Mois : mars 2020

Rencontre avec Nikolaus Wachsmann autour de son livre : KL. Une histoire des camps de concentration nazis.

Rencontre avec Nikolaus Wachsmann autour de son livre : KL. Une histoire des camps de concentration nazis.

Nikolaus Wachsmann est professeur d’histoire contemporaine au Birbeck College de l’Université de Londres depuis 2005.

Il a écrit la première histoire globale des camps nazis de 1933 à 1945 puis de leur survivance dans la mémoire occidentale. Son ouvrage est un de ces livres majeurs qui, par le recours à des milliers de pages d’archives administratives ou de témoignages personnels, par le jeu d’échelles du centre du pouvoir nazi à la condition du concentrationnaire dans sa baraque, marquent une étape dans la discipline.

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Un livre témoignage sur Buchenwald

Un livre témoignage sur Buchenwald

Publié le | Mis à jour le

Buchenwald par ses témoins, c’est le sujet de la rencontre dédicace qui était organisée par la médiathèque de La Ferté-Imbault (avant les mesures gouvernementales de confinement), avec la participation de Dominique Orlowsky, lauréate du label 2018, Livres en Loir-et-Cher. « J’ai cherché à comprendre à la mort de mon père, lui-même déporté, mais qui n’avait jamais beaucoup raconté cette période, et puis rendre hommage à ces femmes, ces hommes, dont le sacrifice, l’idéal et le combat sont trop peu expliqués, transmis. »
Elle s’engage alors dans l’association française Buchenwald, Dora et kommandos, et réalise le Mémorial de Buchenwald qui recense le parcours de chacun des 29.500 déportés. Ensuite, elle découvre le camp, son histoire, le pourquoi de son existence. Elle recueille de nombreux témoignages, des dessins, des histoires du quotidien, qui lui ont permis d’écrire ce livre qui relate le sacrifice de tous ces déportés. Les auditeurs présents ont ensuite posé beaucoup de questions sur cette période de notre histoire.

LA CONFÉRENCE DE NIKOLAUS WACHSMANN

LA CONFÉRENCE DE NIKOLAUS WACHSMANN

LA CONFÉRENCE DE NIKOLAUS WACHSMANN
à l’invitation de l’Union des associations de mémoire des camps nazis 

Dans le cadre prestigieux du Grand Salon de la Sorbonne, à l’initiative de l’Union des associations de mémoire des camps nazis (Interamicale), qu’avait bien voulu soutenir le Recteur de l’académie de Paris, une importante conférence de l’historien Nikolaus Wachsmann s’est tenue lundi 2 mars. Après quelques mots d’accueil par Monsieur Rachid Azzouz, représentant le Recteur, il revint à Dominique Durand d’ouvrir la séance au nom de l’Interamicale et à Dominique Boueilh de conclure.

Nikolaus Wachsmann, professeur à Birbeck College (Université de Londres) est l’auteur de l’imposante somme traduite en français en 2017 sous le titre : KL. Une Histoire des camps de concentration nazis. Devant un public constitué de membres des associations, d’universitaires et d’élèves et étudiants d’Île-de-France encadrés par leurs professeurs, Nikolaus Wachsmann a répondu aux sagaces questions d’Emmanuel Laurentin, journaliste à France Culture.

Posant d’emblée le problème du langage approprié pour ce sujet sensible, il a insisté sur l’importance et la diversité des témoignages individuels, chaque parcours étant unique. Le temps est selon lui peut-être venu de synthétiser les apports des témoins et de plusieurs générations d’historiens dans ce qu’il a nommé une « histoire intégrée ». Interrogé sur les origines de ces camps, peu connue en France, il a insisté sur leur diversité initiale, les hésitations voire l’improvisation dont ils furent d’abord le résultat, avant que leur soit donnée une forme de cohérence – toutefois adaptable aux phases successives de leurs douze années d’existence, la guerre leur donnant une dimension nouvelle. Les SS y conçurent leur action comme une forme de guerre intérieure au Reich ; la fonction du travail y évolua, de la pure humiliation à l’exploitation économique d’une population esclave ; la société allemande y trouva une image terrorisante et galvanisante. Nikolaus Wachsmann dénonce à ce propos deux mythes : celui d’un peuple allemand innocent parce qu’ignorant ; et celui du « grand silence » de la mémoire des années 50-60 en Europe.
Pour illustrer la complexité de cette histoire, Nikolaus Wachsmann a repris, comme dans son ouvrage, l’exemple de l’évolution spécifique du camp d’Auschwitz. Il s’est, pour terminer, avancé sur la piste d’une histoire « émotionnelle » où les témoignages des détenus trouveraient toute leur place – mais où les bourreaux auraient aussi, à leur manière, la leur.

Claude Simon

Un Aveyronnais dans l’enfer de Buchenwald Dora

Un Aveyronnais dans l’enfer de Buchenwald Dora

Nous avons le plaisir de vous annoncer l’édition sur SoundCloud, du livre-audio extrait de l’ouvrage

Un Aveyronnais dans l’enfer de Buchenwald Dora

Louis Rigal, résistant, déporté politique en Allemagne nazie raconté par sa fille.
Récit issu de l’ouvrage éponyme de 466 pages, édité en 2019. 
Dits par Francine Elzière, Richard Brodet, Yvonne Rigal. 
Directeur artistique Jean-Claude Christophe. 
Musicien et compositeur Baptiste Germser.

Voici le lien pour accéder à SoundCloud par Internet  :