Auteur : AFBDK

Rencontre avec Dominique Orlowski

Rencontre avec Dominique Orlowski

Dominique Orlowski sera  le samedi 7 mars 2020 à La Ferté Imbault (près de Romorantin) à 15h30 puis le jeudi 23 avril à Blois (18h30) au nouveau Centre de la Résistance et de la Déportation qui vient d’ouvrir ses portes près du Chateau.


Samedi après-midi, la médiathèque de Saint-Ouen, que dirige Nadia Terrier, accueillait Dominique Orlowski pour une conférence et une dédicace de son livre « Buchenwald par ses témoins » qui a reçu en 2018 le label « Livres en Loir-et-Cher ».
Dominique Orlowski qui réside à Chissay-en-Touraine a cherché à comprendre à la mort de son père (celui-ci a été déporté) et le monde de la déportation.
Pour ce faire, elle a entrepris des recherches depuis 1995. Chevalier de la Légion d’honneur, elle est guide au camp de Buchenwald et, depuis 2001, elle forme des historiens français et allemands.
A noter, tous les droits de la vente de ses livres sont reversés à l’association « Buchenwald, Dora, Kommandos ».

Journée d’étude : « LE CORPS DU DÉPORTÉ, ICÔNE TRAGIQUE DU XXe SIÈCLE »

Journée d’étude : « LE CORPS DU DÉPORTÉ, ICÔNE TRAGIQUE DU XXe SIÈCLE »

L’UNION DES ASSOCIATIONS DE MÉMOIRE DES CAMPS NAZIS

Buchenwald, Dachau, Mauthausen, Neuengamme, Ravensbrück, Sachsenhausen

 

vous prie d’assister à la journée d’étude

  

LE CORPS DU DÉPORTÉ, ICÔNE TRAGIQUE DU XXe SIÈCLE

 

dimanche 24 novembre 2019

de 9h30 à 16h30

 à l’Auditorium de la Préfecture de Paris / Ile-de-France

5 rue Leblanc 75015 Paris

 

Accès dans la limite des places disponibles

Réponse impérative avant le 18 novembre 2019

de préférence par mail : interamicale1945@gmail.com

tél : 06 16 46 06 21

 

Métro ligne 8 : arrêt Balard – RER C : arrêt Pont du Garigliano – Tramway 3 ou en bus PC1 : arrêt Pont du Garigliano –

Bus 30, 88, 169 : arrêt terminus Hôpital Européen Pompidou

 

Représentations visuelles et textuelles par des déportés ou des artistes non déportés

 

Visées didactiques

Statuaire et images, sur les sites des camps ou dans l’espace commémoratif

(Père-Lachaise, Buchenwald, Mauthausen, Natzweiler, Vél d’Hiv, média).

Avec la contribution de Walter Spitzer, déporté, peintre et plasticien.

 

Images à vif 

Quatre cas, parmi les créations dans ou après le camp : Thomas Geve (Auschwitz, Gross Rosen, Buchenwald) – Jeannette L’Herminier (Ravensbrück) – Pierre Provost (Buchenwald) –

Walter Spitzer (Auschwitz, Gross Rosen, Buchenwald)

 

Gestes d’artistes 

Ceija Stojka (Auschwitz, Ravensbrück, Bergen Belsen) – Edith Kiss (Ravensbrück) –

Zoran Mušič (Dachau) et Miklos Bokor (Auschwitz, Buchenwald).

 

Avec la participation de Pascal Convert (plasticien, écrivain et réalisateur) et Lou Simon (comédienne).

Journée animée par Agnès Triebel (Association Buchenwald-Dora)

et Daniel Simon (Amicale de Mauthausen).

 

Les œuvres choisies seront présentées par :

Anne Bernou, Yvonne Cossu*, Aurélie Cousin, Dominique Durand*, Marie Janot, Sylvie Ledizet*,

Gisèle Provost*, Daniel Simon*, Walter Spitzer*, Agnès Triebel*, Caroline Ulmann*.

 

*membres des associations organisatrices

DÉCLARATION DE L’ASSOCIATION FRANCAISE BUCHENWALD, DORA ET KOMMANDOS CONCERNANT LA RÉSOLUTION DU PARLEMENT EUROPÉEN DU 19 SEPTEMBRE 2019 SUR L’IMPORTANCE DE LA MÉMOIRE EUROPÉENNE POUR L’AVENIR DE L’EUROPE

DÉCLARATION DE L’ASSOCIATION FRANCAISE BUCHENWALD, DORA ET KOMMANDOS CONCERNANT LA RÉSOLUTION DU PARLEMENT EUROPÉEN DU 19 SEPTEMBRE 2019 SUR L’IMPORTANCE DE LA MÉMOIRE EUROPÉENNE POUR L’AVENIR DE L’EUROPE

L’Association Française Buchenwald, Dora et Kommandos exprime sa totale réprobation de la Résolution du Parlement européen du 19 septembre 2019 concernant l‘importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe.

Si elle approuve sans réserve l’importance de la mémoire historique pour l’éducation de la jeunesse et la construction d’une Europe libre et démocratique, elle ne saurait reconnaître comme fondée sur le plan historique la confusion entre communisme et nazisme et ses conséquences éminemment préjudiciables et contestables sur le plan mémoriel, politique et juridique.

Notre association, apolitique de par ses statuts, a été fondée en 1945 par des rescapés d’opinions diverses et reste profondément attachée à cette pluralité et à l’unité forgée dans la Résistance en France autour du Conseil national de la Résistance et poursuivie derrière les barbelés du camp de concentration de Buchenwald au sein du Comité des intérêts français. Parmi ces résistants figuraient de nombreux communistes. Nous ne saurions donc assimiler les communistes aux criminels nazis et leurs collaborateurs qui furent leurs bourreaux comme ceux du continent européen tout entier. Nous ne saurions accepter de ne pouvoir rendre hommage à tous les Résistants au IIIe Reich, en cautionnant une réécriture de l’histoire qui en exclurait les communistes lesquels pourtant en payèrent un lourd tribut.

Cette réécriture de l’histoire présente dans la Résolution du Parlement européen est également inacceptable concernant l’évocation des origines de la Seconde Guerre mondiale fondée sur une interprétation historique parcellaire et biaisée.

L’Association française Buchenwald, Dora et Kommandos apporte son plein soutien à la déclaration du Comité international Buchenwald-Dora du 8 octobre 2019.

Les mémoires des crimes contre l’humanité et le combat contre les dictatures sont des composantes majeures de la construction européenne. Il importe de les préserver sans opposer les victimes, ni procéder à des amalgames ou des réécritures funestes qui contribuent à occulter la nécessité de poursuivre, en Europe comme ailleurs, la lutte pour les valeurs démocratiques et les droits fondamentaux, contre le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie et les populismes.

C’est pourquoi l’Association Française Buchenwald, Dora et Kommandos exige le retrait immédiat de la Résolution P9_TA-PROV(2019)0021.

Paris, le 8 novembre 2019

Allemagne : Des chants antisémites entonnés après la visite d’un camp nazi

Allemagne : Des chants antisémites entonnés après la visite d’un camp nazi

6 novembre 2019, 13:08

Les jeunes de 14 ans, originaires de Grunberg, font l’objet d’une enquête de police pour provocation à la haine

Trois adolescents allemands font l’objet d’une enquête pour avoir chanté des chants antisémites après une visite du camp de concentration de Buchenwald, dans le centre du pays.

La police a ouvert l’enquête après que trois jeunes de 14 ans, originaires de Grunberg, dans l’ouest de l’Allemagne, pour incitation à la haine, selon l’agence de presse Deutsche Welle.

Les adolescents ont lancé des chants sur leur téléphone dans le bus scolaire au retour de la visite du camp nazi. L’incident se serait produit le 15 octobre.

Ils ont été signalés à la police par des responsables de leur lycée, la Theo Koch School, qui a déjà été récompensée pour son travail contre le racisme, selon l’article. Chaque année, les élèves de troisième consacrent quatre mois à un projet scolaire abordant le nazisme.

Les étudiants risquent l’expulsion.

Disparition de Yvette Lundy

Disparition de Yvette Lundy

Déportée à Ravensbruck le 29 juillet 1944, Yvette Lundy avait été transférée dans un Kommando  de Buchenwald le 10 janvier 1945, celui de Hasag  Schlieben près de Leipzig. On y produisait des grenades anti-char.

Par , France Bleu Champagne-Ardenne

Yvette Lundy vient de s’éteindre à l’âge de 103 ans. Déportée dans les camps de Ravensbrück et Buchenwald, Yvette Lundy, une grande figure marnaise de la Résistance, a sillonné les collèges et les lycées de Champagne-Ardenne pendant 40 ans.

Retour sur un parcours hors norme. Yvette Lundy vient de s’éteindre à l’âge de 103 ans. Nous l’avions rencontrée à l’occasion de son centième anniversaire. Elle s’était confiée sur sa vie, ses engagements, son histoire hors du commun.

« Physiquement, on récupère, mais psychologiquement, c’est très dur », confesse-t-elle. Pendant 15 ans, Yvette Lundy n’ a rien dit de sa déportation. Elle commence à témoigner grâce au Concours National de la Résistance et de la Déportation. Elle va à la rencontre des jeunes dans les lycées et les collèges.

A Chaque fois, devant une assistance à l’écoute, Yvette Lundy raconte son cauchemar, le cauchemar vécu par tant d’autres comme elle dans les camps. « J’ai de la chance d’être en vie », reconnaît elle devant des élèves toujours attentifs même si son histoire semble être d’un autre temps. « Si je parle aujourd’hui, c’est pour qu’on n’oublie pas, pour vous transmettre un message de tolérance ».

Un parcours hors norme

Yvette Lundy inspire au réalisateur Tony Gatlif, le personnage de Mademoiselle Lundi dans son film « Liberté » avec Marc Lavoine et Marie José Croze en 2009. C’est l’histoire d’une institutrice qui va cacher une famille de tsiganes chez elle pendant la seconde guerre mondiale. « Le film ne raconte pas exactement mon histoire », explique l’ancienne résistante, « mais ça ressemble à ce que j’ai vécu ».

En 2011, le collège d’Aÿ est rebaptisé collège Yvette Lundy, en hommage à cette grande résistante, venue témoigner devant plusieurs générations d’élèves.

L'inauguration du collège Yvette Lundy à Aÿ dans la Marne - Aucun(e)

Deux ans plus tard, elle publie un livre Le fil de l’araignée, coécrit avec Laurence Boisson-Barbarot, dans la collection Book Mystère, Editions LB-com. Yvette Lundy a alors 95 ans. « Même si j’ai encore bon pied bon œil, et un joyeux optimisme qui me fait dire que j’ai que j’ai la vie devant moi », écrit-elle dans le dernier paragraphe, « je sais que je ne pourrai pas continuer éternellement. Je me suis attelée à l’écriture de cet ouvrage comme l’ultime étape de mon engagement pour la liberté ».

EN SAVOIR PLUS

Camp de Buchenwald : conférence émouvante

Camp de Buchenwald : conférence émouvante

Publié le | Mis à jour le

Vendredi après-midi, à la salle des fêtes, l’atelier histoire de Velles organisait sa 17e causerie conférence.
Cette réunion, ouverte à tous, a réuni une soixantaine de personnes. Anice Clément présentait son film, Triangles rouges à Buchenwald. Cette œuvre présente l’histoire du destin tragique de la déportation. Mais Buchenwald, contrairement aux autres camps d’extermination, était un camp constitué en partie de déportés politiques antifascistes allemands, français, polonais, tchécoslovaques, etc. Ce fut le seul camp dans lequel existait un mouvement de résistance clandestine qui a permis de sauver des vies ou de rendre moins inhumaine la fin de ceux qui n’ont pu survivre. Dans ce film, Anice Clément a recueilli des témoignages d’une richesse exceptionnelle de sept déportés qui ont connu Buchenwald. Ces hommes, sans haine, ni colère, ont montré le fonctionnement de ce camp, la résistance interne, leur solidarité, la lutte pour la vie qui ont été leur quotidien. A la fin du film, un grand silence trahissait l’émotion et le recueillement des participants. Elle-même très émue, Anice Clément a évoqué le tournage de ce film et sa rencontre avec ces hommes exceptionnels. Puis, Gilles Groussin, Valencéen et auteur du livre La déportation, les déportés et internés de l’Indre, Jean Louis Laubry, professeur agrégé d’histoire à l’université d’Orléans, et Michel Fouassier, membre du comité directeur de l’Anacr, sont intervenus et ont répondu aux nombreuses questions des participants.
Un après-midi riche en émotions qui a satisfait Gilles Guillaume, l’initiateur de cette conférence, et tous les membres de l’atelier histoire qui a un rôle de vulgarisateur et de passeur d’histoire.

Dire l’indicible Primo Levi, la force du récit

Dire l’indicible Primo Levi, la force du récit

A l’occasion du centenaire de la naissance de Primo Levi, écrivain et témoin majeur de la Shoah, le Centre Primo Levi vous invite à deux journées de rencontres, de débats, d’expositions et d’animations.
Ecrivains, artistes, citoyens, historiens, experts et responsables politiques mettront en lumière l’héritage de Primo Levi, échangeront sur la réalité de la violence politique aujourd’hui et sur le rôle du récit dans l’accueil des personnes venues demander l’asile en France.