Mois : juillet 2019

Nouvel échange franco-allemand entre le collège Guynemer de Montbéliard et le Goethe Gymnasium de Ludwigsburg

Nouvel échange franco-allemand entre le collège Guynemer de Montbéliard et le Goethe Gymnasium de Ludwigsburg

Après avoir travaillé en 2017 autour d’un projet sur la Première Guerre Mondiale qui a été couronné par le prix Tharradin la ville de Ludwigsburg a émis le désir d’étendre ce projet à la Seconde Guerre Mondiale. Les professeurs du Goethe Gymnasium (Kathrin Küßner et Lea Leistenschneider) et du Collège Guynemer (Miriam Jalmain, Valérie Antégnard et Caroline Tisserand) ont donc décidé de continuer ce travail en se focalisant cette fois-ci sur deux personnes qui auraient pu se rencontrer dans un lieu tristement célèbre, celui du camp de concentration de Buchenwald. La personne française est Lucien Tharradin, ancien maire de Montbéliard et initiateur du partenariat entre nos deux villes, Montbéliard et Ludwigsburg. Membre actif de la Résistance Française pendant la guerre, emprisonné et torturé, il a eu l’énergie et le grand courage de nouer des liens avec des Ludwigsbourgeois cinq ans seulement après avoir combattu contre le Reich. Du coté allemand nous allons étudier la vie de Hans Alfred Groß, un jeune juif Ludwigsbourgeois qui n’a pas survécu au camp de Buchenwald.

42 élèves des deux établissements se sont rencontrés pour la première fois vendredi 28 juin 2019 au collège à Montbéliard et après avoir fait connaissance, ils ont pu profiter de l’exposition “Lucien Tharradin” réalisée par Christian Ponsot, Président de l’Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Athesans Etroitefontaine. Lundi 1er juillet 2019, l’équipe pédagogique a fait une introduction “en accéléré” de la thématique très vaste de la 2ème Guerre Mondiale. En effet, cette période n’est étudiée qu’en classe de 3ème, les élèves étant actuellement en 4ème. Cette introduction à été faite avec l’aide de l’Association du Souvenir Français et son président Jean-Marie Ali qui s’est déplacé avec des cartes et quelques objets authentiques de sa collection : un brassard de la Résistance, des cartes de rationnement, un poste de radio allemand “Volksempfänger” et une carte commémorative d’un soldat allemand. Pendant 3 heures Jean-Marie Ali a plongé l’ensemble des participants avec beaucoup de sensibilité et d’empathie dans le déroulement de cette guerre et ses conséquences. Mardi 2 juillet 2019 était certainement la journée la plus difficile pour les élèves, la visite du Struthof, le camp de concentration en Alsace. Jean-Marie Ali et Hervé Courvoisier du Souvenir Français se sont joint à ce déplacement en proposant une cérémonie avec un dépôt de gerbe devant la potence du camp. Deux élèves, un allemand, l’autre français ont porté la gerbe avec M. Ali, quatre élèves, français et allemands ont porté des drapeaux. Le discours prononcé par M. Ali introduisait cette visite, mettant l’importance du maintien du souvenir au centre de la vitalité franco-allemende toujours à nourrir et de la nécessité à ne pas rester dans l’ignorance. “Faut-il ne pas vous raconter ce qui s’est passé, vous épargner les images difficiles à supporter ? Non !“. Jean-Marie Ali a trouvé les mots justes pour toucher les élèves qui ont été bouleversés.

Une visite au Musée de la Mémoire et de la Paix à Clerval mardi a permis aux élèves d’avoir de nouveau un aperçu très riche de la guerre en présence de Jean-Louis Brugger, conservateur du musée aidé par ces collaborateur de l’Association du musée. La première partie de l’échange s’est terminée au parc “Acro-Cîmes” de Villersexel où les élèves ont pu se détendre après ces jours historiquement intenses. Les jeunes vont se revoir en septembre 2019 lorsque les élèves français rejoindront leurs camarades dans notre ville jumelle Ludwigsburg. “Bis bald, à bientôt !“.

(texte Miriam Jalmain)

Le couple royal sur les traces des 4.200 Belges détenus à Buchenwald pendant la guerre

Le couple royal sur les traces des 4.200 Belges détenus à Buchenwald pendant la guerre

Le couple royal, en visite officielle de deux jours en Allemagne, a visité mardi ce qui reste du camp de concentration de Buchenwald, non loin de la ville de Weimar. Le Roi et la Reine ont rendu hommage aux victimes. Plus de 4.200 Belges y ont été détenus lors de la Seconde Guerre mondiale.

Les souverains ont visité le camp, dont le crematorium, en compagnie du ministre-président de la Communauté germanophone Oliver Paasch. Ils ont ensuite déposé une couronne de fleurs en commémoration des victimes et assisté à la remise à la Fondation Buchenwald de la tenue de prisonnier du baron belge André Simonart.

Ce dernier, professeur en pharmacologie à l’Université catholique de Louvain, avait été incarcéré au fort de Breendonck avant d’être déporté au camp de Buchenwald. A l’issue de la guerre, il était devenu le président du musée du Fort de Breendonk. Sa famille souhaitait remettre sa tenue de prisonnier à la Fondation Buchenwald depuis longtemps. La visite royale en a été l’occasion.

Le baron André Simonart fut l’un des plus de 4.200 Belges à avoir été détenus au camp de Buchenwald ou dans l’un des camps satellites entre 1940 et 1945. Plus de 500 Belges y sont morts.

« C’était des loques qui se traînaient, une horde de cadavres ambulants » : se souvenir du camp de concentration de Buchenwald

« C’était des loques qui se traînaient, une horde de cadavres ambulants » : se souvenir du camp de concentration de Buchenwald

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LA MÉMOIRE DE BUCHENWALD PROFANÉE

LA MÉMOIRE DE BUCHENWALD PROFANÉE

A nouveau trois arbres de mémoire plantés à Buchenwald viennent d’être profanés.

Depuis 1999, des arbres de Mémoire sont plantés chaque année à Weimar pour rappeler Buchenwald et ses victimes. Les premiers l’ont été le long de la « route du sang » qui relie la cité au Mémorial de Buchenwald. Ici sont honorés Marcel Paul, Frédéric Henri Manhès, Lise London et Danuta Brozosko-Medryk. Notre association a participé financièrement à cet hommage. Un arbre pour Marcel Dassault é été planté par sa famille.

En avril 2019 trois nouveaux arbres ont trouvé place à proximité de l’usine Gustloff 1, l’un des kommandos de Buchenwald, Kromsdorferstrasse, au nord est de la ville. Le premier est dédié à un combattant de la résistance polonaise déporté à Buchenwald ; le second aux 27 000 jeunes femmes immatriculées à Buchenwald et exploitées dans ses kommandos ; le troisième rappelle la mémoire de Kurt Goldstein, juif allemand communiste, déporté à Auschwitz puis Buchenwald. Chaque arbre est accompagné d’une plaque.

L’objectif, soutenu par une association dédiée à cet objectif, est de planter 1000 arbres. Une centaine l’ont été jusqu’à présent. 5 ont été arrachés ou cassés, la plupart des plaques ont été brisées.

Cette semaine, les trois derniers arbres plantés ont été victimes des mêmes actes de vandalisme. Deux d’entre eux, ceux de Kurt Goldstein et de Danuta Brozosko-Medryk renouvelaient des plantations de 2016 déjà victimes de gestes indignes.

Un arbre planté en mémoire de Robert Büchler avait également été déraciné auparavant Le maire de Weimar, M. Peter Kleine a fermement réagi et condamné avec la plus grande fermeté cet acte. La municipalité prendra en charge, à l’automne, le remplacement des arbres. Diana Lehmann, députée socialiste au Parlement de Thüringe a également condamné cette violence inacceptable et cette « attaque contre la culture de la mémoire vivante ».

Au nom du Comité international Buchenwald-Dora et Kommandos, Dominique Durand a fait connaître son indignation contre ce qu’il appelle des profanations et demandé aux autorités de faire preuve de la plus grande vigilance pour le respect de la mémoire des 260 000 internés et déportés de Buchenwald.


DECLARATION DU COMITE INTERNATIONAL BUCHENWALD DORA ET KOMMANDOS

Des arbres de mémoire plantés en souvenir d’internés et déportés de Buchenwald viennent d’être à nouveau profanés.

Tout comme les Pavés de la Mémoire (Stolpersteine), ils représentent symboliquement des femmes et des hommes victimes de la barbarie nazie quels que soient leur sexe, leur religion, leurs opinions, leurs origines sociales, leurs nationalités.

Casser leurs branches c’est torturer un corps. Scier leur tronc c’est assassiner une âme.

Le Comité international Buchenwald-Dora et Kommandos condamne ces gestes violents que, malheureusement, le contexte national et international encourage.

Le Comité international Buchenwald-Dora et Kommandos dénonce et combat cette situation.

Le Comité international Buchenwald-Dora et Kommandos continuera de soutenir le Projekt 1000 Buchen.

Le 28 juin 2019