La Libération de Buchenwald au jour le jour – 8 avril 1945

8 avril 1945

Cette fois-ci, la totalité du camp doit être évacuée. Il semble que la volonté des SS soit de le faire disparaître. Son bombardement par des avions de la base aérienne, très proche, de Nohra est commandé. Des lance-flammes sont demandés à Weimar. Ces deux informations proviennent des communications téléphoniques interceptées par les détenus entre le Camp et le QG du prince Waldeck-Pyrmont, général de la SS, chef supérieur de la Police de la IXe région militaire, qui a installé son quartier général à Weimar fin février. Il est sur place pour superviser la manœuvre, le camp étant placé sous sa juridiction.

Pour accentuer la pression sur Pister, le commandant du camp, Waldeck-Pyrmont a fait fusiller, sur place, le 5 avril, le prédécesseur de Pister, qui avait été muté à Majdaneck en septembre 1941, le commandant   Karl Koch. Koch n’est pas resté longtemps à Majdaneck. Il est revenu à Buchenwald en juillet 1942, sans affectation particulière et a été arrêté fin aout 1943 et incarcéré à Weimar puis Jugé et condamné à mort en décembre 1944 pour « détournements de fonds et de biens appartenant aux détenus ». Son épouse, la fameuse Ilse Koch, surnommée la Chienne de Buchenwald bien qu’accusée de complicité est innocentée, mais sera jugée après guerre par le tribunal international de Dachau lors du procès de Buchenwald, en avril 1947 et condamné à perpétuité, pour « maltraitance envers les prisonniers. »

Ce dimanche, les SS parviennent à regrouper 4 800 détenus pour un transport qui partira à 21 heures en direction du camp de Dachau. Robert Darsonville fait partie de ce voyage. Il témoigne et des difficultés des SS à constituer ce transport, puis d’un long, long voyage qui le conduira à Salzburg en Autriche. Autre destin, celui de Pierre Ramade, longuement cité par Pierre Durand dans son ouvrage « La résistance des Français à Buchenwald et à Dora », éditions Delga 2020, p 271 et suivantes

Ilse Koch, surnommée la Chienne de Buchenwald, jugée après guerre par le tribunal international de Dachau lors du procès de Buchenwald, en avril 1947 et condamné à perpétuité, pour « maltraitance envers les prisonniers. »