Auteur : admin1894

DÉCLARATION DU COMITÉ INTERNATIONAL BUCHENWALD DORA CONCERNANT LA RÉSOLUTION DU PARLEMENT EUROPÉEN DU 19 SEPTEMBRE 2019

DÉCLARATION DU COMITÉ INTERNATIONAL BUCHENWALD DORA CONCERNANT LA RÉSOLUTION DU PARLEMENT EUROPÉEN DU 19 SEPTEMBRE 2019

DÉCLARATION DU CIBD CONCERNANT LA RÉSOLUTION DU PARLEMENT EUROPÉEN DU 19 SEPTEMBRE 2019 SUR L’IMPORTANCE DE LA MÉMOIRE EUROPÉENNE POUR L’AVENIR DE L’EUROPE

Le Comité international Buchenwald Dora et Kommandos (CIBD) exprime sa vive inquiétude sur la Résolution du Parlement européen du 19.9.2019 concernant l‘importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe.

Le CIBD considère que le texte de cette première résolution du Parlement européen nouvellement élu sur le rôle de la mémoire historique pour l’éducation de la jeunesse et la construction d’une Europe libre et démocratique, est une insulte intolérable aux victimes du fascisme et du nazisme de même qu’aux constructeurs d’une Europe apaisée, démocratique et libre.

La Résolution susnommée se préoccupe à juste titre dans la dernière partie de son texte de la montée des haines identitaires en Europe. Elle demande l’interdiction des groupes néofascistes et néonazis (point 20) Elle souligne par ailleurs qu’il « convient de continuer de puiser dans le passé tragique de l’Europe l’inspiration morale et politique nécessaire pour relever les défis du monde contemporain, et en particulier pour lutter pour un monde plus juste, bâtir des sociétés et communautés tolérantes et ouvertes qui accueillent les minorités sexuelles, religieuses et ethniques, et s’assurer que les valeurs européennes bénéficient à tous » (point 21). Cependant, cette résolution reste le fruit de compromis malsains, et développe des arguments fallacieux et inacceptables, qui maltraitent la vérité historique.

C’est pourquoi le CIBD exige retrait immédiat de la Résolution P9_TA-PROV(2019)0021.

Le CIBD s’appuie sur l’argumentaire suivant dans sa présente déclaration :

  1. Le CIBD déplore que la Résolution présente du Parlement européen sur l’importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe, ne fasse nulle part état dans son texte de la Résolution décisive du Parlement européen du 11 février 1993 sur « La protection et la préservation des sites de mémoire des anciens camps de concentration ».
  2. Le CIBD rappelle qu’on ne peut en aucun cas mettre sur un même plan et définir sous le vocable général de « totalitarisme » tel qu’il a été appliqué dès les années 30 au régime de Mussolini, le nazisme d’Hitler et le communisme de Staline. Certains parlementaires oublient que leurs pays, situés dans l’orbite nazie ont développé leur propre forme de totalitarismes durant ces années : la Finlande, l’Espagne, le Portugal, la Hongrie, la Pologne …

Le CIBD exige qu’une résolution du Parlement européen sur la prise de conscience du passé ne passe pas sous silence les spécificités du nazisme ; le racisme, l’antisémitisme, le génocides des Juifs et des Sinti et Roms, les crimes contre les malades mentaux et physiques sont le socle de ce que fut la politique nazie, parallèlement aux massacres qui furent perpétrés de façon planifiée et systématique contre les populations slaves, ainsi que la mise en esclavage de millions d’hommes, de femmes et d’enfants contraints aux travaux de force en Allemagne et dans les pays occupés par le IIIème Reich. C’est cette idéologie criminelle qui fut combattue               par l’ensemble des Nations qui se réunirent dans l’Organisation des Nations Unies en 1945.

  1. Le CIBD, contrairement au texte de la Résolution du Parlement européen du 19.9 2019 (point 2), s’élève contre l’affirmation que le Pacte germano-soviétique (connu sous le nom de Molotov-Ribbentrop) est l’origine de la Deuxième Guerre mondiale. C’est négliger dans ce texte d’autres causes telles que : le Traité de Versailles, la crise économique de 1929, la réoccupation de la Sarre (1935), le pacte Anti-Komintern, (novembre 1936), l’axe Rome-Berlin (novembre 1936), l’annexion consentie de l’Autriche (mars 1938), les accords de Munich (septembre 1938) : n’oublions pas les mots célèbres de Winston Churchill au Premier ministre britannique Chamberlain: « Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur, vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre».

La résolution passe également sous silence l’occupation par les nazis de la région des Sudètes (octobre 1938), l’invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes allemandes (mars 1939).

  1. Le CIBD regrette une vision limitée dans la Résolution de ce que fut la souffrance infligée à la Russie, décrite comme « la plus grande victime du totalitarisme communiste » (point 15). C’est oublier les souffrances et les pertes infligées à l’Union soviétique par l’agression nazie à l’ouest, et par les forces japonaises à l’Est du territoire.
  2. Le CIBD condamne que la résolution passe sous silence absolu le génocide et la souffrance du peuple des Sinti et Rom, de même qu’elle ignore les persécutions engendrées contre les homosexuels. Sont également laissés dans l’ignorance complète les persécutions politiques, l’internement et la déportation de millions d’êtres humains en Europe ainsi que l’exploitation sauvage dont ils furent victimes dans les usines de guerre nazies.

EN 2020, un musée sera inauguré à Weimar sur le thème du Travail forcé sous le national-socialisme, portant le destin tragique des internés et déportés du régime nazi à la connaissance élargie du public.

  1. Le CIBD rappelle -et constate qu’il n’en est nulle part question dans ce texte- que de nombreux communistes allemands furent les premières victimes des camps de concentration nazis dès leurs ouvertures. Leur souvenir ne peut tomber dans l’oubli.

 

Les anciens déportés du camp de Buchenwald et de ses camps extérieurs ont vécu dans leur cœur et dans leur chair ces évènements sans précédents, qui sont les spécificités de l’idéologie nazie.

Pour ces raisons,

Au nom des survivants des camps issus de toutes les nations, et des victimes de Buchenwald et de ses 139 kommandos,

Au nom de toutes les victimes de la barbarie nazie,

Le CIBD juge que ce texte est une insulte inacceptable à la mémoire de ces victimes et à ceux qui ont combattu pour une Europe humaniste et rejette catégoriquement la résolution du Parlement européen du 19.9.2019 sur l’importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe ».

Si la construction d’une prise de conscience européenne du passé pour l’avenir de l’Europe doit « reposer » sur la dénonciation de toutes les atteintes aux droits de l’homme, aux violations des libertés, le CIBD déclare que celle-ci doit se faire dans le respect de la vérité historique, sans comparaison forcée ni amalgame politique.

Le Comité International Buchenwald Dora et Kommandos

Le 8.10.2019

Le théâtre Les Déchargeurs présente « Ravensbrück 1943 » (Offre partenaire)

Le théâtre Les Déchargeurs présente « Ravensbrück 1943 » (Offre partenaire)

Offre partenaire – Le théâtre les Déchargeurs / Du 3 au 14 décembre (à 19h)

Le théâtre Les Déchargeurs présente Ravensbrück 1943, de Patrick Antoine, interprété par Grégory Antoine, Maï David et Inga Koller.

De 1939 à 1945, 132 000 femmes sont détenues dans le camp de Ravensbrück, à 80km de Berlin. Elles sont Polonaises, Juives, Françaises et Tziganes et font l’objet de sévices permanents. Battues, astreintes à un travail harassant, peu d’entre elles survivront et 90 000 furent assassinées. Pourtant dans cet enfer, deux femmes, différentes en tout ce qu’on peut être, se sont rapprochées dans l’impensable. Entre elles, rien ne s’est produit que l’on puisse décrire. Au milieu du désespoir, une métamorphose ou l’instant de survie les pousseront pourtant l’une vers l’autre.
Places à 12 euros disponibles avec le code promotionnel AFBDK (en majuscules) sur le site : http://www.lesdechargeurs.fr/spectacle/ravensbruck-1943

Informations au 01 40 05 06 96

Le rescapé des camps Elie Buzyn revient

Le rescapé des camps Elie Buzyn revient

Publié le , mis à jour

Sitôt libéré des camps de la mort, où il a survécu de manière incroyable, Elie Buzyn se retrouve en France dans une «ferme-école» : Mombardon dans le Gers. À 91 ans, il y est revenu hier peu après des interventions dans des collèges. Ce matin, il retrace sa vie et son passage dans le Gers pour la Société archéologique.

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EN SAVOIR PLUS SUR ELIE BUZYN

 

 

Le Grand-Lucé : Roger Morel a son nom sur le monument aux morts

Le Grand-Lucé : Roger Morel a son nom sur le monument aux morts

La commune, des personnalités civiles et militaires et son fils Alain ont rendu hommage, samedi matin, à Roger Morel, mort pour la France en déportation.

Roger Morel est un enfant de la commune, né au café de la Gare en 1905. Engagé militaire en 1927 dans l’armée de l’Air, il entre dans la clandestinité en 1942, dans le Vaucluse, jusqu’à son arrestation, en 1943, par la Gestapo.

Il est transféré à la prison de Fresnes, puis après de nombreux interrogatoires, il est transféré le 29 novembre 1943 au camp de Neue Bremen puis à Buchenwald (où il reçoit le matricule KLB 28981) et enfin Dora, où il meurt en 1944 des suites de mauvais traitements.

S’il est sorti de l’ombre, c’est grâce à Pierre Naudet. Ce passionné d’histoire met un point d’honneur à honorer ceux qui sont morts pour la France presque anonymement.

C’est Alain Morel qui a dévoilé la plaque commémorative, où le nom de Roger Morel est gravé en lettres d’or. Désormais, ce capitaine fait partie, à part entière, des héros lucéens qui souhaitaient que leur pays reste libre.

 

PROGRAMME EXCEPTIONNEL DU VOYAGE DE MÉMOIRE ET D’ÉTUDE 2020

PROGRAMME EXCEPTIONNEL DU VOYAGE DE MÉMOIRE ET D’ÉTUDE 2020

PROGRAMME EXCEPTIONNEL
DU VOYAGE DE MÉMOIRE ET D’ÉTUDE 2020

À L’OCCASION DU 75e ANNIVERSAIRE DE LA LIBÉRATION DES CAMPS DE BUCHENWALD,
DORA ET DE LEURS KOMMANDOS

DU VENDREDI 10 AU MERCREDI 15 AVRIL 2020

PROGRAMME

VENDREDI 10 AVRIL
VOYAGE ALLER

SAMEDI 11 AVRIL
VISITE DU CAMP DE BUCHENWALD (TOUTE LA JOURNÉE)
Visites du Camp de Buchenwald, de son Musée et participation aux cérémonies du 75ème anniversaire de la libération du Camp sur la place d’appel à 15h15

DIMANCHE 12 AVRIL
VISITES DES CAMPS DE DORA ET D’ELLRICH
Le matin : visites du Camp de Dora, du Musée et du Tunnel
L’après-midi : visite du Kommando d’Ellrich

LUNDI 13 ET MARDI 14 AVRIL
(DEUX PROGRAMMES POSSIBLES À CHOISIR LORS DE L’INSCRIPTION)

PROGRAMME A (NORD)

LUNDI 13 AVRIL 2019
Visite du Kommando de Langenstein-Zwieberge en présence de Nicolas Bertrand, directeur du Mémorial de Langenstein

MARDI 14 AVRIL 2019
Visite du site de Gardelegen et du mémorial du massacre de la grange de Gardelegen et du nouveau musée

PROGRAMME B (SUD)

LUNDI 13 AVRIL 2019
Visite du Kommando de Laura (site, carrière et exposition)

MARDI 14 AVRIL 2019
Visite du site du camp de concentration de Flossenbürg, en Bavière (site, carrière, musée)

MERCREDI 15 AVRIL
VOYAGE RETOUR

***

Le tarif comprend tous les transports en autocar grand confort de Paris à Paris, l’hébergement, la restauration, l’ensemble des visites par nos accompagnateurs ou par des guides francophones sur place, l’assistance rapatriement.

TÉLÉCHARGER LE PROGRAMME ET LE BULLETIN D’INSCRIPTION

Conférence sur Buchenwald

Conférence sur Buchenwald

L’ouvrage « Buchenwald par ses témoins », présenté, samedi, à l’hôtel d’Effiat, est constitué de deux parties. Une première qui raconte l’histoire du camp de concentration de Buchenwald et un large dictionnaire pour la seconde.
Après un court historique rappelant l’origine du phénomène concentrationnaire qualifié ici d’enfermement radical qui se développera particulièrement après 1930 en Allemagne après l’arrivée d’Hitler au pouvoir, l’auteure Dominique Orlowski décrit la naissance et la construction du camp durant l’été 1937. Dans la seconde partie, l’auteure parle du dictionnaire avec près de 500 entrées . Toutes les entrées du dictionnaire sont constituées de témoignages et d’archives privées avec de nombreux dessins faits par les détenus eux-mêmes.

Mort à 106 ans du plus vieux rescapé autrichien de l’Holocauste

Mort à 106 ans du plus vieux rescapé autrichien de l’Holocauste

24NEWS – AFP

Il avait survécu à quatre camps de concentration et témoignait inlassablement auprès des jeunes générations : le plus vieux rescapé autrichien des camps de la mort, Marko Feingold, est décédé jeudi à l’âge de 106 ans, a annoncé vendredi la communauté juive de Vienne (IKG).

Malgré son grand âge, il enchaînait encore jusqu’à récemment conférences et interventions scolaires. « J’ai dû parler devant un demi-million de personnes au total », avait-il confié en 2018.

Né le 28 mai 1913 sujet austro-hongrois, sur le territoire de l’actuelle Slovaquie, Marko Feingold avait été arrêté à Prague et déporté à Auschwitz en 1940.

« Ils m’ont dit que j’avais trois mois à vivre. C’était vrai: au bout de deux mois et demi j’étais sur le point de succomber d’épuisement quand par chance j’ai pu faire partie d’un convoi pour Neuengamme », un autre camp situé en Allemagne.

Marko Feingold, matricule 11.996, sera par la suite encore transféré dans deux autres camps, à Dachau puis à Buchenwald, où il sauve sa vie grâce à sa qualification de maçon.

Seul survivant de sa famille, il quitte Buchenwald, libéré par les Américains, en mai 1945 mais ne peut rejoindre Vienne comme il le souhaitait, le transit par la zone d’occupation soviétique en Autriche étant interdit au groupe de rescapés dont il fait partie.

« Un soldat russe nous a dit avoir l’ordre de ne pas nous laisser passer: le nouveau chancelier (social-démocrate) Karl Renner avait dit: ‘on ne reprendra pas les Juifs' », racontait-il.

Marko Feingold décide alors de s’établir à Salzbourg, en zone américaine, où il a résidé jusqu’à sa mort et présidé la petite communauté juive de la ville.

Après la guerre, jusqu’en 1947, il avait établi une filière qui a permis à « 100.000 Juifs d’émigrer en Palestine » via l’Italie.

 

Conférence: « Le camp de concentration de Neuengamme, camp méconnu du système concentrationnaire nazi »

Conférence: « Le camp de concentration de Neuengamme, camp méconnu du système concentrationnaire nazi »

Anne Hidalgo, Maire de Paris
 
Catherine Vieu-Charier, Adjointe à la Maire de Paris chargée de la Mémoire et du monde combattant, Correspondant Défense
 
et Jean-Michel Clère, Président de l’Amicale de Neuengamme et de ses Kommandos
 
ont le plaisir de vous inviter à la conférence: « Le camp de concentration de Neuengamme, camp méconnu du système concentrationnaire nazi« 
 
le vendredi 20 septembre 2019 à 18 heures à l’auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris (5 rue de Lobau, Métro Hôtel de Ville)
 
Vous trouverez le carton d’invitation à cette conférence en pièce jointe.
 
N’hésitez pas à le transférer à toute personne que vous jugeriez potentiellement intéressée.
 
Pour la bonne organisation de cette conférence, merci de bien vouloir répondre à ce mail dans le cas où vous souhaiteriez y assister afin de nous en informer.
 
Nous espérons vous y retrouver nombreux.
Nouvel échange franco-allemand entre le collège Guynemer de Montbéliard et le Goethe Gymnasium de Ludwigsburg

Nouvel échange franco-allemand entre le collège Guynemer de Montbéliard et le Goethe Gymnasium de Ludwigsburg

Après avoir travaillé en 2017 autour d’un projet sur la Première Guerre Mondiale qui a été couronné par le prix Tharradin la ville de Ludwigsburg a émis le désir d’étendre ce projet à la Seconde Guerre Mondiale. Les professeurs du Goethe Gymnasium (Kathrin Küßner et Lea Leistenschneider) et du Collège Guynemer (Miriam Jalmain, Valérie Antégnard et Caroline Tisserand) ont donc décidé de continuer ce travail en se focalisant cette fois-ci sur deux personnes qui auraient pu se rencontrer dans un lieu tristement célèbre, celui du camp de concentration de Buchenwald. La personne française est Lucien Tharradin, ancien maire de Montbéliard et initiateur du partenariat entre nos deux villes, Montbéliard et Ludwigsburg. Membre actif de la Résistance Française pendant la guerre, emprisonné et torturé, il a eu l’énergie et le grand courage de nouer des liens avec des Ludwigsbourgeois cinq ans seulement après avoir combattu contre le Reich. Du coté allemand nous allons étudier la vie de Hans Alfred Groß, un jeune juif Ludwigsbourgeois qui n’a pas survécu au camp de Buchenwald.

42 élèves des deux établissements se sont rencontrés pour la première fois vendredi 28 juin 2019 au collège à Montbéliard et après avoir fait connaissance, ils ont pu profiter de l’exposition “Lucien Tharradin” réalisée par Christian Ponsot, Président de l’Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Athesans Etroitefontaine. Lundi 1er juillet 2019, l’équipe pédagogique a fait une introduction “en accéléré” de la thématique très vaste de la 2ème Guerre Mondiale. En effet, cette période n’est étudiée qu’en classe de 3ème, les élèves étant actuellement en 4ème. Cette introduction à été faite avec l’aide de l’Association du Souvenir Français et son président Jean-Marie Ali qui s’est déplacé avec des cartes et quelques objets authentiques de sa collection : un brassard de la Résistance, des cartes de rationnement, un poste de radio allemand “Volksempfänger” et une carte commémorative d’un soldat allemand. Pendant 3 heures Jean-Marie Ali a plongé l’ensemble des participants avec beaucoup de sensibilité et d’empathie dans le déroulement de cette guerre et ses conséquences. Mardi 2 juillet 2019 était certainement la journée la plus difficile pour les élèves, la visite du Struthof, le camp de concentration en Alsace. Jean-Marie Ali et Hervé Courvoisier du Souvenir Français se sont joint à ce déplacement en proposant une cérémonie avec un dépôt de gerbe devant la potence du camp. Deux élèves, un allemand, l’autre français ont porté la gerbe avec M. Ali, quatre élèves, français et allemands ont porté des drapeaux. Le discours prononcé par M. Ali introduisait cette visite, mettant l’importance du maintien du souvenir au centre de la vitalité franco-allemende toujours à nourrir et de la nécessité à ne pas rester dans l’ignorance. “Faut-il ne pas vous raconter ce qui s’est passé, vous épargner les images difficiles à supporter ? Non !“. Jean-Marie Ali a trouvé les mots justes pour toucher les élèves qui ont été bouleversés.

Une visite au Musée de la Mémoire et de la Paix à Clerval mardi a permis aux élèves d’avoir de nouveau un aperçu très riche de la guerre en présence de Jean-Louis Brugger, conservateur du musée aidé par ces collaborateur de l’Association du musée. La première partie de l’échange s’est terminée au parc “Acro-Cîmes” de Villersexel où les élèves ont pu se détendre après ces jours historiquement intenses. Les jeunes vont se revoir en septembre 2019 lorsque les élèves français rejoindront leurs camarades dans notre ville jumelle Ludwigsburg. “Bis bald, à bientôt !“.

(texte Miriam Jalmain)