Mois : mars 2019

SÉANCE EXCEPTIONNELLE « DAVID ROUSSET »

SÉANCE EXCEPTIONNELLE « DAVID ROUSSET »

À l’Auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris,
sous l’égide de la Maire de Paris,
le 9 avril 2019 à 14h

Pour l’anniversaire de la Libération de Buchenwald, en partenariat avec l’association l’association CINE HISTOIRE, l’Association Buchenwald, Dora et Kommandos organise une séance dédiée à David Rousset et à ses travaux pour révéler les systèmes concentrationnaires dans le monde.

David Rousset, journaliste, écrivain, dirigeant du mouvement trotskiste avant-guerre, est l’auteur d’une des premières descriptions de la société concentrationnaire parue en 1946 sous le titre L’univers concentrationnaire, Prix Renaudot 1946. Puis, l’année suivante, il publie un roman de 800 pages : Les Jours de notre mort. Il n’aura de cesse par la suite, jusqu’à son décès en 1997, de dénoncer tous les systèmes concentrationnaires dans le monde, de l’URSS à la Chine, mais aussi, dès la fin des années 1940, de Grèce, d’Espagne et de Yougoslavie, sans oublier son voyage en Algérie avec Germaine Tillion dans le cadre de la Commission internationale contre le régime concentrationnaire (CICRC), qu’il avait créée avec l’appel aux déportés de 1949.
Ces rapprochements, dans le contexte de la guerre froide, lui valurent de nombreuses critiques de ses camarades déportés français et sont à l’origine d’un schisme dans le mouvement déporté.

Entrée libre, mais inscription obligatoire dans les limites des places disponibles : contact@buchenwald-dora.fr

ou par courrier à : Association Française Buchenwald, Dora et Kommandos, 3 rue de Vincennes 93100 Montreuil

 

Antonín Kalina, le Schindler tchèque oublié

Antonín Kalina, le Schindler tchèque oublié

Elie Wiesel, Imre Kertész et d’autres noms moins connus du grand public ont un point commun tragique : enfants ou adolescents, ils sont passés par le camp de concentration de Buchenwald. Ils partagent un autre point commun : un homme providentiel, Antonín Kalina, un Tchèque qui, au péril de sa vie, a réussi, au sein même du camp, à sauver des centaines d’enfants juifs. Honoré du titre de « Juste parmi les nations » en 2012 à titre posthume, Antonín Kalina est pourtant tombé dans l’oubli pendant près d’un demi-siècle.

« La première fois que j’ai entendu son nom, c’était en Israël au milieu des années 1990. Lors d’un débat, j’ai entendu le nom de Kalina et j’ai appris qu’il était originaire de Tchécoslovaquie, que c’était un prisonnier politique à Buchenwald et qu’il avait réussi à sauver entre 1 000 et 1 300 enfants. J’étais très surpris : c’était l’époque où on parlait beaucoup d’Oskar Schindler. C’est évidemment normal et j’ai, comme beaucoup d’autres, beaucoup de respect pour ce qu’il a réussi à faire. Mais j’étais étonné d’apprendre que l’histoire d’Antonín Kalina soit si méconnue. »

EN SAVOIR PLUS

L’Association des Amis de la Fondation de la Résistance propose un nouveau rendez-vous, celui de visionner et d’écouter depuis son site les voix de résistants et de déportés, aussi parfois celles de leurs familles ou de leurs camarades à partir d’un simple « clic ».

Voici, par exemple, quatre témoignages d’anciens de Buchenwald :