Répression, internement, déportation pendant la Seconde Guerre mondiale : Nouveaux outils, nouveaux questionnements

Journées d’étude des 30 septembre et 1er octobre 2015

Capture d’écran 2015-09-14 à 18.54.23Soixante-dix ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, la rentrée 2015 est l’occasion pour les Archives nationales de faire le point sur les nouveaux enjeux de l’histoire de la répression, de l’internement et de la déportation.
Fruit d’une réflexion commune avec le Consortium Archives des mondes contemporains, la Fondation pour la Mémoire de la Déportation, la Fondation de la Résistance et les Archives départementales de Meurthe-et-Moselle, les journées d’étude des 30 septembre et 1er octobre 2015 se proposent de mettre l’accent sur les nouveaux outils documentaires et numériques, les renouvellements historiographiques qu’ils suggèrent, les partenariats mis en œuvre et la variété des publics visés, entre chercheurs, grand public, familles et public scolaire.
Organisées sous forme de tables rondes, elles feront également une place aux médiations nécessaires à l’heure de la disparition des derniers témoins et permettront un dialogue vivant entre institutions patrimoniales, universités, historiens et monde associatif.

Entrée libre

Journées d’étude organisées en partenariat avec le Consortium Archives des mondes contemporains, la Fondation pour la Mémoire de la Déportation, la Fondation de la Résistance et les Archives départementales de Meurthe-et-Moselle

Contact
Patricia Gillet : patricia.gillet@culture.gouv.fr
Marion Veyssière : marion.veyssiere@culture.gouv.fr
Archives nationales – Pierrefitte-sur-Seine
Auditorium
59 rue Guynemer
93383 Pierrefitte-sur-Seine
Métro ligne 13, station Saint-Denis–Université

Appel à témoignages

Soucieuse, par fidélité au serment prêté par nos parents, grands-parents, amis, connaissances… à Buchenwald le 19 avril 1945, notre association entreprend à l’occasion du soixante-dixième anniversaire de la libération du camp, un important travail de recueil de témoignages.

archive_voyage_4Cette démarche mémorielle répond au besoin exprimé par les jeunes générations, de comprendre, de réfléchir, de témoigner… sur ce que fut la réalité concentrationnaire et la démarche de ceux ayant été les victimes de la barbarie nazie. C’est dans cet esprit de survivance de la mémoire  que notre association compte sur chacun de vous, de nous tous membres ou non de l’Association Française Buchenwald-Dora et kommandos, pour être des « passeurs d’ Histoire».

Témoigner ? Ce peut être une lettre, un objet ou une photo susceptibles d’apporter une pierre à l’édifice mémoriel* ; témoigner, ce peut être également l’évocation d’un souvenir longtemps gardé en mémoire et qui, sous une apparence anodine pour celui qui en a été le dépositaire, revêt, au regard de l’Histoire un caractère de vif intérêt testimonial.

Merci à toutes et a tous qui pouvez contribuer à enrichir la mémoire de la Déportation et de l’histoire de Buchenwald, de Dora et de leurs kommandos, de nous écrire, de nous envoyer par courrier électronique (notre mail : contact@buchenwald-dora.fr) ou de nous contacter par téléphone ou de laisser un message afin que nous puissions vous rappeler aux jours et heures vous convenant.

bertrand-herzCes « signes »  envoyés par vous , seront très rapidement l’objet d’une prise de contact directe des personnes chargées à l’Association, de collecter vos témoignages et pourront, le cas échéant,  faire l’objet – avec votre autorisation – d’une publication dans notre journal Le  Serment. Merci à tous pour que vive notre mémoire !

L’Association Française Buchenwald-Dora et Kommandos

* Les documents envoyés au siège de l’association étant reproduits par nos soins et retournés, dans les délais les plus rapides, à leurs auteurs.

L’écriture à l’épreuve de la déportation

Le Colloque international interdisciplinaire qu’organise chaque année à l’Université catholique de Lille notre amie philosophe Cathy Leblanc aura lieu du 10 au 12 mars 2016 et aura pour thème : « L’écriture à l’épreuve de la déportation».

Jorge Semprun, dans L’écriture ou la vie, nous avait intimé de choisir, il s’agira ici de prendre un autre chemin et d’abord de considérer l’écriture sous le régime concentrationnaire comme une part constituante de ce régime :

KLBuchenwald_Inschrift_02En partant des devises inscrites aux frontons des portails des camps, « Jedem das Seine » à Buchenwald, mais aussi du numéro matricule déshumanisant le déporté, en passant par la théorisation écrite et juridique des lois concentrationnaires, pour aller, bien sur, jusqu’aux serment des déportés puis à leurs écrits, restituant leur part de vérité comme l’écrivait Christian Pineau.

Des historiens, philosophes, sociologues, anthropologues, théologiens, chercheurs en littérature, psychologues, apporteront leur concours à la réflexion Renseignements : cathy.leblanc2@wanadoo.fr ou au 06.82.54.95.07 – Le programme sera disponible sur le blog suivant : www.cathyleblanc.fr

Inscriptions : 20 euros / gratuite pour étudiants et moins de 25 ans.

Assemblée générale de L’Association Française Buchenwald-Dora et kommandos

Samedi 3 octobre 2015
Mairie du XXe arrondissement
Paris

La 70e Assemblée générale de l’Association française Buchenwald-Dora et Kommandos se tiendra à Paris, le samedi 3 octobre 2015, dans les salons mis à notre disposition par la Mairie du XXe arrondissement, place Gambetta. Ce rendez-vous annuel, au-delà de son aspect statutaire, est aussi un moment fraternel. Il nous permettra de rendre hommage à Catherine Guérin, Secrétaire de l’Association pendant 32 ans, et décédée le 5 juin 2015.
Cette disparition brutale, le moment de sidération passé,  a conduit la direction de l’Association à mettre à plat  l’ensemble de nos activités,  compter nos forces et proposer une réorganisation qui sera soumise à l’Assemblée générale.
Il est donc important que le plus grand nombre de membres de l’Association soit présent.
Cette réorganisation correspond au 70e anniversaire de l’Association, créée grâce à la détermination d’une poignée de déportés de Buchenwald, Frédéric Henri Manhès, Marcel Paul, Jean Lloubes et d’autres, dont nous n’oublions pas la volonté dès 1945 : faire vivre le Serment de Buchenwald.
Ainsi, la matinée du samedi 3 Octobre sera-t-elle  consacrée, avant notre Assemblée générale qui se tiendra l’après-midi, à une discussion ouverte sur l’actualité du message porté en 1945 par les déportés. Elle se déroulera en compagnie de nos amis des autres Amicales de camp, qui tiendront simultanément soit leur propre Assemblée générale soit leur Conseil d’administration. Ce débat nous permettra de nous interroger sur la façon de marquer notre rejet des extrêmes droites, des populismes, des  formes de racisme et d’antisémitisme et autres exclusions dans l’Europe actuelle.
Alors, rendez-vous le 3 octobre, à Paris !

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PROGRAMME

9h : Regroupement des membres des associations, au cimetière du Père Lachaise, entrée rue des Rondeaux, devant le monument de Sachsenhausen, le premier des monuments sur la droite, dans la descente. Dépôt de gerbes par l’ensemble des participants présents, devant chaque monument dont celui de Buchenwald
10h : Mairie du XXe : réunion commune, sous la forme d’une table ronde animée par Dominique Durand et Daniel Simon, autour de la question : « 70 ans après la création de nos amicales, quelle est l’actualité du message porté par les déportés ? »
12h : Dépôt de gerbe, au nom des associations présentes, au monument aux Morts de la Mairie du XXe.
Déjeuner sous forme de buffet dans un des salons de la mairie.
14h : Hommage de notre Association à Catherine Guérin, en présence de sa famille.
14h30 : Assemblée générale de notre Association
17h30 : Fin des travaux.

Exposition : Résistants-déportés du Loiret, des parcours qui ont marqué des vies

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L’exposition-hommage Résistants déportés du Loiret, des parcours qui ont marqué des vies est le fruit d’un travail mené avec la délégation du Loiret des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (AFMD) à partir de la liste d’environ 1000 déportés, nés, arrêtés, vivants ou décédés dans le Loiret.
Grâce aux archives du musée et à l’aide précieuse des familles, l’exposition offre un regard inédit sur le parcours individuel d’hommes et de femmes déportés par mesure de répression vers les camps nazis.
Riche de nombreux documents et d’objets personnels, cette exposition est complétée par des fiches de salle et d’une borne informatique permettant de recenser et de comprendre le parcours des triangles rouges du Loiret.

Autour de l’exposition :
Conférence
Les camps de Buchenwald/Dora, par Dominique Orlowski le dimanche 20 septembre à 15h au Centre Culturel du Martroi à Lorris (proche du musée).
Il y a soixante-dix ans les survivants de Buchenwald, de Dora et de leurs kommandos retrouvaient la liberté.
Cette liberté pour laquelle ils avaient tant lutté, qu’ils avaient tant espéré, leur était rendue le 11 avril 1945 grâce à l’arrivée des troupes américaines déclenchant une insurrection préparée de longue date. C’est l’histoire de ce camp de concentration, de sa création à sa libération, que Dominique Orlowski retrace à travers 35 dessins de déportés.
Dominique Orlowski est fille de déporté et membre actif de l’association Française Buchenwald/Dora et Kommandos. Elle est également l’auteur d’un ouvrage « Buchenwald par ses témoins. Histoire et dictionnaire du camp et de ses kommandos » aux éditions Belin.

Visite guidée : histoires de don
A l’occasion des Journées européennes du Patrimoine, le musée présente une sélection de dons reçus depuis 2008, date à laquelle le Conseil départemental du Loiret a repris la gestion du site. Uniforme d’infirmière de la Croix Rouge, ronéo et presse clandestines, armes et documents jalonnent le parcours de visite en dévoilant leurs histoires.
Visites guidées
– samedi 19 septembre à 10h30, 15h et 16h
– dimanche 20 septembre à 10h30.

Et toujours :
La visite libre des collections permanentes.
La distribution à l’accueil de livrets de découverte du musée pour les enfants de 8 à 12 ans.
La possibilité de visiter en semaine, sur simple demande.

LE SITE DU MUSÉE

À Buchenwald et à Dora avec des élèves du Lycée Jean et Auguste Renoir d’Angers

Dimanche 29 mars, vingt-sept élèves de 1ère S du lycée Jean et Auguste Renoir montaient dans un car pour dix-sept heures de voyage vers la Thuringe.

Nous étions trois adultes accompagnateurs et deux chauffeurs. Je pensais que, passée l’excitation du départ, les jeunes s’assoupiraient et que je pourrais me reposer quelques heures pendant la nuit. Grossière erreur ! Je ne tardai pas à comprendre que certains d’entre eux, des garçons notamment, avaient décidé de ne pas fermer l’œil et y sont parvenus. Toute la nuit, ils ont chanté,

joué, ri et bavardé sans interruption. A ma grande surprise, ces jeunes de 16-17 ans possédaient un répertoire impressionnant de chansons des années 80 et, qui plus est, chantaient très bien parfois à plusieurs voix.

J’étais un peu surprise d’une telle joie de vivre pour un voyage de ce genre, mais à 16-17 ans pouvaient-ils prendre la mesure de ce qu’ils allaient voir et entendre. Ils étaient ensemble, heureux de l’être et je ne me sentais pas l’envie de freiner leur bonheur. A l’occasion de pauses sur l’autoroute, ils m’expliquèrent que leurs parents se réunissaient souvent les uns chez les autres et chantaient tous en chœur les « tubes » de leur jeunesse. Ils avaient acquis le même répertoire et profitaient du voyage pour se faire plaisir !

Il n’y eut que deux moments très relatifs de silence, entre 3 et 4 heures du matin puis entre 5 et 6 heures où je pus m’assoupir un peu. Après une nuit blanche, je pensais que j’aurais du mal à rester lucide jusqu’à la fin du voyage, mais dès le lever du jour, je me plongeai dans la contemplation des paysages sans ressentir la moindre fatigue. Les rires et les chansons continuaient en arrière-plan. Je m’inquiétais pour la météo annoncée sur Buchenwald : pluie, vent, tempête, grêle et neige ! J’attendais l’arrivée avec angoisse ; je guettais le moindre signe, un élément du paysage qui me permettrait de me situer dans le décor de l’Histoire. Le car s’est immobilisé devant le « Centre international de rencontre de la jeunesse ». Je ne retrouvais pas mes repères.

Joachim et Pamela, les animateurs pédagogiques qui nous attendaient sur le seuil se faisaient du souci pour notre déplacement à Dora prévu deux jours plus tard, les prévisions météo étaient mauvaises. L’accueil fut cependant très sympathique. Nous avions quelques moments de liberté après la répartition dans les chambres et j’en profitai pour me recueillir. Je n’étais jamais venue à Buchenwald, mais j’avais si souvent entendu les Angevins raconter, j’avais tant lu sur la déportation, j’avais eu sous les yeux tant et tant de fois la maquette du camp réalisée par Roger POITEVIN, que j’aurais dû me sentir en terrain connu.

Nous étions logés dans les casernes SS, la « célèbre » porte du camp n’était pas visible. De la fenêtre de ma chambre, je regardais tomber la pluie sur un paysage encore engourdi par l’hiver. J’essayais d’imaginer ce que mon père avait ressenti en arrivant à pied depuis la gare de Weimar après le terrible voyage en « wagon plombé ». J’avais en tête toute l’histoire des lieux, toutes les images cent fois regardées, les photos insupportables, les reportages insoutenables des reporters de la Libération.

Heureusement, je devais me maîtriser devant les jeunes qui n’avaient qu’une faible idée de ce qu’ils allaient entendre et voir pendant quatre jours. Je supposais qu’ils allaient subir un choc. Heureusement, ils étaient jeunes et pleins de vie. Ils n’étaient pas directement concernés, étaient là pour apprendre et c’était bien qu’ils apprennent sur place.

Rassemblés pour un premier contact avec Pamela, ils devaient se présenter individuellement, dire leur âge, ce qu’ils aimaient, ce qu’ils attendaient de ce voyage et choisir une des photos disposées sur le sol au centre de notre cercle. Ils étaient intimidés, attentifs à ne pas dire de bêtises, appliqués à justifier le choix qu’ils avaient fait d’une photo plutôt que d’une autre. Déjà quelque chose de grave se ressentait à leur attitude. Depuis notre départ d’Angers, je les voyais pour la première fois tous en face de moi. Bizarrement, je me sentais à la fois actrice et spectatrice de ce que nous vivions ensemble. J’étais accompagnatrice, mais j’étais là aussi en pèlerinage, à la recherche du père que je n’ai pas connu et dont j’avais l’impression de sentir la présence.

Le premier repas en commun dans une pièce accueillante, quelques roses sur chaque table, a détendu l’atmosphère et ramené la bonne humeur. Les conversations ont repris, la nourriture était simple mais bonne, l’ambiance détendue reprenait le dessus.

L’emploi du temps prévoyait ensuite un regroupement dans la salle de conférence pour découvrir le programme du séjour. Le lendemain mardi serait réservé à la découverte du camp lui-même en deux groupes inversés : matin et après-midi. Puis les jeunes avaient l’autorisation de se rassembler par affinité jusqu’à 22 heures 30. Je me retrouvais seule dans ma chambre.

J’entendais dans les chambres voisines de la mienne les éclats de rire et les bavardages incessants. J’avais apporté de la lecture, mais je ne parvenais pas à chasser de mon esprit les photos que je connais par cœur. L’idée d’être confortablement installée dans une chambre bien chaude, là où mon propre père et ses camarades ont tant souffert, me troublait profondément. J’entendais les bourrasques de la tempête à l’extérieur et je les imaginais sur la place d’appel, grelottant dans leurs tenues rayées, la faim au ventre, exténués de fatigue, désespérés… Je n’avais pas dormi la nuit précédente, mais sans somnifère je n’aurais pas trouvé le sommeil. Les rires s’étaient tu, le vent semblait de plus en plus fort dans la nuit. Je me récitais le poème de Max MÉNARD sur la nuit de Noël à Buchenwald. J’ai fini par sombrer.

Le lendemain, la météo était toujours aussi mauvaise. Après le petit déjeuner, un film précédait la visite, interrompu plusieurs fois par les coupures de courant. Comme moi, les lycéens semblaient un peu inquiets de ce qui les attendait. Les deux groupes formés partirent chacun dans une direction.

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« L’arrivée à la gare » – Dessin de Thomas Geve

Le mien fut conduit d’abord par Joachim sur la rampe d’arrivée où je lus un texte de Maurice LETEUIL sur le transport en train. Je n’avais pas été prévenue de cette participation et la pensée de Lauriane et Maurice m’imposa une très forte émotion. Le silence était impressionnant dans la tempête. Nous avions du mal à tenir debout sous les rafales de pluie et de grêle. Emmitouflés dans nos capuches, nous sommes passés d’un endroit à l’autre en courant, cherchant l’abri d’un mur ou d’une porte pour écouter les explications de nos guides. J’étais hantée par les images de chaque lieu : la porte « A chacun son dû », les miradors, les barbelés, la chambre de dissection, la salle d’exécution, le quai d’arrivée dans le camp construit en 1943, les garages des SS, les chenils, le zoo, le petit camp, la place d’appel, le bunker et ses cellules sinistres, le Revier, la cave des cadavres sous les fours crématoires, la fosse aux cendres. Rien ne ressemblait vraiment à ce que je savais et pourtant tout était si conforme.

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« La porte « À chacun son dû »… »

Nos jeunes étaient silencieux, posaient parfois une question, toujours très pertinente. Personne ne se plaignait ni du froid et de la pluie. Des filles pleuraient en se cachant dans les bras d’une camarade. Des garçons voulaient des précisions. Je devenais pour eux un recours à leur stupéfaction. Nous avons tous posé une main sur la plaque chaude qui symbolise la vie. Je me sentais mal, mais devant ces lycéens ébranlés, je ne devais pas craquer. Je n’en avais pas le droit.

En fin de journée, pendant le bilan, je leur ai demandé de déposer le lendemain une rose blanche sur la dalle tiède. Ils ont accepté spontanément, avec gravité, le scénario que je leur proposais et cette première journée à Buchenwald s’est terminée avec l’emploi du temps des ateliers du mercredi. Dans ma chambre, je me repassais le film de la journée… Entre ce que je savais depuis longtemps et la matérialisation des lieux, j’ajustai péniblement l’Histoire évoquée par un Allemand sur les lieux mêmes des évènements et la perception intime, souvent remise en question, que j’en avais.

J’appréciais de me retrouver seule. J’avais du mal à garder la tête froide. Les jeunes s’étaient inscrits dans différents ateliers : restauration d’objets retrouvés sur le site, recherche d’Angevins dans les archives du camp, les femmes à Buchenwald, le sauvetage des enfants à Buchenwald, expression artistique par le dessin et la danse. Un petit contingent se posait en journalistes sur le travail des autres groupes. C’est moi qui avais proposé à des filles de s’exprimer par la danse et j’étais curieuse de voir ce qu’elles produiraient. Pour ma part, j’avais choisi d’aller aux archives. Mon groupe se chargeait aussi de récolter de la terre pour la rapporter dans une urne en Anjou.

Le lycée Renoir préparant au cinéma et à la photographie, j’avais pensé que quelques-uns manifesteraient le désir de tourner un petit film sur le camp ou de faire une exposition photos sur le site, mais les intempéries sans doute les en ont dissuadés. Ils ont préféré un reportage journalistique. J’aurais aimé aussi que les Angevins puissent rencontrer des Allemands de leur âge. L’allemand étant leur première langue, il était envisageable de les mettre en contact sur un lieu de mémoire. Cela aurait bien sûr nécessité une préparation en amont qui n’avait pas été faite.

Le mercredi matin donc, après le petit déjeuner, le groupe fut éparpillé dans les six ateliers déterminés la veille. Aux archives, c’est sur le nom de mon père que se cristallisèrent les recherches. J’avais pourtant fourni ceux de Joseph LIGONNIÉRE, de René MOTTAY, de Maurice LETEUIL, d’Etienne POITEVIN. Bizarrement, les ordinateurs ne répondirent pas aux noms proposés sauf celui de Louis LEGENDRE. Nous vîmes apparaître sur l’écran sa fiche d’inscription avec le numéro 39591, block 59, sa date de naissance, sa profession, son adresse, le nom de ma mère et le nombre de leurs enfants. Puis la liste des vêtements portés à l’arrivée et celle de son départ pour Flossenbürg après la quarantaine. Je connaissais par cœur ces documents, mais pour les élèves ce fut une découverte significative.

Sous les rafales, nous sommes sortis pour ramasser de la terre près de la rampe où nous rejoignirent les reporters et le retour vers le centre d’hébergement se fit en silence. Après le repas de midi, nous avions prévu d’aller en rang déposer les roses. Les jeunes se sont mis en rang spontanément, m’ont placée d’autorité au milieu du 1er rang et nous nous sommes rendus en silence devant la plaque de la vie. Par miracle, il ne pleuvait plus. Des visiteurs indépendants nous regardaient passer avec étonnement. Ce fut sans doute pour moi le moment le plus intense. Je ne m’attendais pas à un tel recueillement. Je me sentais portée par ces jeunes Angevins qui prenaient conscience de l’ignominie de la Déportation dans un élan spontané de reconnaissance, peut-être aussi par sympathie pour moi qui ne pouvais cacher mon émotion. Placés dans un ordre parfait devant le monument, nous nous sommes avancés par vague de cinq. J’ai spontanément embrassé ma rose avant de la déposer. N’en déplaise aux pédagogues puristes, je sentais mon cœur battre à tout rompre, le visage de mon père brouillait le décor autour de nous. J’ai rejoint notre hébergement dans un état second, encadrée par deux jeunes filles qui semblaient aussi bouleversées que moi.. Qui a dit que ces moment-là doivent se dérouler « sans affect et sans pathos » ?

Nous sommes montés en car pour visiter Weimar. En passant, nous nous sommes arrêtés au monument de la RDA. Je dois rendre hommage à Joachim KÖNIG qui s’est efforcé, avec une neutralité parfaite, d’expliquer aux élèves l’interprétation politique des évènements historiques par les dirigeants de l’Allemagne de l’Est. J’avais facilement descendu l’escalier monumental ; j’ai failli ne pas le remonter ! J’étais à la traîne, le souffle coupé ; les genoux me tiraillaient douloureusement !

Weimar est une ville magnifique, pleine de trésors architecturaux, mais les bourrasques de grêle n’ont pas permis aux jeunes de bien s’en rendre compte. Ils attendaient impatiemment qu’on leur donne quartier libre avant le souper à la brasserie offert par les Amis de la Fondation. Ils ont flâné en ville par petits groupes jusqu’à l’heure du rendez-vous au restaurant. La température glaciale et les émotions ont fait que je me suis réfugiée dans une pâtisserie en les attendant ! Le repas était convivial. Les jeunes avaient retrouvé leur joie de vivre et ont pleinement profité de cette soirée entre copains. Infatigables, ils sont rentrés en bavardant et en chantant !

Le lendemain, nous partions pour Dora avec Joachim et Pamela. A l’horreur du système concentrationnaire s’ajoutait l’horreur du tunnel ! Pour certains, c’en était trop. Ils avaient du mal à rester concentrés. En fin de matinée, nous avons repris le cérémonial des roses blanches devant le monument du four crématoire. Les lycéens se sont organisés spontanément et, comme à Buchenwald, cinq par cinq, nous avons déposé une trentaine de roses à la mémoire de ceux qui ne sont pas revenus de Dora.

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L’entrée du tunnel de Dora

Sur le chemin du retour, Joachim et Pamela se sont assoupis, mais nos Angevins, comme à chaque déplacement, ont poursuivi leurs bavardages et leur tour de chants ! J’étais quand même surprise de leur résistance physique et une telle joie de vivre me semblait réconfortante. L’insouciance de la jeunesse à quelque chose de fabuleux qui n’a rien de choquant. Ce pouvoir de passer du drame à la joie devient impossible en vieillissant.

Un peu de repos avant notre dernier repas au centre d’hébergement m’a permis de recharger mes batteries qui tenaient nettement moins bien que celle des élèves ! Enfin, le bilan des ateliers et celui du séjour dans sa globalité devaient mettre un terme à cette expérience enrichissante à plus d’un titre pour chacun des participants.

Je n’étais pas au bout de mes surprises quand les danseuses, avec un calme surprenant et beaucoup de courage ont exécuté devant leurs camarades et les adultes qui les encadraient une très belle chorégraphie à la fois sobre et intense sur le parcours d’une Déportée. Nous étions tous très émus, mais Joachim et Pamela assistaient à une première dans le domaine de la créativité artistique sur ce thème. Ce fut la plus belle conclusion que nous pouvions espérer.

Le voyage retour fut le même que celui de l’aller. Même durée, dix-sept heures de car, même tonus de la part des élèves, même résignation des adultes, mêmes intempéries du début à la fin. Il m’a fallu beaucoup de temps pour analyser cette expérience. Je n’ai pas encore pris tout-à-fait la mesure de ce voyage pédagogique qui était aussi pour moi un pèlerinage.

Merci à Roger POITEVIN de m’avoir forcée à le faire. Merci à tous ces lycéens qui m’ont empêchée de sombrer dans l’angoisse. Merci à tous les Résistants-Déportés qui ont sauvé notre Liberté et les valeurs de la République.

Hélène CABRILLAC – article tiré de L’ÉCHO DE L’AFMD 49, Bulletin de la délégation AFMD 49 – N° 47 – Juin 2015

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Le Serment n°357 vient de paraître

Au sommaire ce mois-ci :

– Retour sur les commémorations du 70e anniversaire de la libération des camps à Buchenwald, à Dora, Ellrich, Langenstein, Laura et Paris…
– L’ Exposition des médailles de Pierre Provost
– Les arbres de Mémoire
– Nos rubriques habituelles
– Et les nouvelles coordonnées de l’association.

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Pèlerinage à Günzerode

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Roger Poitevin

Un jour de juin 1945, arrive chez nous, à Daumeray, un homme encore jeune dans un costume un peu usagé. Visage émacié, pommettes saillantes, c’est Emile BERTHO, survivant des camps nazis. Depuis Compiègne, il a toujours été avec son ami Etienne POITEVIN, mon père. Il a connu l’horreur des camps, il a vu la mort de très près. Il vient à Daumeray, comme il l’avait promis à son ami pour nous raconter la fin d’Etienne POITEVIN.

Il nous dit que le 12 mai 1944, ils ont quitté le camp de regroupement de Compiègne pour être dirigés vers l’Allemagne. Les conditions du transport sont inhumaines comme l’a relaté Maurice LETEUIL qui faisait partie du même transport (Voir nos précédents bulletins). Après deux jours, ils arrivent à Buchenwald. Ils y resteront trois semaines, le temps d’apprendre à coups de schlague la discipline SS dans les camps de concentration. Le 6 juin, ils sont transférés au camp d’Ellrich, dans le secteur de Nordhausen, puis le 21 août au Kommando de Günzerode, Kommando de construction d’une voie ferrée de 30 kilomètres de long à but militaire. Le chef du camp est un jeune SS de 22 ans, fanatisé, particulièrement brutal et cruel.

Début mars 1944, le typhus sévit dans le camp. Les deux amis tombent malades, complètement épuisés par le travail, les conditions de détention et la contamination. Ils sont transférés à l’infirmerie du camp principal de Dora. Des médecins-déportés les soignent en leur faisant absorber du charbon de bois fabriqué sur place. Mais les Alliés arrivent en tenaille : les Américains à l’ouest, les Russes à l’est.

Himmler avait dit « qu’aucun détenu ne devait tomber vivant aux mains de l’ennemi ». Bien que dans un état de faiblesse absolue, le 5 avril, ils sont entassés dans des wagons à bestiaux pour être envoyés vers le nord, vers le camp de Bergen-Belsen ou la mer Baltique.

Le camp de Bergen-Belsen est un camp mouroir où le jour de sa libération 30.000 Déportés gisent au sol, dans la boue. Il est très difficile de reconnaître les vivants des morts. Les Déportés envoyés vers la mer Baltique seront chargés sur des bateaux pour être coulés en haute mer.

Le transport de Dora vers Bergen-Belsen dure 5 jours et 5 nuits, dans le froid. Les détenus ne reçoivent ni eau ni nourriture. Nombreux sont ceux atteints de typhus, qui sont couverts d’excréments. Les wagons à bestiaux utilisés sont des wagons à découvert, à hautes ridelles. Dans chaque wagon, une centaine de Déportés. Pour se protéger du froid, ils sont assis, « emboités » les uns dans les autres pour former une masse compacte, se tenir chaud, en offrant moins de prise au vent. Aux quatre coins du wagon, un SS en arme.

Lorsque le train arrive à Bergen-Belsen, Etienne est mort en silence à côté de son ami Emile. Ils s’étaient promis que si l’un d’eux survivait, il préviendrait la famille de l’autre. Pour tenir sa promesse, Emile BERTHO est venu nous prévenir à Daumeray.

Etienne POITEVIN est mort le 9 avril 1945. Bergen-Belsen sera libéré le 15. Emile BERTHO prend la route le 17. S’il parvient à donner un certain nombre de détails à ma mère, il se fait discret pour ménager les enfants.

Les Déportés vivant leur drame personnel ne pouvaient pas connaître l’ensemble de l’évacuation début avril 1945. C’est ainsi que l’on a appris après la guerre que 40.000 détenus avaient été évacués de l’ensemble des camps de Mittelbau (Dora). Les 4 et 5 avril, quatre transports quittent Dora. Plusieurs centaines de Déportés malades et mourants sont abandonnés. Les Déportés des petits camps sont envoyés dans les grands camps ou sur les Marches de la Mort à travers les montagnes du Harz. C’est aussi lors d’une de ces marches que 1016 Déportés sont regroupés dans une grange près de Gardelegen et brûlés vis au lance- flamme. Ceux qui essaient de s’enfuir sont immédiatement abattus.

J’ai 8 ans et demi, et je note que, dans la conversation, Emile parle souvent de Dora, Ellrich et Günzerode… Je les ai gardés en mémoire pendant 70 ans ! Mais pourquoi ces camps d’Ellrich et Günzerode m’attirent-ils et me font-ils peur à la fois. Le temps a passé… Il faut que je prenne une décision. En Allemagne du 8 au 18 avril 2015, je décide de m’y rendre.

Samedi 11 avril 2015. Je réside dans une pension de famille à Nohra près du camp de Buchenwald où je me suis rendu pour les cérémonies du 70ème anniversaire de sa libération. Il faut que j’aille à Ellrich et Günzerode ! Oui, je dois le faire !

De Nohra, il y a 114 kilomètres dont 70 sur autoroute ; 1 heure 32 de parcours. Les routes sont en très bon état, mais la vitesse est limitée partout, et il faut attendre un temps infini aux passages à niveau lorsqu’un train approche. Sur un relief en forme de ballons, la campagne est belle, étale. Les champs sont immenses. Toutes les maisons sont regroupées dans les villages ; il n’y a pas de maisons isolées dans la campagne. Les villages, avec leurs églises aux clochers en forme de poivrières sont beaux, propres, presque chaleureux. De vraies images d’Epinal. Il fait très beau. Mais toujours cette idée me trotte dans la tête. Comment, dans un pays aussi beau, autant de crimes ont-ils pu être commis ?

J’ai mis le cap sur Ellrich ; merci mon GPS. Soudain, un panneau jaune à l’entrée d’un village indique Günzerode, et quelques instants après, le même panneau m’indique que je sors du village. C’est un village-rue et j’apprendrai plus tard qu’il n’a que 165 habitants. Dans un endroit aussi petit, je devrais donc trouver facilement le Kommando. Après une nouvelle traversée sans succès, je décide d’explorer les lieux à pied.

Il est midi. Le village est désert. Néanmoins, une femme que je vois de dos nettoie l’entrée de sa maison. « Bonjour Madame », lui dis-je en anglais. Elle se retourne, me toise, se méfie. « Madame, je voudrais seulement vous poser une question ». Elle s’approche timidement du portillon. « Je m’appelle Roger POITEVIN, je suis Français, et je cherche le Kommando où se trouvait en 1945 mon père Déporté ? Savez-vous où il se trouve ? ». Sans un mot, elle s’approche, ouvre le portillon et, du regard, me fait signe d’entrer dans la maison, puis de m’asseoir. Cet échange silencieux, lourd d’émotion, me bouleverse. « Savez-vous où se trouve le Kommando ? » « Oui » « Pouvez-vous me dire où il se trouve ? » « Oui, j’ai des photos… Je vais vous montrer ». Elle cherche, mais ne les trouve pas. Alors, elle accuse son mari de désordre !

Finalement, elle appelle Norbert, son mari, qui travaille derrière la maison. Arrive un homme de 60 ans (j’ai su plus tard son âge), avec un beau visage, l’air doux, calme, aimable. Il parle bien anglais. Il me dit qu’il connaît le Kommando, que ce n’est pas loin, que nous pouvons nous y rendre à pied. Sa femme retrouve le livre Der Bau der Helmetalbahn (Les travaux de la voie ferrée de l’Helme), mais il est écrit en allemand. J’en prends cependant les références. Nous quittons la maison et après 300 mètres, dans une rue perpendiculaire à la rue principale, nous arrivons au Kommando. C’est une ancienne bergerie à laquelle, après la guerre, des bâtiments agricoles ont été accolés. Devant, une grande cour cimentée. C’était la place d’appel. De nombreux engins agricoles y sont stationnés. Au fond de la cour, un cheval. De l’autre côté de la clôture, se trouve toujours la villa où logeaient les chefs SS. C’est une belle villa aujourd’hui habitée par un jeune couple allemand. « Comment peuvent-ils habiter là » demandai-je à mon guide. « Ils sont jeunes…ils ne savent pas…pas tout ». Le propriétaire est là ; il travaille. Mon guide l’appelle, lui explique qui je suis, dit que je voudrais voir les lieux. Notre interlocuteur accepte.

Le cadenas fermant le grand portail est ouvert ainsi que la grande porte de l’ancienne bergerie. Dans le bâtiment, des box pour animaux ont été installés. Partout du matériel agricole. On peut néanmoins retrouver ce qu’était cette immense grange à l’époque de la guerre. Elle a contenu 850 détenus. J’imagine les châlits. Le plafond poussiéreux est peint en blanc, des poteaux cylindriques en fer le soutiennent ; les murs blancs, recouverts de toiles d’araignées, sont d’époque. Sur les murs extérieurs de la grange, côté rue, une plaque commémorative a été apposée dans les années 1990.

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La plaque sur le mur de la grange : Souvenez-vous ! D’août 1944 à avril 1945, jusqu’à 800 détenus de la brigade de construction IV du camp de concentration « Mittelbau Dora » ont été hébergés dans cette grange, dans des conditions inhumaines. Les détenus étaient principalement des prisonniers de guerre et des Déportés politiques contraints à la construction du remblai.

Nous nous dirigeons ensuite vers les terrassements de la ligne de chemin de fer à 200 ou 300 mètres de la grange. La petite route passe sur un pont étroit qui enjambe l’Helme, petite rivière de 5 à 6 mètres de large, bordée d’arbres sur ses deux rives. Le courant y est assez fort. 50 mètres plus loin se trouve la zone de terrassement destinée à recevoir la voie ferrée. C’est un grand couloir plat d’environ 10 mètres de large et bordé de haies. Il s’étend sur 10 kilomètres vers l’est et 20 kilomètres vers l’ouest. Mon guide me dit que les rails n’ont jamais été posés. Comme il ferait bon camper là, sur les bords de l’Helme… Mais non, c’est impossible, ici trop de brutalité, trop de crimes, trop de morts !

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Le remblai qui aurait dû recevoir la voie ferrée

Sur le chemin du retour, mon guide me parle de sa famille, d’une grand’mère nazie, de son autre grand-mère emprisonnée pendant l’hiver 1944-1945 pour faits de résistance. Elle était socialiste. Il me parle de ses oncles, de ses cousins, certains nazis d’autres qui n’étaient… rien. Né après la guerre, il a été instructeur de conduite pour véhicules automobiles : camions, cars, engins de travaux publics. De retour chez lui, il m’offre un grand verre de jus de fruit ; il a vu que j’en avais besoin, mon… émotion et puis j’ai tellement parlé… Nous nous quittons en échangeant nos coordonnées et promettons de rester en contact.

Il est des moments dans la vie, très rares, où nous vivons des instants qui marquent à jamais. Des moments historiques, que l’on ressent comme tels en les vivant. Cette rencontre à Günzerode a été pour moi un de ces moments particuliers.

Roger POITEVIN
L’Écho de l’AFMD 49 – N°47

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Dassault à Buchenwald

Jeudi 25 juin 2015, France 2 diffuse l’émission complément d’enquête sur la famille Dassault. Une équipe de cette émission avait suivi la visite de Laurent Dassault à Buchenwald en avril. Nous n’avons pas vu en pré projection le documentaire présenté ce soir mais il est vraisemblable qu’il contienne quelques images tournées à Buchenwald.

France 2
Complément d’Enquête
« Dassault, un univers impitoyable »
Jeudi 25 juin 2015 à 22h25
Durée 1h10

dassault-250France 2 : Dans la famille Dassault, il y a d’abord Marcel. Le patriarche. Le fondateur. L’histoire industrielle de l’avionneur Dassault commence en 1914 avec Marcel Bloch, qui deviendra Marcel Dassault en 1949. Un hommage au nom de code de résistant de son frère. En 1914, il se lance dans la construction d’avions. Déporté pendant la Seconde Guerre mondiale, il repart à zéro pour reprendre son activité.Tout au long de son histoire, Dassault a entretenu des relations avec les hommes politiques. Marcel Dassault a toujours été proche des dirigeants du pays. En 1981, François Mitterrand renonce d’ailleurs à la nationalisation totale de l’entreprise…

Lien vers le site de l’émission : http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/complement-d-enquete/complement-d-enquete-du-jeudi-25-juin-2015_958057.html

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Nouvelles coordonnées de l’Association Française Buchenwald Dora et kommandos

Notre association venant d’emménager dans ses nouveaux locaux, veuillez  trouver ci-dessous ses nouvelles coordonnées :
La nouvelle adresse postale : 3/5 rue de Vincennes 93100 Montreuil
Le nouveau numéro de téléphone : 01 43 62 62 04
Le nouveau numéro de fax : 01 43 62 63 08
La nouvelle adresse mail : contact@buchenwald-dora.fr
Notre site internet : http://asso-buchenwald-dora.com/
Notre blog :  http://buchenwald-dora.fr/
Notre page Facebook : https://www.facebook.com/pages/Association-Fran%C3%A7aise-Buchenwald-Dora-et-Kommandos/168227933231798

Par ailleurs, les bureaux de l’association seront fermés du 26 juin au 1er septembre 2015.

L’Association Française Buchenwald Dora et kommandos

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