlement européen sur la montée des violences néofascistes en Europe

Faisant état d’un climat de recrudescence de la xénophobie en Europe, les députés européens ont adopté le 25 octobre 2018 une résolution visant à dénoncer le manque d’action sérieuse face aux groupes néofascistes et néonazis. Pour cela, les représentants européens préconisent la mise en place d’unités de police spécialisée dans la lutte contre les infractions motivées par la haine et encouragent les Etats membres à se saisir de cette question en interdisant les groupes néofascistes et néonazis exaltant ou glorifiant le nazisme et le fascisme ».

Dans une résolution adoptée par 355 voix pour, 90 contre et 39 abstentions, les eurodéputés dénoncent le manque d’action sérieuse visant ces groupes, ce qui a permis l’actuelle recrudescence de la xénophobie en Europe. Le texte mentionne notamment les attentats terroristes que planifiait l’Action française contre un certain nombre de personnalités politiques françaises et de mosquées lors des présidentielles de 2017, l’attentat qui a fait 77 victimes en Norvège en 2011, le meurtre de la députée britannique Jo Cox en 2016 ou encore la récente attaque par des groupuscules fascistes en Italie contre l’eurodéputée Eleonora Forenza.

Il mentionne également plusieurs autres incidents impliquant des fascistes en Pologne, Grèce, Italie, Allemagne, France, Espagne, Lettonie et Scandinavie.
 

Interdire toutes les organisations glorifiant le fascisme

Selon les députés, l’impunité dont jouissent les associations d’extrême-droite dans certains États membres est l’une des raisons qui expliquent la montée des actions violentes ayant des conséquences sur la société tout entière et ciblant des minorités spécifiques telles que les Européens noirs et les personnes d’origine africaine, les Juifs, les musulmans, les Roms, les ressortissants de pays tiers, les personnes LGBTI et les personnes en situation de handicap.

Les eurodéputés proposent de mettre en place des unités de police spécialisées dans la lutte contre les infractions motivées par la haine afin de s’assurer que ces crimes fassent l’objet d’enquêtes et de poursuites. Ils exhortent aussi les autorités nationales à ‘‘interdire les groupes néofascistes et néonazis ou tout autre fondation ou association exaltant ou glorifiant le nazisme et le fascisme”.
 

Mettre un terme à la collusion avec les néofascistes

Troublés par des rapports sur la collusion entre dirigeants politiques, partis politiques, services répressifs et néofascistes/néonazis dans certains États membres, le Parlement appelle ces derniers à ‘‘condamner clairement et à sanctionner’’ les crimes et discours haineux et la désignation de boucs émissaires par des politiciens et des agents publics, car ils normalisent et renforcent directement la haine et la violence dans la société.

Des mesures sont aussi nécessaires pour lutter contre la propagation du racisme, du fascisme et de la xénophobie via internet, en coopération avec les entreprises de médias sociaux.

 

Mettre fin au racisme dans le sport et soutenir les membres de groupes fascistes qui souhaitent les quitter

La résolution demande aux États membres et aux fédérations sportives nationales, notamment aux clubs de football, de lutter contre la montée du racisme, du fascisme et de la xénophobie dans les stades et dans la culture sportive en condamnant et en punissant les responsables et en promouvant des activités éducatives positives ciblant les jeunes supporters, en coopération avec les écoles et les associations de la société civile.
Les pays de l’UE devraient mettre en place des ‘‘programmes de sortie’’ pour aider les individus à quitter les groupes néofascistes et néonazis violents. Les eurodéputés soulignent l’importance de l’éducation, de la sensibilisation de la jeunesse à l’histoire, et appellent au rejet clair des crimes fascistes du passé. Ils soulignent que la vérité sur l’Holocauste ne doit pas être banalisée.

DÉCOUVRIR LE TEXTE INTÉGRAL

 

 

 

Commémoration des pogroms de novembre 1938 à Buchenwald

Commémoration des pogroms de novembre 1938 à Buchenwald

Apres la « nuit de cristal » des 9 et 10 novembre 1938 la Police interna 26 000 hommes de confession juive dans les camps de Dachau, Sachsenhausen et Buchenwald. Sur le coté ouest de la place d’Appel, un camp spécial fut installé pour les 8 845 juifs conduits à Buchenwald. Tous les moyens furent utilisés par les SS pour pousser ces internés à quitter l’Allemagne. Durant les cent jours d’existence de ce camp, 250 hommes y trouvèrent la mort.

Pour le 80e anniversaire de cet événement, Le mémorial de Buchenwald organise le 9 novembre un après-midi du souvenir où sera évoquée la mémoire des internés.

D’autres initiatives, nombreuses, sont conduites par la municipalité de Weimar qui célèbre également les cent ans de la révolution de Novembre 1918 et la naissance de la République de Weimar.

Commémoration des pogroms de novembre 1938 à Buchenwald

Commémoration des pogroms de novembre 1938 à Buchenwald

Apres la « nuit de cristal » des 9 et 10 novembre 1938 la Police interna 26 000 hommes de confession juive dans les camps de Dachau, Sachsenhausen et Buchenwald. Sur le coté ouest de la place d’Appel, un camp spécial fut installé pour les 8 845 juifs conduits à Buchenwald. Tous les moyens furent utilisés par les SS pour pousser ces internés à quitter l’Allemagne. Durant les cent jours d’existence de ce camp, 250 hommes y trouvèrent la mort.

Pour le 80e anniversaire de cet événement, Le mémorial de Buchenwald organise le 9 novembre un après-midi du souvenir où sera évoquée la mémoire des internés.

D’autres initiatives, nombreuses, sont conduites par la municipalité de Weimar qui célèbre également les cent ans de la révolution de Novembre 1918 et la naissance de la République de Weimar.

Sur les « Enfants de Buchenwald » – demi-journée d’étude à l’ENS

Sur les « Enfants de Buchenwald » – demi-journée d’étude à l’ENS

Jeudi 29 novembre de 14h-17h – Demi-journée d’étude à l’Ecole Normale Supérieure

A partir de cette année 2018-2019, le séminaire « histoire et historiographie de la Shoah » ouvre ses séances à l’exposé de travaux de jeunes chercheurs. Quatre d’entre eux ouvrent le ban cette année à partir des recherches issues de leurs thèses, récemment soutenues ou sur le point de l’être. Le 29 novembre, les quatre interventions porteront sur un champ d’étude en pleine expansion, celui du « retour en société » des survivants et communautés juives aux lendemains de la catastrophe.

Dans ce cadre Laure Fourtage (doctorante en histoire à l’Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne) interviendra sur

Des indésirables très convoités : l’accueil des « enfants de Buchenwald» en France au printemps 1945

Autres intervenants de cet après-midi :

  • Constance Pâris de Bollardière (George and Irina Schaeffer Center for the Study of Genocide, Human Rights, and Conflict Prevention, American University of Paris)
    Socialistes juifs aux Etats-Unis et en France au lendemain de la Shoah : une relation de proximité ?
  • Simon Perego (chercheur postdoc Sorbonne Université, LabEx « Ecrire une histoire nouvelle de l’Europe »)
    Commémorations de la Shoah, deuils et émotions dans le monde juif parisien, de La Libération à la fin des années 1960
  • Antoine Burgard (boursier postdoctoral de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, Humanitarian and Conflict Response Institute, Université de Manchester)
    Un monde en mouvement : trajectoires individuelles et collectives de jeunes rescapés de la Shoah dans l’Europe de l’immédiate après-guerre

Lieu

ENS (Salle Lettres 1, 2e étage, entre escaliers B et C)
45, rue d’Ulm
75005 Paris