Auteur : admin1894

Message pour la journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la Déportation

Message pour la journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la Déportation

La journée nationale du souvenir des martyrs et des héros de la déportation instaurée par loi de 1954, est l’occasion de rappeler chaque année que des hommes, des femmes et des enfants, ont été envoyés pendant la Seconde Guerre mondiale, dans des camps de concentration ou d’extermination nazis qui ont souillé et durablement meurtri les peuples, les populations juives et les territoires occupés d’Europe.

Elle est aussi l’occasion de rendre hommage à toutes celles et ceux qui, en dépit des souffrances et de la terreur auxquelles ils étaient confrontés, ont su surmonter leur épuisement et rester des êtres humains, sauver des vies et poursuivre, en en assumant les risques, la lutte clandestine contre l’idéologie et les objectifs de guerre de l’ennemi.

Les rescapés de cet enfer qui inspira leurs serments à la Libération des camps et leur vision d’un monde plus fraternel, pacifique et solidaire, expriment aujourd’hui leur inquiétude en particulier devant la montée des nationalismes et l’affichage de divisions internes dans une Europe dont la vocation se doit d’être facteur de paix, de solidarité et de prospérité pour les pays qui la composent.

Sauvegarder la mémoire des souffrances vécues par les déportés et celle de l’espérance qui les guida,  doit permettre de l’emporter sur les obscurantismes, les fanatismes, le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie toujours prompts à resurgir, et dont chacun sait où ils peuvent conduire.

Au-delà d’une journée symbolique, la mémoire de la déportation doit guider  les générations nouvelles vers la construction d’une Europe ouverte et solidaire dans le combat contre les nationalismes, l’exclusion et l’instrumentalisation des peurs collectives.

L’Europe est un symbole de paix, elle doit aussi demeurer un symbole de fraternité et de respect de la dignité humaine.

Message rédigé par :

La Fédération des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes (FNDIRP)
La Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD)
L’Union Nationale des Associations des Déportés, Internés et Familles de Disparus (UNADIF) et les Associations de mémoire des camps nazis.

 

SÉANCE EXCEPTIONNELLE « DAVID ROUSSET »

SÉANCE EXCEPTIONNELLE « DAVID ROUSSET »

À l’Auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris,
sous l’égide de la Maire de Paris,
le 9 avril 2019 à 14h

Pour l’anniversaire de la Libération de Buchenwald, en partenariat avec l’association l’association CINE HISTOIRE, l’Association Buchenwald, Dora et Kommandos organise une séance dédiée à David Rousset et à ses travaux pour révéler les systèmes concentrationnaires dans le monde.

David Rousset, journaliste, écrivain, dirigeant du mouvement trotskiste avant-guerre, est l’auteur d’une des premières descriptions de la société concentrationnaire parue en 1946 sous le titre L’univers concentrationnaire, Prix Renaudot 1946. Puis, l’année suivante, il publie un roman de 800 pages : Les Jours de notre mort. Il n’aura de cesse par la suite, jusqu’à son décès en 1997, de dénoncer tous les systèmes concentrationnaires dans le monde, de l’URSS à la Chine, mais aussi, dès la fin des années 1940, de Grèce, d’Espagne et de Yougoslavie, sans oublier son voyage en Algérie avec Germaine Tillion dans le cadre de la Commission internationale contre le régime concentrationnaire (CICRC), qu’il avait créée avec l’appel aux déportés de 1949.
Ces rapprochements, dans le contexte de la guerre froide, lui valurent de nombreuses critiques de ses camarades déportés français et sont à l’origine d’un schisme dans le mouvement déporté.

Entrée libre, mais inscription obligatoire dans les limites des places disponibles : contact@buchenwald-dora.fr

ou par courrier à : Association Française Buchenwald, Dora et Kommandos, 3 rue de Vincennes 93100 Montreuil

 

Antonín Kalina, le Schindler tchèque oublié

Antonín Kalina, le Schindler tchèque oublié

Elie Wiesel, Imre Kertész et d’autres noms moins connus du grand public ont un point commun tragique : enfants ou adolescents, ils sont passés par le camp de concentration de Buchenwald. Ils partagent un autre point commun : un homme providentiel, Antonín Kalina, un Tchèque qui, au péril de sa vie, a réussi, au sein même du camp, à sauver des centaines d’enfants juifs. Honoré du titre de « Juste parmi les nations » en 2012 à titre posthume, Antonín Kalina est pourtant tombé dans l’oubli pendant près d’un demi-siècle.

« La première fois que j’ai entendu son nom, c’était en Israël au milieu des années 1990. Lors d’un débat, j’ai entendu le nom de Kalina et j’ai appris qu’il était originaire de Tchécoslovaquie, que c’était un prisonnier politique à Buchenwald et qu’il avait réussi à sauver entre 1 000 et 1 300 enfants. J’étais très surpris : c’était l’époque où on parlait beaucoup d’Oskar Schindler. C’est évidemment normal et j’ai, comme beaucoup d’autres, beaucoup de respect pour ce qu’il a réussi à faire. Mais j’étais étonné d’apprendre que l’histoire d’Antonín Kalina soit si méconnue. »

EN SAVOIR PLUS

L’Association des Amis de la Fondation de la Résistance propose un nouveau rendez-vous, celui de visionner et d’écouter depuis son site les voix de résistants et de déportés, aussi parfois celles de leurs familles ou de leurs camarades à partir d’un simple « clic ».

Voici, par exemple, quatre témoignages d’anciens de Buchenwald :

L’Association des Amis de Jorge Semprun rend hommage à Bruno Ganz

L’Association des Amis de Jorge Semprun rend hommage à Bruno Ganz

C’est avec une grande peine que nous avons appris la disparition, le 16 février, de Bruno Ganz.  Comédien, acteur de cinéma et de théâtre, acteur complet et exigeant, Bruno Ganz a tout au long de son parcours marqué la scène théâtrale et l’écran. Si son rôle dans le film La Chute d’Oliver Hischbiegel, en 2004, a marqué les esprits ces dernières années, on pourrait citer l’ensemble des rôles qu’il a tenu dans les films auxquels il a participé notamment dans Les Ailes du désir de Wim Wenders, Prix de la mise en scène au Festival de Cannes 1987, présidé par Yves Montand.

Comme comédien, Bruno Ganz aura interprété notamment le rôle du survivant lors de la création le 15 juillet 1995, au parc du Belvédère à Weimar de la pièce de Jorge Semprun, Bleiche Mutter, zarte Schwester, mise en scène par Klaus Michael Grüber et dont Eduardo Arroyo a réalisé la scénographie. Cette pièce paraîtra en français en 1998 sous le titre Le retour de Carola Neher (Le Manteau d’Arlequin – Gallimard)

« Le survivant : Il y a quelque temps, on m’a appris que j’étais le dernier survivant de s camps… après moi, personne ne se souviendra de l’odeur du four crématoire… Personne ne saura combien était étrange et profond le silence des oiseaux dans la forêt de hêtres… J’ai appris aussi qu’on voulait en faire un évènement… Des équipes de télévision, des écrivains et des hommes politiques voulaient me rencontrer… Alors j’ai fui… Je suis revenu dans les parages de l’Ettersberg, pour y mourir tranquille… j’y ai retrouvé en rêve les fantômes de mon passé… Et vous vous êtes introduit dans mon rêve… Je ne vous en veux pas !

Le jeune musulman : Qu’est ce que je peux faire pour vous ?

Le survivant : Vous souvenir… »

(Jorge Semprun : Le retour de Carola Neher (scène 17) (Le Manteau d’Arlequin – Gallimard, 1998)

« Matricule 49825 »

« Matricule 49825 »

Découvrez le film « Matricule 49825 » sur Hubert Anesetti déporté en avril 1944 à Buchenwald (source : mairie de Bernwiller)

Hubert est le fils d’un agriculteur émigré italien installé à proximité de Saint Claude dans le Jura. A 20 ans il est envoyé en Haute Savoie dans un chantier de jeunesse. En novembre 1943, il ne se rend pas à la convocation pour le Service de Travail Obligatoire qu’il vient de recevoir . Hubert décide de rejoindre le maquis.
Le 9 avril 1944 pour fêter Pâques en famille, il se rend à Saint Claude, où il y est arrêté, puis raflé par l’armée allemande avec 302 autres  jeunes gens.
Ils partent pour le camp de Compiègne, puis il est déporté à BUCHENWALD où il arrive le 14 mai 1944. Il sera transféré au camp de DORA, puis à celui de BERGEN BELSEN. Ce camp ne sera libéré par l’armée anglaise que le 15 avril 1945.
Hubert retrouve la ferme familiale le 2 mai 1945. Malade, ne pesant plus que 45kg, après sa convalescence il entre au Centre des Mutilés de Guerre de Mulhouse, il y apprend un métier et y enseignera. C’est aussi ici qu’il fait la connaissance de Joséphine, infirmière qu’il épousera en 1954.
Quelques années plus tard, le couple fait construire une maison à Bernwiller, son nouveau village. Il y décèdera à l’age de 85 ans.

 

Présentation du livre « Buchenwald par ses témoins »

Présentation du livre « Buchenwald par ses témoins »

Dominique Orlowski présentera le livre Buchenwald par ses témoins
– à la Médiathèque de FRETEVAL (41160) le samedi 26 janvier à partir de 15 heures.
– à la Médiathèque de SAINT FIRMIN DES PRÉS (41100) le samedi 27 avril entre 10h et 12h30
– à la Médiathèque de LA FERTÉ IMBAULT (41300) le Samedi 21 septembre
Chacune de ces présentations est accompagnée de la présentation de dessins de déportés réalisés au camp de Buchenwald ou celui de Dora.
Journée d’étude organisée par la FMD et l’EHESS autour du thème du CNRD

Journée d’étude organisée par la FMD et l’EHESS autour du thème du CNRD

Politiques du Reich / répressions, persécutions et déportations

Répression et déportation en Europe Espace et histoire, 1939-1945 (recherche et pédagogie)

Journée d’étude organisée par la FMD et l’EHESS autour du thème du CNRD

L’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) et la Fondation pour la mémoire de la Déportation (FMD) ont organisé une journée d’étude sur le thème Répression et déportation en Europe Espace et histoire, 1939-1945 (recherche et pédagogie) organisée dans le cadre du Concours national de la Résistance et de la Déportation 2018-2019.

Programme :

Ouverture

Marie-José Chombart de Lauwe, présidente de la FMD (sous réserve), déportée à Ravensbrück et Mauthausen, directrice de recherche honoraire, CNRS

Frédéric Rousseau, professeur, Université de Montpellier III,

Charles Heimberg, professeur, Université de Genève Revue En jeu, Histoire et Mémoire vivantes

Serge Wolikow, professeur émérite d’histoire contemporaine, Université de Bourgogne, président du conseil scientifique de la FMD

1/3 Politiques du Reich / répressions, persécutions et déportations.

Modérateur : Bertrand Hamelin, professeur agrégé et docteur en histoire

– Laurent Joly, directeur de recherche, CNRS Vichy, les nazis et la persécution des juifs (1940-1944)

– Cécile Vast, Musée de la Résistance et de la Déportation, Besançon Les stratégies de répression des résistances

Répressions et déportations en France

L’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) et la Fondation pour la mémoire de la Déportation (FMD) ont organisé une  journée d’étude sur le thème Répression et déportation en Europe Espace et histoire, 1939-1945 (recherche et pédagogie) organisée dans le cadre du Concours national de la Résistance et de la Déportation 2018-2019.

Répression et déportation en Europe Espace et histoire, 1939-1945 (recherche et pédagogie)

Modératrice : Cécile Vast, docteur en histoire, Musée de la Résistance et de la Déportation, Besançon

Thomas Fontaine, historien, directeur du Musée de la Résistance nationale de Champigny (sous réserve) Politiques répressives et déportations en France

Fabrice Grenard, directeur scientifique de la Fondation de la Résistance Un exemple de répression en France : la répression des maquis

Arnaud Boulligny, chercheur, FMD Caen Physionomie des persécutions et répressions en Normandie

Régis Schlagdenhauffen, maître de conférences, EHESS, Centre Georg Simmel, UMR8131 Persécution et déportation des homosexuels par le Reich