Mois : avril 2019

Alfred Paul, dit Jules Mouton, déporté à Buchenwald et Dachau

Alfred Paul, dit Jules Mouton, déporté à Buchenwald et Dachau

Alfred Paul, dit Jules Mouton, a été victime des deux dernières guerres mondiales : prisonnier lors de la 1ère guerre, il le sera aussi lors de la 2ème et n’en reviendra pas.

Alfred Paul et sa femme Marguerite Françoise Caraud. Photo d’archives d’après les recherches de Michel Dauzat

Il est né le 21 février 1891 à Barbaira (Aude). Mobilisé en 1914 et blessé le 2 décembre de la même année, il est fait prisonnier en Allemagne, rapatrié le 5 décembre 1918 et classé sans affectation en 1935. Il épouse Marguerite Françoise Caraud en 1919. Avec leurs deux enfants, Raymond et Marie-Louise Francine, ils s’installent à Castelnaudary en 1927, où Alfred Paul tient un commerce de tabacs et journaux dans la Grand-Rue. Militant du parti radical-socialiste, lors de la 2ème guerre mondiale, avec Pierre Gaillard, ils créent à Castelnaudary l’Armée Secrète. Arrêté le 25 juin 1944 avec quinze autres personnes à la suite du démantèlement du maquis du Mas-Saintes-Puelles, il est déporté le 17 août 1944 au camp de Buchenwald. Le 9 avril 1945, transféré à Dachau, Alfred Paul décédera au cours du trajet, courant avril 1945.

Son arrière-petit-fils, Jean-Baptiste Mouton, conclut avec cet hommage : «En cette journée du Souvenir des Déportés, je suis particulièrement ému et fier de participer à cet hommage posthume rendu, par nous tous, à mon arrière-grand-père. Au-delà de sa personne, il me revient de saluer les vingt autres personnes de Castelnaudary décédées en déportation. Leur courage, leur sacrifice pour la France, ne peut pas et ne doit pas être oublié. Hommage à eux.»

 

Ces déportés oloronais qui ont survécu à l’horreur du camp de Buchenwald

Ces déportés oloronais qui ont survécu à l’horreur du camp de Buchenwald

Douze Oloronais déportés à Buchenwald ont survécu à l’horreur de ce camp de concentration nazi. Un court-métrage tourné par l’arrière-petit-fils de l’un d’eux et racontant leur parcours sera diffusé après la commémoration aux martyrs de la déportation, le 28 avril.

 

 

 

 

 

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Nîmes. Cérémonie commémoratives de la journée nationale du souvenir et de la déportation

Nîmes. Cérémonie commémoratives de la journée nationale du souvenir et de la déportation

Partout en France, on se souvient des victimes de la déportation.

À l’occasion de la journée nationale du souvenir et de la déportation, une cérémonie se tenait ce matin au monument des martyrs de la résistance sur le boulevard Jean Jaurès.

Le chant des marais retentit dans la crypte sous le monument où repose un immense gisant de pierre à la mémoire des martyrs de la déportation (photo Véronique Camplan)

De nombreuse personnalités, représentants des associations de déportés et internés, Andrée Julien, déportée résistante et Dominique Durand, président de l’association d’ amis de la fondation pour la mémoire de la déportation, se sont retrouvés pour se recueillir ensemble à a mémoire des martyrs de la déportation.

Après les honneurs militaires, Andrée Julien a lu « pour ne pas oublier », le Message pour la journée nationale du souvenir des victimes et héros de la déportation, rédigé la fédération nationale des déportés et internée, résistants et patriotes, de la Fondation pour la mémoire de la déportation  et les associations de mémoire des camps nazis. Il rappelle es substance que cette journée est l’occasion d’évoquer la mémoire de tous ceux femmes, hommes et enfants, envoyés par milliers dans les camps de concentration ou d’extermination nazi. « Une mémoire qui doit rester vive dans l’esprit des générations futures qui doivent poursuivre ce combat contre l’égoïsme la peur. »

C’est ensuite Dominique Durand qui a pris la parole pour lire le serment de Buchenwald, dont les rescapés sont venus honorer la mémoire des 51 000 prisonniers assassinés dans ce camp nazi. Après le souvenir, des remerciements à tous ceux qui on contribué à la libération pour terminer sur un idéal de construction « dans un monde nouveau dans la paix et la liberté. » 

Après les dépôts de gerbe, la sonnerie aux morts, une minute de silence et l’hymne national, le « Glas de Buchenwald » a retenti, puis les porte-drapeaux sont descendus dans la crypte suivis des autorités et des participants pour écouter « le chant des marais ».

La cérémonie s’est achevée après que le préfet ait remercié les portes-drapeaux.

Véronique Palomar Camplan

Message pour la journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la Déportation

Message pour la journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la Déportation

La journée nationale du souvenir des martyrs et des héros de la déportation instaurée par loi de 1954, est l’occasion de rappeler chaque année que des hommes, des femmes et des enfants, ont été envoyés pendant la Seconde Guerre mondiale, dans des camps de concentration ou d’extermination nazis qui ont souillé et durablement meurtri les peuples, les populations juives et les territoires occupés d’Europe.

Elle est aussi l’occasion de rendre hommage à toutes celles et ceux qui, en dépit des souffrances et de la terreur auxquelles ils étaient confrontés, ont su surmonter leur épuisement et rester des êtres humains, sauver des vies et poursuivre, en en assumant les risques, la lutte clandestine contre l’idéologie et les objectifs de guerre de l’ennemi.

Les rescapés de cet enfer qui inspira leurs serments à la Libération des camps et leur vision d’un monde plus fraternel, pacifique et solidaire, expriment aujourd’hui leur inquiétude en particulier devant la montée des nationalismes et l’affichage de divisions internes dans une Europe dont la vocation se doit d’être facteur de paix, de solidarité et de prospérité pour les pays qui la composent.

Sauvegarder la mémoire des souffrances vécues par les déportés et celle de l’espérance qui les guida,  doit permettre de l’emporter sur les obscurantismes, les fanatismes, le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie toujours prompts à resurgir, et dont chacun sait où ils peuvent conduire.

Au-delà d’une journée symbolique, la mémoire de la déportation doit guider  les générations nouvelles vers la construction d’une Europe ouverte et solidaire dans le combat contre les nationalismes, l’exclusion et l’instrumentalisation des peurs collectives.

L’Europe est un symbole de paix, elle doit aussi demeurer un symbole de fraternité et de respect de la dignité humaine.

Message rédigé par :

La Fédération des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes (FNDIRP)
La Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD)
L’Union Nationale des Associations des Déportés, Internés et Familles de Disparus (UNADIF) et les Associations de mémoire des camps nazis.