Auteur : admin1894

Le couple royal sur les traces des 4.200 Belges détenus à Buchenwald pendant la guerre

Le couple royal sur les traces des 4.200 Belges détenus à Buchenwald pendant la guerre

Le couple royal, en visite officielle de deux jours en Allemagne, a visité mardi ce qui reste du camp de concentration de Buchenwald, non loin de la ville de Weimar. Le Roi et la Reine ont rendu hommage aux victimes. Plus de 4.200 Belges y ont été détenus lors de la Seconde Guerre mondiale.

Les souverains ont visité le camp, dont le crematorium, en compagnie du ministre-président de la Communauté germanophone Oliver Paasch. Ils ont ensuite déposé une couronne de fleurs en commémoration des victimes et assisté à la remise à la Fondation Buchenwald de la tenue de prisonnier du baron belge André Simonart.

Ce dernier, professeur en pharmacologie à l’Université catholique de Louvain, avait été incarcéré au fort de Breendonck avant d’être déporté au camp de Buchenwald. A l’issue de la guerre, il était devenu le président du musée du Fort de Breendonk. Sa famille souhaitait remettre sa tenue de prisonnier à la Fondation Buchenwald depuis longtemps. La visite royale en a été l’occasion.

Le baron André Simonart fut l’un des plus de 4.200 Belges à avoir été détenus au camp de Buchenwald ou dans l’un des camps satellites entre 1940 et 1945. Plus de 500 Belges y sont morts.

« C’était des loques qui se traînaient, une horde de cadavres ambulants » : se souvenir du camp de concentration de Buchenwald

« C’était des loques qui se traînaient, une horde de cadavres ambulants » : se souvenir du camp de concentration de Buchenwald

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LA MÉMOIRE DE BUCHENWALD PROFANÉE

LA MÉMOIRE DE BUCHENWALD PROFANÉE

A nouveau trois arbres de mémoire plantés à Buchenwald viennent d’être profanés.

Depuis 1999, des arbres de Mémoire sont plantés chaque année à Weimar pour rappeler Buchenwald et ses victimes. Les premiers l’ont été le long de la « route du sang » qui relie la cité au Mémorial de Buchenwald. Ici sont honorés Marcel Paul, Frédéric Henri Manhès, Lise London et Danuta Brozosko-Medryk. Notre association a participé financièrement à cet hommage. Un arbre pour Marcel Dassault é été planté par sa famille.

En avril 2019 trois nouveaux arbres ont trouvé place à proximité de l’usine Gustloff 1, l’un des kommandos de Buchenwald, Kromsdorferstrasse, au nord est de la ville. Le premier est dédié à un combattant de la résistance polonaise déporté à Buchenwald ; le second aux 27 000 jeunes femmes immatriculées à Buchenwald et exploitées dans ses kommandos ; le troisième rappelle la mémoire de Kurt Goldstein, juif allemand communiste, déporté à Auschwitz puis Buchenwald. Chaque arbre est accompagné d’une plaque.

L’objectif, soutenu par une association dédiée à cet objectif, est de planter 1000 arbres. Une centaine l’ont été jusqu’à présent. 5 ont été arrachés ou cassés, la plupart des plaques ont été brisées.

Cette semaine, les trois derniers arbres plantés ont été victimes des mêmes actes de vandalisme. Deux d’entre eux, ceux de Kurt Goldstein et de Danuta Brozosko-Medryk renouvelaient des plantations de 2016 déjà victimes de gestes indignes.

Un arbre planté en mémoire de Robert Büchler avait également été déraciné auparavant Le maire de Weimar, M. Peter Kleine a fermement réagi et condamné avec la plus grande fermeté cet acte. La municipalité prendra en charge, à l’automne, le remplacement des arbres. Diana Lehmann, députée socialiste au Parlement de Thüringe a également condamné cette violence inacceptable et cette « attaque contre la culture de la mémoire vivante ».

Au nom du Comité international Buchenwald-Dora et Kommandos, Dominique Durand a fait connaître son indignation contre ce qu’il appelle des profanations et demandé aux autorités de faire preuve de la plus grande vigilance pour le respect de la mémoire des 260 000 internés et déportés de Buchenwald.


DECLARATION DU COMITE INTERNATIONAL BUCHENWALD DORA ET KOMMANDOS

Des arbres de mémoire plantés en souvenir d’internés et déportés de Buchenwald viennent d’être à nouveau profanés.

Tout comme les Pavés de la Mémoire (Stolpersteine), ils représentent symboliquement des femmes et des hommes victimes de la barbarie nazie quels que soient leur sexe, leur religion, leurs opinions, leurs origines sociales, leurs nationalités.

Casser leurs branches c’est torturer un corps. Scier leur tronc c’est assassiner une âme.

Le Comité international Buchenwald-Dora et Kommandos condamne ces gestes violents que, malheureusement, le contexte national et international encourage.

Le Comité international Buchenwald-Dora et Kommandos dénonce et combat cette situation.

Le Comité international Buchenwald-Dora et Kommandos continuera de soutenir le Projekt 1000 Buchen.

Le 28 juin 2019

NÎMES Sémaphore : projection exceptionnelle de « Triangle rouge à Buchenwald »

NÎMES Sémaphore : projection exceptionnelle de « Triangle rouge à Buchenwald »

Le mardi 21 mai 2019, à 18h30, les amis de la Fondation pour la mémoire de la déportation, Mémoire de la déportation, le collectif Histoire et mémoire, en partenariat avec le Sémaphore organisent un projection privée du film événement « Triangle rouge à Buchenwald », réalisé par Anice Clément.
« Triangles rouges à Buchenwald » est le premier film documentaire sur les déportés de France au camp de Buchenwald. À Buchenwald, qui dénombre plus 56 000 victimes, “les triangles rouges” (déportés politiques), organisent une résistance clandestine qui a permis de sauver des milliers de vies. Alors que les troupes américaines approchent du camp, le 11 avril 1945, les groupes de résistance internes libèrent le camp et ses 21 000 prisonniers. Les armes à la main (savamment volées, cachées, remontées patiemment au péril de leur vie), ils livrent aux américains les SS qui n’ont pu s’enfuir.
Le film, d’une heure trente en couleur, est une compilation d’interviews et de témoignages de déportés qui démontrent avec précision comment cette lutte clandestine a pu naître et croître à l’intérieur de cette machine à broyer l’Homme qu’était l’idéologie nazie. Et comment l’esprit de résistance a réussi, malgré le travail forcé, le froid, la faim, les coups, les maladies, la cruauté, les humiliations, à triompher de la haine et de la barbarie. Sorti, l’an dernier, son montage a pu être financé grâce à une campagne participative.
La projection sera suivie d’un débat en présence de Dominique Durand, président du Comité international Buchenwald Dora avec pour invitée Anice Clément, réalisatrice du film.
Mardi 21 mai à 18h30 au cinéma le Sémaphore, rue Porte de France à Nîmes. Prévente possible uniquement sur place aux tarifs habituels (pas de réservation par téléphone).
Alfred Paul, dit Jules Mouton, déporté à Buchenwald et Dachau

Alfred Paul, dit Jules Mouton, déporté à Buchenwald et Dachau

Alfred Paul, dit Jules Mouton, a été victime des deux dernières guerres mondiales : prisonnier lors de la 1ère guerre, il le sera aussi lors de la 2ème et n’en reviendra pas.

Alfred Paul et sa femme Marguerite Françoise Caraud. Photo d’archives d’après les recherches de Michel Dauzat

Il est né le 21 février 1891 à Barbaira (Aude). Mobilisé en 1914 et blessé le 2 décembre de la même année, il est fait prisonnier en Allemagne, rapatrié le 5 décembre 1918 et classé sans affectation en 1935. Il épouse Marguerite Françoise Caraud en 1919. Avec leurs deux enfants, Raymond et Marie-Louise Francine, ils s’installent à Castelnaudary en 1927, où Alfred Paul tient un commerce de tabacs et journaux dans la Grand-Rue. Militant du parti radical-socialiste, lors de la 2ème guerre mondiale, avec Pierre Gaillard, ils créent à Castelnaudary l’Armée Secrète. Arrêté le 25 juin 1944 avec quinze autres personnes à la suite du démantèlement du maquis du Mas-Saintes-Puelles, il est déporté le 17 août 1944 au camp de Buchenwald. Le 9 avril 1945, transféré à Dachau, Alfred Paul décédera au cours du trajet, courant avril 1945.

Son arrière-petit-fils, Jean-Baptiste Mouton, conclut avec cet hommage : «En cette journée du Souvenir des Déportés, je suis particulièrement ému et fier de participer à cet hommage posthume rendu, par nous tous, à mon arrière-grand-père. Au-delà de sa personne, il me revient de saluer les vingt autres personnes de Castelnaudary décédées en déportation. Leur courage, leur sacrifice pour la France, ne peut pas et ne doit pas être oublié. Hommage à eux.»

 

Ces déportés oloronais qui ont survécu à l’horreur du camp de Buchenwald

Ces déportés oloronais qui ont survécu à l’horreur du camp de Buchenwald

Douze Oloronais déportés à Buchenwald ont survécu à l’horreur de ce camp de concentration nazi. Un court-métrage tourné par l’arrière-petit-fils de l’un d’eux et racontant leur parcours sera diffusé après la commémoration aux martyrs de la déportation, le 28 avril.

 

 

 

 

 

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Nîmes. Cérémonie commémoratives de la journée nationale du souvenir et de la déportation

Nîmes. Cérémonie commémoratives de la journée nationale du souvenir et de la déportation

Partout en France, on se souvient des victimes de la déportation.

À l’occasion de la journée nationale du souvenir et de la déportation, une cérémonie se tenait ce matin au monument des martyrs de la résistance sur le boulevard Jean Jaurès.

Le chant des marais retentit dans la crypte sous le monument où repose un immense gisant de pierre à la mémoire des martyrs de la déportation (photo Véronique Camplan)

De nombreuse personnalités, représentants des associations de déportés et internés, Andrée Julien, déportée résistante et Dominique Durand, président de l’association d’ amis de la fondation pour la mémoire de la déportation, se sont retrouvés pour se recueillir ensemble à a mémoire des martyrs de la déportation.

Après les honneurs militaires, Andrée Julien a lu « pour ne pas oublier », le Message pour la journée nationale du souvenir des victimes et héros de la déportation, rédigé la fédération nationale des déportés et internée, résistants et patriotes, de la Fondation pour la mémoire de la déportation  et les associations de mémoire des camps nazis. Il rappelle es substance que cette journée est l’occasion d’évoquer la mémoire de tous ceux femmes, hommes et enfants, envoyés par milliers dans les camps de concentration ou d’extermination nazi. « Une mémoire qui doit rester vive dans l’esprit des générations futures qui doivent poursuivre ce combat contre l’égoïsme la peur. »

C’est ensuite Dominique Durand qui a pris la parole pour lire le serment de Buchenwald, dont les rescapés sont venus honorer la mémoire des 51 000 prisonniers assassinés dans ce camp nazi. Après le souvenir, des remerciements à tous ceux qui on contribué à la libération pour terminer sur un idéal de construction « dans un monde nouveau dans la paix et la liberté. » 

Après les dépôts de gerbe, la sonnerie aux morts, une minute de silence et l’hymne national, le « Glas de Buchenwald » a retenti, puis les porte-drapeaux sont descendus dans la crypte suivis des autorités et des participants pour écouter « le chant des marais ».

La cérémonie s’est achevée après que le préfet ait remercié les portes-drapeaux.

Véronique Palomar Camplan

Message pour la journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la Déportation

Message pour la journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la Déportation

La journée nationale du souvenir des martyrs et des héros de la déportation instaurée par loi de 1954, est l’occasion de rappeler chaque année que des hommes, des femmes et des enfants, ont été envoyés pendant la Seconde Guerre mondiale, dans des camps de concentration ou d’extermination nazis qui ont souillé et durablement meurtri les peuples, les populations juives et les territoires occupés d’Europe.

Elle est aussi l’occasion de rendre hommage à toutes celles et ceux qui, en dépit des souffrances et de la terreur auxquelles ils étaient confrontés, ont su surmonter leur épuisement et rester des êtres humains, sauver des vies et poursuivre, en en assumant les risques, la lutte clandestine contre l’idéologie et les objectifs de guerre de l’ennemi.

Les rescapés de cet enfer qui inspira leurs serments à la Libération des camps et leur vision d’un monde plus fraternel, pacifique et solidaire, expriment aujourd’hui leur inquiétude en particulier devant la montée des nationalismes et l’affichage de divisions internes dans une Europe dont la vocation se doit d’être facteur de paix, de solidarité et de prospérité pour les pays qui la composent.

Sauvegarder la mémoire des souffrances vécues par les déportés et celle de l’espérance qui les guida,  doit permettre de l’emporter sur les obscurantismes, les fanatismes, le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie toujours prompts à resurgir, et dont chacun sait où ils peuvent conduire.

Au-delà d’une journée symbolique, la mémoire de la déportation doit guider  les générations nouvelles vers la construction d’une Europe ouverte et solidaire dans le combat contre les nationalismes, l’exclusion et l’instrumentalisation des peurs collectives.

L’Europe est un symbole de paix, elle doit aussi demeurer un symbole de fraternité et de respect de la dignité humaine.

Message rédigé par :

La Fédération des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes (FNDIRP)
La Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD)
L’Union Nationale des Associations des Déportés, Internés et Familles de Disparus (UNADIF) et les Associations de mémoire des camps nazis.

 

SÉANCE EXCEPTIONNELLE « DAVID ROUSSET »

SÉANCE EXCEPTIONNELLE « DAVID ROUSSET »

À l’Auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris,
sous l’égide de la Maire de Paris,
le 9 avril 2019 à 14h

Pour l’anniversaire de la Libération de Buchenwald, en partenariat avec l’association l’association CINE HISTOIRE, l’Association Buchenwald, Dora et Kommandos organise une séance dédiée à David Rousset et à ses travaux pour révéler les systèmes concentrationnaires dans le monde.

David Rousset, journaliste, écrivain, dirigeant du mouvement trotskiste avant-guerre, est l’auteur d’une des premières descriptions de la société concentrationnaire parue en 1946 sous le titre L’univers concentrationnaire, Prix Renaudot 1946. Puis, l’année suivante, il publie un roman de 800 pages : Les Jours de notre mort. Il n’aura de cesse par la suite, jusqu’à son décès en 1997, de dénoncer tous les systèmes concentrationnaires dans le monde, de l’URSS à la Chine, mais aussi, dès la fin des années 1940, de Grèce, d’Espagne et de Yougoslavie, sans oublier son voyage en Algérie avec Germaine Tillion dans le cadre de la Commission internationale contre le régime concentrationnaire (CICRC), qu’il avait créée avec l’appel aux déportés de 1949.
Ces rapprochements, dans le contexte de la guerre froide, lui valurent de nombreuses critiques de ses camarades déportés français et sont à l’origine d’un schisme dans le mouvement déporté.

Entrée libre, mais inscription obligatoire dans les limites des places disponibles : contact@buchenwald-dora.fr

ou par courrier à : Association Française Buchenwald, Dora et Kommandos, 3 rue de Vincennes 93100 Montreuil