Auteur : admin1894

NÎMES Sémaphore : projection exceptionnelle de « Triangle rouge à Buchenwald »

NÎMES Sémaphore : projection exceptionnelle de « Triangle rouge à Buchenwald »

Le mardi 21 mai 2019, à 18h30, les amis de la Fondation pour la mémoire de la déportation, Mémoire de la déportation, le collectif Histoire et mémoire, en partenariat avec le Sémaphore organisent un projection privée du film événement « Triangle rouge à Buchenwald », réalisé par Anice Clément.
« Triangles rouges à Buchenwald » est le premier film documentaire sur les déportés de France au camp de Buchenwald. À Buchenwald, qui dénombre plus 56 000 victimes, “les triangles rouges” (déportés politiques), organisent une résistance clandestine qui a permis de sauver des milliers de vies. Alors que les troupes américaines approchent du camp, le 11 avril 1945, les groupes de résistance internes libèrent le camp et ses 21 000 prisonniers. Les armes à la main (savamment volées, cachées, remontées patiemment au péril de leur vie), ils livrent aux américains les SS qui n’ont pu s’enfuir.
Le film, d’une heure trente en couleur, est une compilation d’interviews et de témoignages de déportés qui démontrent avec précision comment cette lutte clandestine a pu naître et croître à l’intérieur de cette machine à broyer l’Homme qu’était l’idéologie nazie. Et comment l’esprit de résistance a réussi, malgré le travail forcé, le froid, la faim, les coups, les maladies, la cruauté, les humiliations, à triompher de la haine et de la barbarie. Sorti, l’an dernier, son montage a pu être financé grâce à une campagne participative.
La projection sera suivie d’un débat en présence de Dominique Durand, président du Comité international Buchenwald Dora avec pour invitée Anice Clément, réalisatrice du film.
Mardi 21 mai à 18h30 au cinéma le Sémaphore, rue Porte de France à Nîmes. Prévente possible uniquement sur place aux tarifs habituels (pas de réservation par téléphone).
Alfred Paul, dit Jules Mouton, déporté à Buchenwald et Dachau

Alfred Paul, dit Jules Mouton, déporté à Buchenwald et Dachau

Alfred Paul, dit Jules Mouton, a été victime des deux dernières guerres mondiales : prisonnier lors de la 1ère guerre, il le sera aussi lors de la 2ème et n’en reviendra pas.

Alfred Paul et sa femme Marguerite Françoise Caraud. Photo d’archives d’après les recherches de Michel Dauzat

Il est né le 21 février 1891 à Barbaira (Aude). Mobilisé en 1914 et blessé le 2 décembre de la même année, il est fait prisonnier en Allemagne, rapatrié le 5 décembre 1918 et classé sans affectation en 1935. Il épouse Marguerite Françoise Caraud en 1919. Avec leurs deux enfants, Raymond et Marie-Louise Francine, ils s’installent à Castelnaudary en 1927, où Alfred Paul tient un commerce de tabacs et journaux dans la Grand-Rue. Militant du parti radical-socialiste, lors de la 2ème guerre mondiale, avec Pierre Gaillard, ils créent à Castelnaudary l’Armée Secrète. Arrêté le 25 juin 1944 avec quinze autres personnes à la suite du démantèlement du maquis du Mas-Saintes-Puelles, il est déporté le 17 août 1944 au camp de Buchenwald. Le 9 avril 1945, transféré à Dachau, Alfred Paul décédera au cours du trajet, courant avril 1945.

Son arrière-petit-fils, Jean-Baptiste Mouton, conclut avec cet hommage : «En cette journée du Souvenir des Déportés, je suis particulièrement ému et fier de participer à cet hommage posthume rendu, par nous tous, à mon arrière-grand-père. Au-delà de sa personne, il me revient de saluer les vingt autres personnes de Castelnaudary décédées en déportation. Leur courage, leur sacrifice pour la France, ne peut pas et ne doit pas être oublié. Hommage à eux.»

 

Ces déportés oloronais qui ont survécu à l’horreur du camp de Buchenwald

Ces déportés oloronais qui ont survécu à l’horreur du camp de Buchenwald

Douze Oloronais déportés à Buchenwald ont survécu à l’horreur de ce camp de concentration nazi. Un court-métrage tourné par l’arrière-petit-fils de l’un d’eux et racontant leur parcours sera diffusé après la commémoration aux martyrs de la déportation, le 28 avril.

 

 

 

 

 

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Nîmes. Cérémonie commémoratives de la journée nationale du souvenir et de la déportation

Nîmes. Cérémonie commémoratives de la journée nationale du souvenir et de la déportation

Partout en France, on se souvient des victimes de la déportation.

À l’occasion de la journée nationale du souvenir et de la déportation, une cérémonie se tenait ce matin au monument des martyrs de la résistance sur le boulevard Jean Jaurès.

Le chant des marais retentit dans la crypte sous le monument où repose un immense gisant de pierre à la mémoire des martyrs de la déportation (photo Véronique Camplan)

De nombreuse personnalités, représentants des associations de déportés et internés, Andrée Julien, déportée résistante et Dominique Durand, président de l’association d’ amis de la fondation pour la mémoire de la déportation, se sont retrouvés pour se recueillir ensemble à a mémoire des martyrs de la déportation.

Après les honneurs militaires, Andrée Julien a lu « pour ne pas oublier », le Message pour la journée nationale du souvenir des victimes et héros de la déportation, rédigé la fédération nationale des déportés et internée, résistants et patriotes, de la Fondation pour la mémoire de la déportation  et les associations de mémoire des camps nazis. Il rappelle es substance que cette journée est l’occasion d’évoquer la mémoire de tous ceux femmes, hommes et enfants, envoyés par milliers dans les camps de concentration ou d’extermination nazi. « Une mémoire qui doit rester vive dans l’esprit des générations futures qui doivent poursuivre ce combat contre l’égoïsme la peur. »

C’est ensuite Dominique Durand qui a pris la parole pour lire le serment de Buchenwald, dont les rescapés sont venus honorer la mémoire des 51 000 prisonniers assassinés dans ce camp nazi. Après le souvenir, des remerciements à tous ceux qui on contribué à la libération pour terminer sur un idéal de construction « dans un monde nouveau dans la paix et la liberté. » 

Après les dépôts de gerbe, la sonnerie aux morts, une minute de silence et l’hymne national, le « Glas de Buchenwald » a retenti, puis les porte-drapeaux sont descendus dans la crypte suivis des autorités et des participants pour écouter « le chant des marais ».

La cérémonie s’est achevée après que le préfet ait remercié les portes-drapeaux.

Véronique Palomar Camplan

Message pour la journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la Déportation

Message pour la journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la Déportation

La journée nationale du souvenir des martyrs et des héros de la déportation instaurée par loi de 1954, est l’occasion de rappeler chaque année que des hommes, des femmes et des enfants, ont été envoyés pendant la Seconde Guerre mondiale, dans des camps de concentration ou d’extermination nazis qui ont souillé et durablement meurtri les peuples, les populations juives et les territoires occupés d’Europe.

Elle est aussi l’occasion de rendre hommage à toutes celles et ceux qui, en dépit des souffrances et de la terreur auxquelles ils étaient confrontés, ont su surmonter leur épuisement et rester des êtres humains, sauver des vies et poursuivre, en en assumant les risques, la lutte clandestine contre l’idéologie et les objectifs de guerre de l’ennemi.

Les rescapés de cet enfer qui inspira leurs serments à la Libération des camps et leur vision d’un monde plus fraternel, pacifique et solidaire, expriment aujourd’hui leur inquiétude en particulier devant la montée des nationalismes et l’affichage de divisions internes dans une Europe dont la vocation se doit d’être facteur de paix, de solidarité et de prospérité pour les pays qui la composent.

Sauvegarder la mémoire des souffrances vécues par les déportés et celle de l’espérance qui les guida,  doit permettre de l’emporter sur les obscurantismes, les fanatismes, le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie toujours prompts à resurgir, et dont chacun sait où ils peuvent conduire.

Au-delà d’une journée symbolique, la mémoire de la déportation doit guider  les générations nouvelles vers la construction d’une Europe ouverte et solidaire dans le combat contre les nationalismes, l’exclusion et l’instrumentalisation des peurs collectives.

L’Europe est un symbole de paix, elle doit aussi demeurer un symbole de fraternité et de respect de la dignité humaine.

Message rédigé par :

La Fédération des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes (FNDIRP)
La Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD)
L’Union Nationale des Associations des Déportés, Internés et Familles de Disparus (UNADIF) et les Associations de mémoire des camps nazis.

 

SÉANCE EXCEPTIONNELLE « DAVID ROUSSET »

SÉANCE EXCEPTIONNELLE « DAVID ROUSSET »

À l’Auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris,
sous l’égide de la Maire de Paris,
le 9 avril 2019 à 14h

Pour l’anniversaire de la Libération de Buchenwald, en partenariat avec l’association l’association CINE HISTOIRE, l’Association Buchenwald, Dora et Kommandos organise une séance dédiée à David Rousset et à ses travaux pour révéler les systèmes concentrationnaires dans le monde.

David Rousset, journaliste, écrivain, dirigeant du mouvement trotskiste avant-guerre, est l’auteur d’une des premières descriptions de la société concentrationnaire parue en 1946 sous le titre L’univers concentrationnaire, Prix Renaudot 1946. Puis, l’année suivante, il publie un roman de 800 pages : Les Jours de notre mort. Il n’aura de cesse par la suite, jusqu’à son décès en 1997, de dénoncer tous les systèmes concentrationnaires dans le monde, de l’URSS à la Chine, mais aussi, dès la fin des années 1940, de Grèce, d’Espagne et de Yougoslavie, sans oublier son voyage en Algérie avec Germaine Tillion dans le cadre de la Commission internationale contre le régime concentrationnaire (CICRC), qu’il avait créée avec l’appel aux déportés de 1949.
Ces rapprochements, dans le contexte de la guerre froide, lui valurent de nombreuses critiques de ses camarades déportés français et sont à l’origine d’un schisme dans le mouvement déporté.

Entrée libre, mais inscription obligatoire dans les limites des places disponibles : contact@buchenwald-dora.fr

ou par courrier à : Association Française Buchenwald, Dora et Kommandos, 3 rue de Vincennes 93100 Montreuil

 

Antonín Kalina, le Schindler tchèque oublié

Antonín Kalina, le Schindler tchèque oublié

Elie Wiesel, Imre Kertész et d’autres noms moins connus du grand public ont un point commun tragique : enfants ou adolescents, ils sont passés par le camp de concentration de Buchenwald. Ils partagent un autre point commun : un homme providentiel, Antonín Kalina, un Tchèque qui, au péril de sa vie, a réussi, au sein même du camp, à sauver des centaines d’enfants juifs. Honoré du titre de « Juste parmi les nations » en 2012 à titre posthume, Antonín Kalina est pourtant tombé dans l’oubli pendant près d’un demi-siècle.

« La première fois que j’ai entendu son nom, c’était en Israël au milieu des années 1990. Lors d’un débat, j’ai entendu le nom de Kalina et j’ai appris qu’il était originaire de Tchécoslovaquie, que c’était un prisonnier politique à Buchenwald et qu’il avait réussi à sauver entre 1 000 et 1 300 enfants. J’étais très surpris : c’était l’époque où on parlait beaucoup d’Oskar Schindler. C’est évidemment normal et j’ai, comme beaucoup d’autres, beaucoup de respect pour ce qu’il a réussi à faire. Mais j’étais étonné d’apprendre que l’histoire d’Antonín Kalina soit si méconnue. »

EN SAVOIR PLUS

L’Association des Amis de la Fondation de la Résistance propose un nouveau rendez-vous, celui de visionner et d’écouter depuis son site les voix de résistants et de déportés, aussi parfois celles de leurs familles ou de leurs camarades à partir d’un simple « clic ».

Voici, par exemple, quatre témoignages d’anciens de Buchenwald :