Palmarès du Concours de la meilleure photographie d’un lieu de Mémoire 2014-2015

En 1998, le Concours de la meilleure photographie d’un lieu de Mémoire est né du constat que de nombreux candidats du Concours national de la Résistance et de la Déportation prenaient des photographies de lieux de Mémoire lors de visites préparatoires sans qu’elles soient systématiquement valorisées dans ce cadre.
Ce concours offre donc aux élèves la possibilité d’exprimer leur sensibilité aux aspects artistiques et architecturaux des lieux de Mémoire relatifs à la Résistance intérieure et extérieure, à l’internement et à la Déportation situés en France ou à l’étranger au travers de la technique photographique.
Depuis lors, les Fondations de la Résistance, pour la Mémoire de la Déportation et Charles de Gaulle organisent, chaque année, le concours de la meilleure photographie d’un lieu de Mémoire.
Réuni le jeudi 5 novembre 2015 au 30, boulevard des Invalides (Paris VIIe), le jury de cette dix-septième édition avait à choisir entre 36 photographies présentées par 36 candidats.
Au terme d’un examen minutieux des réalisations et de nombreux échanges entre les membres du jury, le palmarès du concours 2014-2015 a été proclamé. Le jury a souligné que la qualité artistique des œuvres reçues ne peut qu’inciter à promouvoir plus largement ce concours. À ce titre, il faut rappeler le soutien précieux apporté par l’Association des professeurs d’Histoire Géographie (APHG), qui par le biais de sa revue Historiens et Géographes, a diffusé auprès des enseignants du secondaire les informations concernant ce concours.

Hormis les trois premiers prix (à découvrir ici) , trois mentions ont récompensé :

Mention 1 – William DECATOIRE, élève de troisième au collège Louis Pasteur à Villemomble (Seine-Saint-Denis) pour une vue du crématoire du camp de Buchenwald. 

Source : http://fondationmemoiredeportation.com/2015/12/15/palmares-du-concours-de-la-meilleure-photographie-dun-lieu-de-memoire-2014-2015/

Disparition de Michel Galabru

Michel Galabru vient de mourir, à 93 ans. A l’affiche de plus de 250 films au cours de sa longue carrière, le comédien a tourné des films jusqu’à la fin de sa vie. L’un de ces derniers rôles aura Buchenwald pour cadre. Elie Chouraqui vient en effet de tourner une adaptation du roman de Fabrice Humbert « L’origine de la Violence » fin 2014, Le film relatera l’histoire d’amour entre un professeur de français (Nicolas Duvauchelle) et une femme rencontrée à Weimar lorsqu’il emmène ses élèves en Allemagne pour un séjour culturel. Visitant le camp de concentration de Buchenwald, il découvre la photo d’un homme ressemblant étrangement à son père (Richard Berry) et enquête sur son passé familial. Il apprend alors que son grand-père (Michel Galabru) a été trahi par sa famille durant la Seconde Guerre Mondiale.

Fabrice Humbert, jeune romancier, ne voulait pas construire un roman ayant pour épicentre Buchenwald sans consulter un déporté. C’est à Floréal Barrier qu’il avait confié son manuscrit et Floréal lui avait fait part de ses remarques. Vanina Brière, historienne des convois ayant amené les déportés Français vers le camp avait aussi effectué une relecture attentive.
Nous avions qualifié ce roman, paru en 2009, « de grande facture ».
Elie Chouraqui a réuni un excellent casting mais s’est heurté à des difficultés de financement dont il explique les raisons dans une courte vidéo diffusée sur Dailymotion (lien ci-dessous)

http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18620334.html

Disparition de Gaston Viens

hommage-r-huard-2015

L’ancien résistant Gaston Viens, qui fut maire d’Orly (Val-de-Marne) de 1965 à 2009, est mort lundi soir à l’âge de 91 ans, a annoncé mardi la municipalité.
Déporté à Buchenwald à l’âge de 20 ans, il s’est engagé très jeune au Parti communiste français, dont il a été exclu en 1989, après avoir occupé des fonctions au sein du comité central.
Gaston Viens fut également le premier président du conseil général du Val-de-Marne de 1967 à 1970. Il a été décoré des grades de commandeur de la Légion d’honneur et de l’Ordre national du mérite.

(Source : AFP)


C’est avec une grande douleur que nous venons d’apprendre le décès de notre ami et vice-président Gaston Viens survenu hier soir, lundi 21 décembre 2015.
Nous vous transmettrons toutes les informations concernant ses obsèques dès que possible.
Nous nous associons de tout cœur à la peine de son épouse Yann, fidèle membre de notre Association.

Olivier Lalieu,
Président de l’Association Française Buchenwald-Dora et kommandos

PLUS D’INFORMATIONS

Quand des femmes étaient internées dans des camps réservés…

Au début de la Seconde Guerre mondiale en septembre 1939, le camp d’internement de la vallée de Rieucros (créé en janvier 1939) est dévolu aux seules femmes, parfois accompagnées de leurs enfants. Le film de l’historienne Rolande Trempé Camps de femmes vise à « tirer de l’oubli la vie au quotidien et les luttes de ces femmes » jugées dangereuses ou indésirables par la Troisième République. Internées politiques, Françaises, antifascistes hollandaises, allemandes et espagnoles, Polonaises, Juives ou encore femmes d’Europe centrale, y sont rassemblées pour une durée indéterminée. À leur arrivée, elles sont réparties en trois catégories (politiques, droits communs, prostituées).

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Concours National de la Résistance et de la Déportation

UN MESSAGE DE L’ASSOCIATION CINÉ-HISTOIRE :

Pour notre traditionnelle séance sur le Concours National de la Résistance et de la Déportation, nous espérons pouvoir accueillir les élèves le 4 février 2016 à l’auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris.
Nous avons préparé deux séquences d’extraits vidéo.
La première sera consacrée à la littérature et sera illustrée par les extraits de L’édition sous l’occupation de Christophe Barreyre et de René Char, nom de guerre Alexandre de Jérôme Prieur.
La deuxième séquence comprendra deux extraits de films de Christophe Cognet (L’atelier de Boris Taslitzky et Parce que j’étais peintre) et un documentaire de David Ungar sur la réalisation de Verfugbar aux enfers, une opérette écrite par Germaine Tillion, aidée de ses compagnes de déportation.
Enseignants, pensez à vous inscrire !

Le 4 février 2016 à 14h (horaire à confirmer)
à l’Hôtel de Ville
5 rue Lobau 75004 Paris

Entrée gratuite.
Inscription obligatoire à nicoledorra@gmail.com

Colloque “Femme en déportation”

Affiche Colloque 9 10 12 2015 - copie
Colloque “Femmes en déportation”

70e anniversaire de l’Association Nationale des anciennes déportées et internées de la Résistance

9-10 décembre 2015

9h-17h30

Université Paris Ouest Nanterre la Défense

Mercredi 9 décembre à 16 : intervention de Agnès Triebel, Vice-Présidente de l’Association Française Buchenwald Dora. Co-Présidente du Comité International Buchenwald-Dora sur le sujet : Les femmes oubliées de Buchenwald.

Retrouvez le programme complet

 

“Réfugiés, nous avons un devoir moral”, par Éric Brossard, secrétaire général de l’AFMD

Le professeur Eric Brossard, secrétaire général des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation propose, dans le numéro 72 du trimestriel de cette association, Mémoire et Vigilance, une intéressante réflexion sur la question sensible des réfugiés. Il compare l’actuel mouvement migratoire massif au mouvement des peuples européens qui suivit la chute du Troisième Reich, en 1945. Lire son texte.

Conférence : “Histoire de la mémoire de la Shoah”

(À l’occasion de la parution de Histoire de la mémoire de la Shoah
d’Olivier Lalieu, éd. Soteca, 2015)

Dimanche 6 décembre 2015 à 14h30

Au lendemain de la découverte des camps, une poignée de militants posent les bases d’un récit de la Shoah, lequel s’incarne dans les commémorations et l’engagement. Mais la mémoire dominante est d’abord celle de la résistance et des résistants. Pourtant, en 3 décennies (1960-1990), la mémoire de la Shoah va acquérir une place incontournable.

En présence de l’auteur, de Serge Barcellini, maître de conférences, Sciences-Po, président général du Souvenir français, et Dominique Durand, ancien président de l’Association française Buchenwald-Dora et Kommandos. Animée par Serge Wolikow, historien, professeur émérite des universités.

Entrée libre sur réservation.

Mémorial de la Shoah, 17 rue Geoffroy L’Asnier 75004 PARIS Standard et serveur vocal
Tél. : +(0)1 42 77 44 72
Fax: 01 53 01 17 44
e-mail : contact@memorialdelashoah.org
site web : www.memorialdelashoah.org

Les polices françaises sous l’occupation (1940-1944)

Rappel : La conférence prévue le mercredi 25 novembre au lycée Buffon (14h30-17h30) aura bien lieu comme prévu. Merci de diffuser cette information à vos cercles d’amis et relations, aux membres de vos associations, sur vos sites…

Les polices françaises sous l’occupation (1940-1944)

Conférence-débat avec Jean-Marc BERLIERE
Professeur émérite d’Histoire contemporaine
(Université de Bourgogne – CESDIP (CNRS / Ministère de la Justice.
spécialiste de l’histoire des polices en France)

Témoins
Esther DZIK-SENOT, arrêtée le 27 juillet 1943 par la police française, après ses frères Maylich en 1941, Samuel, Achille, sa sœur Fanny et ses deux parents (1942 – 1943), déportée à Auschwitz-Birkenau.
Paulette SLIWKA-SARCEY, FTP-MOI, arrêtée par la Brigade spéciale le 23 mars 1943, déportée à Auschwitz-Birkenau.
Raphaël ESRAIL, résistant EIF ( Éclaireurs israélites de France), arrêté à Lyon par la Milice française, déporté à Auschwitz.`

Mercredi 25 novembre 2015 – 14h30 – Lycée Buffon (15e, M° Pasteur ou Sèvres-Babylone), Grande salle Benoît (du nom d’un des 5 lycéens résistants fusillés)

Entrée libre