Mois : février 2020

Message de la Journée nationale du Souvenir des Victimes et des Héros de la Déportation – Dimanche 26 avril 2020

Message de la Journée nationale du Souvenir des Victimes et des Héros de la Déportation – Dimanche 26 avril 2020

Il y a soixante quinze ans, au printemps 1945, plus de 700 000 hommes, femmes et enfants étaient regroupés dans ce qui restait de l’univers concentrationnaire et génocidaire nazi à l’agonie.
La moitié d’entre eux devait encore périr, notamment dans les marches de la mort, avant que les armées alliées, dans leur progression, n’ouvrent enfin les portes des camps sur une insoutenable vision d’horreur.
Les survivants de ce drame du genre humain, par leur esprit de résistance, leur volonté et leur profond attachement à préserver leur dignité, ont surmonté des conditions inhumaines malgré la présence et la menace permanentes de la mort.
Le 1er octobre 1946 s’achevait le procès de Nuremberg qui fondait la notion de « crime contre l’humanité » et posait les bases du droit pénal international.
De tout cela, rien ne doit être oublié…
Et pourtant, si les déportés ont su montrer dans les pires circonstances que la résistance face au crime demeurait toujours possible, leur persévérance à témoigner partout et auprès de tous ne suffit pas à faire disparaître la haine, le racisme, la xénophobie, l’antisémitisme et le rejet des différences.
Combattre sans relâche les idéologies qui affaiblissent notre modèle républicain et prônent le retour à l’obscurantisme et au fanatisme,
Promouvoir la tolérance,
Investir dans l’éducation morale et civique des jeunes générations.
C’est le message des déportés, qui veulent faire de la journée nationale du Souvenir des Victimes et des Héros de la Déportation, une journée d’hommage, de recueillement, et plus encore, d’engagement personnel.
La période dramatique de la déportation rappelle en effet cruellement que les êtres humains sont responsables de l’avenir qu’ils préparent à leurs enfants, et qu’ils partagent une même communauté de destin.
Ce message a été rédigé conjointement par :
La Fédération Nationale des Déportés, internés, Résistants et Patriotes (FNDIRP)
La Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD) et les Associations de mémoire des camps nazis,
L’Union Nationale des Associations de Déportés, Internés, de la Résistance et Familles (UNADIF-FNDIR)

Rencontre avec l’historien Nikolaus Wachsmann

Rencontre avec l’historien Nikolaus Wachsmann

Le Rectorat de l’Académie de Paris  et l’Union des Associations de mémoire des Camps nazis vous invitent

Le lundi 2 mars 2020 à 14.00 dans le Grand Salon de La Sorbonne, 47 rue des Ecoles 75005 Paris

A une rencontre avec l’historien

NIKOLAUS WACHSMANN

Professeur d’histoire contemporaine à Birkbeck College, Université de Londres

Autour de son livre

Gallimard, 2017

Renseignements et inscription auprès de l’Association française Buchenwald Dora

contact@buchenwald-dora.fr ou  01 43 62 62 04

Land de Thüringe, une situation préoccupante

Land de Thüringe, une situation préoccupante

L’Association française Buchenwald-Dora et Kommandos considère comme positive la démission, sous pression notamment de la chancelière allemande Mme Angela Merkel, de M. Kemmerich, député FDP libéral élu le 5 avril Président de l’Etat libre de Thüringe avec les voix des formations de droite du Parlement de ce Land et celles de l’extrême droite, le Parti néo fasciste AfD. Bodo Ramelow, membre de die Linke, qui jouait sa réélection, avait été battu, au troisième tour, d’une voix.

« Nous avons obtenu la plus belle des victoires, en Thuringe. A présent nous sommes vraiment un parti incontournable là-bas ; les partis de Thuringe, qui formaient auparavant le gouvernement, ne peuvent plus former de majorité sans notre participation. » Cette citation n’est pas celle du leader local de l’AfD M. Björn Höcke, mais d’Adolphe Hitler, le 2 février 1930. Un National-socialiste Wilhelm Frick, venait d’être nommé ministre de l’Intérieur et de l’Education du Land. En mars 1933 c’est lui qui comme ministre de l’Intérieur cette fois-ci du Reich, initiera la première loi excluant tous les juifs de la Fonction publique.

Le parti d’Hitler était devenu « faiseur de Roi » tout comme l ‘AfD l’est devenu en 2020 en Thüringe, le tabou de l’alliance entre la droite classique, celle de la CDU-CSU avec l’AfD ayant sauté.

Et le 5 février au soir l’éditorialiste de la chaîne allemande ZDF, ajoutait que le terminus de cette répétition de l’histoire c’était Buchenwald.

Toutes les forces de la société civile doivent prouver leur capacité de résistance aux discours de haine et d’exclusion. La droite allemande doit se ressaisir, la gauche et les verts retrouver une majorité puisque la situation appelle de nouvelles élections vont avoir lieu.

C’est dans ce contexte que vont avoir lieu les commémorations de la libération de Buchenwald, le 5 avril.

Elles se dérouleront en présence du Président de la République fédérale allemande au Théâtre national de Weimar et sur la place d’Appel du camp. Elles serons, n’en doutons pas, l’un des points forts de cette résistance.

N’oublions pas que M.Höcke avait considéré le Mémorial de l’Holocauste à Berlin de « Monument de la Honte » et appelé à un « revirement à 180° de la politique de mémoire » en Allemagne

Auschwitz : 75 portraits de rescapés exposés en Allemagne 75 ans après la libération du camp

Auschwitz : 75 portraits de rescapés exposés en Allemagne 75 ans après la libération du camp

Auschwitz : 75 portraits de rescapés exposés en Allemagne 75 ans après la libération du camp

75 portraits de rescapés d’Auschwitz, signés du célèbre photographe Martin Schoeller sont exposés dans les galeries d’une ancienne mine allemande transformée en musée. Leurs photos sont accrochées au musée de la Ruhr, à Essen en Allemagne, à l’occasion du 75e anniversaire de la libération du camp d’extermination nazi.
La chancelière allemande était présente pour l’ouverture de l’exposition qu’elle a inaugurée avec Naftali Fürst, l’un des 75 survivants d’Auschwitz photographiés.
Berlin a affrété pour lui un avion pour le conduire jusqu’à l’exposition
Naftali Fürst a 87 ans, il vit aujourd’hui à Tel Aviv et Berlin a affrété pour lui un avion pour le conduire jusqu’à l’exposition. Il y a 75 ans, Naftali Fürst avait été photographié une première fois avec d’autres déportés dans une baraque du camp de Buchenwald.
Naftali Fürst, survivant d’Auschwitz : « J’ai été libéré à Buchenwald, j’ai été photographié là-bas à ce moment là et maintenant, 75 ans après, par Martin Schoeller.
Deux photos à 75 ans d’intervalle et la boucle se ferme. »
Angela Merkel, chancelière allemande : « Les personnes en photo nous regardent dans les yeux, elles s’adressent à nous par leur regard. Comment vivre avec ces blessures qui ne disparaîtront jamais ?
Comment est-ce possible ? Comment les survivants parviennent-ils à témoigner de ce qui leur est arrivé ? »
Les portraits ont été réalisés en juin dernier au mémorial de Yad Vashem, à Jérusalem.
Le photographe Martin Schoeller, qui a photographié les personnalités les plus célèbres de la planète, dit qu’il s’agit des photos les plus bouleversantes qu’il ait prises jusqu’ici.
L’exposition s’intitule « Les visages de la vie après l’Holocauste. »