Auteur : AFBDK

Rencontre avec Nikolaus Wachsmann autour de son livre : KL. Une histoire des camps de concentration nazis.

Rencontre avec Nikolaus Wachsmann autour de son livre : KL. Une histoire des camps de concentration nazis.

Nikolaus Wachsmann est professeur d’histoire contemporaine au Birbeck College de l’Université de Londres depuis 2005.

Il a écrit la première histoire globale des camps nazis de 1933 à 1945 puis de leur survivance dans la mémoire occidentale. Son ouvrage est un de ces livres majeurs qui, par le recours à des milliers de pages d’archives administratives ou de témoignages personnels, par le jeu d’échelles du centre du pouvoir nazi à la condition du concentrationnaire dans sa baraque, marquent une étape dans la discipline.

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Un livre témoignage sur Buchenwald

Un livre témoignage sur Buchenwald

Publié le | Mis à jour le

Buchenwald par ses témoins, c’est le sujet de la rencontre dédicace qui était organisée par la médiathèque de La Ferté-Imbault (avant les mesures gouvernementales de confinement), avec la participation de Dominique Orlowsky, lauréate du label 2018, Livres en Loir-et-Cher. « J’ai cherché à comprendre à la mort de mon père, lui-même déporté, mais qui n’avait jamais beaucoup raconté cette période, et puis rendre hommage à ces femmes, ces hommes, dont le sacrifice, l’idéal et le combat sont trop peu expliqués, transmis. »
Elle s’engage alors dans l’association française Buchenwald, Dora et kommandos, et réalise le Mémorial de Buchenwald qui recense le parcours de chacun des 29.500 déportés. Ensuite, elle découvre le camp, son histoire, le pourquoi de son existence. Elle recueille de nombreux témoignages, des dessins, des histoires du quotidien, qui lui ont permis d’écrire ce livre qui relate le sacrifice de tous ces déportés. Les auditeurs présents ont ensuite posé beaucoup de questions sur cette période de notre histoire.

LA CONFÉRENCE DE NIKOLAUS WACHSMANN

LA CONFÉRENCE DE NIKOLAUS WACHSMANN

LA CONFÉRENCE DE NIKOLAUS WACHSMANN
à l’invitation de l’Union des associations de mémoire des camps nazis 

Dans le cadre prestigieux du Grand Salon de la Sorbonne, à l’initiative de l’Union des associations de mémoire des camps nazis (Interamicale), qu’avait bien voulu soutenir le Recteur de l’académie de Paris, une importante conférence de l’historien Nikolaus Wachsmann s’est tenue lundi 2 mars. Après quelques mots d’accueil par Monsieur Rachid Azzouz, représentant le Recteur, il revint à Dominique Durand d’ouvrir la séance au nom de l’Interamicale et à Dominique Boueilh de conclure.

Nikolaus Wachsmann, professeur à Birbeck College (Université de Londres) est l’auteur de l’imposante somme traduite en français en 2017 sous le titre : KL. Une Histoire des camps de concentration nazis. Devant un public constitué de membres des associations, d’universitaires et d’élèves et étudiants d’Île-de-France encadrés par leurs professeurs, Nikolaus Wachsmann a répondu aux sagaces questions d’Emmanuel Laurentin, journaliste à France Culture.

Posant d’emblée le problème du langage approprié pour ce sujet sensible, il a insisté sur l’importance et la diversité des témoignages individuels, chaque parcours étant unique. Le temps est selon lui peut-être venu de synthétiser les apports des témoins et de plusieurs générations d’historiens dans ce qu’il a nommé une « histoire intégrée ». Interrogé sur les origines de ces camps, peu connue en France, il a insisté sur leur diversité initiale, les hésitations voire l’improvisation dont ils furent d’abord le résultat, avant que leur soit donnée une forme de cohérence – toutefois adaptable aux phases successives de leurs douze années d’existence, la guerre leur donnant une dimension nouvelle. Les SS y conçurent leur action comme une forme de guerre intérieure au Reich ; la fonction du travail y évolua, de la pure humiliation à l’exploitation économique d’une population esclave ; la société allemande y trouva une image terrorisante et galvanisante. Nikolaus Wachsmann dénonce à ce propos deux mythes : celui d’un peuple allemand innocent parce qu’ignorant ; et celui du « grand silence » de la mémoire des années 50-60 en Europe.
Pour illustrer la complexité de cette histoire, Nikolaus Wachsmann a repris, comme dans son ouvrage, l’exemple de l’évolution spécifique du camp d’Auschwitz. Il s’est, pour terminer, avancé sur la piste d’une histoire « émotionnelle » où les témoignages des détenus trouveraient toute leur place – mais où les bourreaux auraient aussi, à leur manière, la leur.

Claude Simon

Un Aveyronnais dans l’enfer de Buchenwald Dora

Un Aveyronnais dans l’enfer de Buchenwald Dora

Nous avons le plaisir de vous annoncer l’édition sur SoundCloud, du livre-audio extrait de l’ouvrage

Un Aveyronnais dans l’enfer de Buchenwald Dora

Louis Rigal, résistant, déporté politique en Allemagne nazie raconté par sa fille.
Récit issu de l’ouvrage éponyme de 466 pages, édité en 2019. 
Dits par Francine Elzière, Richard Brodet, Yvonne Rigal. 
Directeur artistique Jean-Claude Christophe. 
Musicien et compositeur Baptiste Germser.

Voici le lien pour accéder à SoundCloud par Internet  :
Message de la Journée nationale du Souvenir des Victimes et des Héros de la Déportation – Dimanche 26 avril 2020

Message de la Journée nationale du Souvenir des Victimes et des Héros de la Déportation – Dimanche 26 avril 2020

Il y a soixante quinze ans, au printemps 1945, plus de 700 000 hommes, femmes et enfants étaient regroupés dans ce qui restait de l’univers concentrationnaire et génocidaire nazi à l’agonie.
La moitié d’entre eux devait encore périr, notamment dans les marches de la mort, avant que les armées alliées, dans leur progression, n’ouvrent enfin les portes des camps sur une insoutenable vision d’horreur.
Les survivants de ce drame du genre humain, par leur esprit de résistance, leur volonté et leur profond attachement à préserver leur dignité, ont surmonté des conditions inhumaines malgré la présence et la menace permanentes de la mort.
Le 1er octobre 1946 s’achevait le procès de Nuremberg qui fondait la notion de « crime contre l’humanité » et posait les bases du droit pénal international.
De tout cela, rien ne doit être oublié…
Et pourtant, si les déportés ont su montrer dans les pires circonstances que la résistance face au crime demeurait toujours possible, leur persévérance à témoigner partout et auprès de tous ne suffit pas à faire disparaître la haine, le racisme, la xénophobie, l’antisémitisme et le rejet des différences.
Combattre sans relâche les idéologies qui affaiblissent notre modèle républicain et prônent le retour à l’obscurantisme et au fanatisme,
Promouvoir la tolérance,
Investir dans l’éducation morale et civique des jeunes générations.
C’est le message des déportés, qui veulent faire de la journée nationale du Souvenir des Victimes et des Héros de la Déportation, une journée d’hommage, de recueillement, et plus encore, d’engagement personnel.
La période dramatique de la déportation rappelle en effet cruellement que les êtres humains sont responsables de l’avenir qu’ils préparent à leurs enfants, et qu’ils partagent une même communauté de destin.
Ce message a été rédigé conjointement par :
La Fédération Nationale des Déportés, internés, Résistants et Patriotes (FNDIRP)
La Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD) et les Associations de mémoire des camps nazis,
L’Union Nationale des Associations de Déportés, Internés, de la Résistance et Familles (UNADIF-FNDIR)

Rencontre avec l’historien Nikolaus Wachsmann

Rencontre avec l’historien Nikolaus Wachsmann

Le Rectorat de l’Académie de Paris  et l’Union des Associations de mémoire des Camps nazis vous invitent

Le lundi 2 mars 2020 à 14.00 dans le Grand Salon de La Sorbonne, 47 rue des Ecoles 75005 Paris

A une rencontre avec l’historien

NIKOLAUS WACHSMANN

Professeur d’histoire contemporaine à Birkbeck College, Université de Londres

Autour de son livre

Gallimard, 2017

Renseignements et inscription auprès de l’Association française Buchenwald Dora

contact@buchenwald-dora.fr ou  01 43 62 62 04

Land de Thüringe, une situation préoccupante

Land de Thüringe, une situation préoccupante

L’Association française Buchenwald-Dora et Kommandos considère comme positive la démission, sous pression notamment de la chancelière allemande Mme Angela Merkel, de M. Kemmerich, député FDP libéral élu le 5 avril Président de l’Etat libre de Thüringe avec les voix des formations de droite du Parlement de ce Land et celles de l’extrême droite, le Parti néo fasciste AfD. Bodo Ramelow, membre de die Linke, qui jouait sa réélection, avait été battu, au troisième tour, d’une voix.

« Nous avons obtenu la plus belle des victoires, en Thuringe. A présent nous sommes vraiment un parti incontournable là-bas ; les partis de Thuringe, qui formaient auparavant le gouvernement, ne peuvent plus former de majorité sans notre participation. » Cette citation n’est pas celle du leader local de l’AfD M. Björn Höcke, mais d’Adolphe Hitler, le 2 février 1930. Un National-socialiste Wilhelm Frick, venait d’être nommé ministre de l’Intérieur et de l’Education du Land. En mars 1933 c’est lui qui comme ministre de l’Intérieur cette fois-ci du Reich, initiera la première loi excluant tous les juifs de la Fonction publique.

Le parti d’Hitler était devenu « faiseur de Roi » tout comme l ‘AfD l’est devenu en 2020 en Thüringe, le tabou de l’alliance entre la droite classique, celle de la CDU-CSU avec l’AfD ayant sauté.

Et le 5 février au soir l’éditorialiste de la chaîne allemande ZDF, ajoutait que le terminus de cette répétition de l’histoire c’était Buchenwald.

Toutes les forces de la société civile doivent prouver leur capacité de résistance aux discours de haine et d’exclusion. La droite allemande doit se ressaisir, la gauche et les verts retrouver une majorité puisque la situation appelle de nouvelles élections vont avoir lieu.

C’est dans ce contexte que vont avoir lieu les commémorations de la libération de Buchenwald, le 5 avril.

Elles se dérouleront en présence du Président de la République fédérale allemande au Théâtre national de Weimar et sur la place d’Appel du camp. Elles serons, n’en doutons pas, l’un des points forts de cette résistance.

N’oublions pas que M.Höcke avait considéré le Mémorial de l’Holocauste à Berlin de « Monument de la Honte » et appelé à un « revirement à 180° de la politique de mémoire » en Allemagne

Auschwitz : 75 portraits de rescapés exposés en Allemagne 75 ans après la libération du camp

Auschwitz : 75 portraits de rescapés exposés en Allemagne 75 ans après la libération du camp

Auschwitz : 75 portraits de rescapés exposés en Allemagne 75 ans après la libération du camp

75 portraits de rescapés d’Auschwitz, signés du célèbre photographe Martin Schoeller sont exposés dans les galeries d’une ancienne mine allemande transformée en musée. Leurs photos sont accrochées au musée de la Ruhr, à Essen en Allemagne, à l’occasion du 75e anniversaire de la libération du camp d’extermination nazi.
La chancelière allemande était présente pour l’ouverture de l’exposition qu’elle a inaugurée avec Naftali Fürst, l’un des 75 survivants d’Auschwitz photographiés.
Berlin a affrété pour lui un avion pour le conduire jusqu’à l’exposition
Naftali Fürst a 87 ans, il vit aujourd’hui à Tel Aviv et Berlin a affrété pour lui un avion pour le conduire jusqu’à l’exposition. Il y a 75 ans, Naftali Fürst avait été photographié une première fois avec d’autres déportés dans une baraque du camp de Buchenwald.
Naftali Fürst, survivant d’Auschwitz : « J’ai été libéré à Buchenwald, j’ai été photographié là-bas à ce moment là et maintenant, 75 ans après, par Martin Schoeller.
Deux photos à 75 ans d’intervalle et la boucle se ferme. »
Angela Merkel, chancelière allemande : « Les personnes en photo nous regardent dans les yeux, elles s’adressent à nous par leur regard. Comment vivre avec ces blessures qui ne disparaîtront jamais ?
Comment est-ce possible ? Comment les survivants parviennent-ils à témoigner de ce qui leur est arrivé ? »
Les portraits ont été réalisés en juin dernier au mémorial de Yad Vashem, à Jérusalem.
Le photographe Martin Schoeller, qui a photographié les personnalités les plus célèbres de la planète, dit qu’il s’agit des photos les plus bouleversantes qu’il ait prises jusqu’ici.
L’exposition s’intitule « Les visages de la vie après l’Holocauste. »

Le directeur du Mémorial de Buchenwald déplore la hausse des provocations d’extrême-droite

Le directeur du Mémorial de Buchenwald déplore la hausse des provocations d’extrême-droite

Le directeur du Mémorial du camp de concentration allemand de Buchenwald déplore une hausse des provocations d’extrême-droite. Contestation des réalités historiques lors des visites et messages dans les Livres d’Or sont de plus en plus courants, de manière orchestrée.

Les fours crématoires à Buchenwald.
Les fours crématoires à Buchenwald. | REUTERS / KAI PFAFFENBACH

Le directeur du Mémorial du camp de concentration allemand de Buchenwald, Volkhard Knigge, a déploré jeudi une recrudescence des provocations perpétrées par des visiteurs d’extrême droite qui relativisent l’ampleur des crimes commis par les nazis.

Il y a de plus en plus de perturbations ciblées et préparées des visites guidées, s’est inquiété Volkhard Knigge dans le quotidien régional allemand Neue Westfälische, alors que des dirigeants du monde entier sont réunis jeudi en Israël pour marquer le 75e anniversaire de la libération du camp d’extermination d’Auschwitz (Pologne) par l’Armée rouge le 27 janvier 1945.

Messages dans les livres d’Or

Dans les livres d’Or se trouvent de plus en plus de messages dans lesquels le nazisme et les camps de concentration sont jugés bons et utiles pour les Allemands, a également regretté cet historien qui dirige le mémorial depuis 1994.

Des militants d’extrême-droite se glissent parmi les groupes de visiteurs et attendent le moment opportun pour nier l’Holocauste ou mettre en doute le nombre de victimes, a-t-il expliqué.

Ces interventions sont souvent filmées afin que les vidéos soient ensuite diffusées dans ces groupuscules extrémistes, selon lui.

Formation des employés

Ces incidents, a-t-il assuré, sont un indice à prendre au sérieux que quelque chose se rompt en terme de conscience historique, de sensibilité humaine et d’orientation politique et démocratique.

En réaction, les employés du Mémorial de Buchenwald ont été formés pour pouvoir répondre à ce genre d’incidents, a-t-il souligné.

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