La Libération de Buchenwald au jour le jour – 6 avril 1945

6 avril 1945

47 500 détenus dans le camp. 22 900 dans le grand camp, Plus de 24 000 dans les « écuries » du petit camp.

La Gestapo de Weimar exige que lui soient remis 46 détenus de Buchenwald qu’elle considère comme les têtes de la résistance dans le camp. Parmi eux, effectivement, plusieurs dirigeants importants du Comité international de résistance et de ses directions nationales polonaises, tchèques et hongroises. Ils sont cachés en lieux sûrs.

Le commandant du camp, Pister, reçoit l’ordre d’évacuer les détenus de Buchenwald. Depuis le 1er avril, les SS ont commencé à fair partir du matériel et brûler des papiers. Le 3 avril l’appel des détenus a été supprimé. Le 4 avril, Pister a réuni dans le bâtiment du Kino les détenus – tous internés allemands – membres de la Bergungstruppe (services de secours) leur parlant « d’Allemand à Allemands » et leur disant savoir qu’il existait un poste émetteur clandestin grâce auquel des armes avaient été demandées aux Alliés, armes que les détenus étrangers utiliseraient pour assassiner les détenus allemands. La garnison SS était prête à les protéger. La manœuvre a échoué.

Les détenus du camp ont effectivement fabriqué deux postes émetteurs et ont établi un contact avec les Alliés depuis le 3 avril.

Les troupes de Patton sont au niveau de la ville de Gotha, à 45 kilomètres ouest de Buchenwald. Elles viennent de découvrir le camp d’Ohrdruf, abandonné, parsemé de cadavres, quasiment sans survivants. Elles ont ordre d’attendre. Patton va trop vite. La logistique ne suit pas…

Photographie du camp, avec à gauche le Kino©AFBDK

(a suivre)