Nouvelles coordonnées de l’Association Française Buchenwald Dora et kommandos

Notre association venant d’emménager dans ses nouveaux locaux, veuillez  trouver ci-dessous ses nouvelles coordonnées :
La nouvelle adresse postale : 3/5 rue de Vincennes 93100 Montreuil
Le nouveau numéro de téléphone : 01 43 62 62 04
Le nouveau numéro de fax : 01 43 62 63 08
La nouvelle adresse mail : contact@buchenwald-dora.fr
Notre site internet : http://asso-buchenwald-dora.com/
Notre blog :  http://buchenwald-dora.fr/
Notre page Facebook : https://www.facebook.com/pages/Association-Fran%C3%A7aise-Buchenwald-Dora-et-Kommandos/168227933231798

Par ailleurs, les bureaux de l’association seront fermés du 26 juin au 1er septembre 2015.

L’Association Française Buchenwald Dora et kommandos

70e anniversaire de la libération : le discours d’Olivier Lalieu, vice-président de l’association

Le 11 avril 2015, l’Association française Buchenwald-Dora a commémoré le 70e anniversaire de la libération de ces deux camps et de la plupart de leurs camps annexes devant le mémorial qui leur est dédié au cimetière du Père Lachaise, à Paris. À cette occasion, Olivier Lalieu, Vice Président de l’Association a prononcé le discours qui suit :

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Le Monument de Buchenwald-Dora au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

” Il y a soixante-dix ans les survivants de Buchenwald, de Dora et de leurs kommandos retrouvaient la liberté.
Cette liberté pour laquelle ils avaient tant lutté, qu’ils avaient tant espéré, leur était rendue ce 11 avril 1945 grâce à l’arrivée des troupes américaines déclenchant une insurrection préparée de longue date. Cette insurrection unique dans les annales des camps est d’une importance symbolique majeure. Elle incarne la Résistance clandestine qui s’est manifestée à Buchenwald d’une manière inédite.
Au-delà de la seule volonté de survivre, cette résistance face au nazisme prit de multiples formes, prolongeant un combat entamé le plus souvent bien avant la déportation, pour les détenus allemands face au IIIe Reich naissant et dans les pays occupés ou alliés à l’Allemagne nazi pour les autres.
Certes, la Résistance, dans les camps comme ailleurs, ne fut le fait que d’une minorité, une minorité engagée, déterminée, habitée par une cause supérieure, patriotique, politique, spirituelle ou religieuse.
Derrière les barbelés, la Résistance fut encore plus périlleuse et en même temps plus vitale pour l’esprit humain.
Jusqu’au bout les nazis avaient fait régner la violence et la terreur. Ils avaient organisé leur fuite en entamant l’évacuation du camp. Là encore, l’action de la Résistance permit de ralentir ce nouvel exode qui devait conduire près de 20.000 détenus sur les routes d’autres camps, notamment les déportés juifs venant des camps de l’Est au cours du terrible hiver 1944-1945, rares rescapés de l’entreprise d’assassinat des Juifs d’Europe.
Des milliers moururent ainsi d’épuisement ou exécutés. Les autres ne furent à leur tour libérés que des semaines plus tard, notamment à Dachau et Terezin. Nous ne les oublions pas.
Nous sommes réunis en ce 11 avril 2015 pour rendre hommage aux déportés de Buchenwald et à la mémoire des disparus. Nous adressons des pensées particulières à la poignée des derniers survivants qui nous accompagnent autant que leurs forces le leur permettent et à qui nous voulons dire notre affection.
Cet hommage, nous le formulons devant le monument érigé par notre association ici au cimetière du Père Lachaise, aux côtés de celui de la Fédération nationale des déportés et internés, résistants et patriotes où reposent les pères fondateurs de ces organisations, Frédéric Henri Manhès et Marcel Paul. Nés à Buchenwald, leurs liens ne devaient plus se distendre, jusque dans la mort.

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Marcel Paul et Henri Manhès

Car si cette année marque le 70e anniversaire de la libération des camps, elle témoigne également de la création des associations destinées à rassembler les rescapés et les familles de disparus, à maintenir présent le souvenir de leur calvaire et de leurs combats.
Malheureusement, les divisions n’ont pas épargné les déportés, déjà au camp et d’une manière accrue après le retour.
Mais 70 ans après, dans la diversité de leurs convictions et de leurs parcours, nous nous souvenons de leur martyre et de leurs luttes, de leur espérance et de leur courage. À l’instar d’une autre grande figure de la Résistance française à Buchenwald, Eugène Thomas, qui affichait à Buchenwald même sa farouche volonté de devenir un « soldat de la liberté », nous honorons leur détermination à ne pas céder devant la barbarie.
Ce message, leur message, n’a rien perdu de sa force, ni de son urgence ; notre président Dominique Durand le rappelle avec raison régulièrement.
Comment ne pas penser en ce même jour aux victimes du racisme et de l’antisémitisme, partout dans le monde et jusque dans notre propre pays. Sans amalgame, ni banalisation, comment ne pas se dire que les valeurs portées par les déportés de Buchenwald nous imposent de ne pas rester indifférents face à la progression résistible de la xénophobie et du fanatisme, pour mieux affirmer au contraire notre attachement aux idéaux démocratiques et républicains, ceux-là même qui étaient revendiqués par beaucoup de nos aînés et pour lequel tant sont morts.
L’an passé, je nous invitais déjà à défendre cet héritage et à nous rassembler plus nombreux encore en 2015. Cet appel n’en est que plus déterminé aujourd’hui encore.
Nous en sommes convaincus, l’histoire et la mémoire du camp de Buchenwald, de ses détenus et de leurs vies, doivent perdurer par-delà les générations. 70 ans, ce n’est pas le temps de la disparition ; c’est celui de la transmission. Il nous appartient de trouver ces nouveaux relais, à commencer par nos propres familles, car ce sont bien nos enfants, de sang ou de cœur, qui feront que, demain, Buchenwald ne disparaîtra pas des consciences, et que les consciences continueront de se construire aussi sur les combats de Buchenwald.
Je vous remercie.”
Olivier Lalieu

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Olivier Lalieu

 

Discours de Bodo Ramelow, Ministre Président de l’Etat libre de Thüringe

De gauche à droite, Zoni Weisz, survivant de Buchenwald, Martin Schulz, Président du Parlement européen, Bertrand Herz, survivant de Buchenwald et Bodo Ramelow devant le Théâtre National de Weimar (AP Photo/dpa,Sebastian Kahnert)

Participant aux commémorations du 70e anniversaire de la Libération des camps nazis, à Buchenwald puis dans le camp annexe de Laura, le Ministre Président de l’Etat libre de Thüringe, M. Bodo Ramelow a dit toute l’importance que la Thüringe accordait à la mémoire des victimes du Troisième Reich et précisé la politique que l’Etat libre de Thüringe pour encourager le travail de mémoire : rénovation du musée de Buchenwald, entretien des sites des Kommandos, exposition permanente sur le travail forcé à Weimar, dont Sauckel fut Gauleiter.

Cliquez ici pour découvrir l’intégralité de son allocution.

Littérature: Le prix Nice Baie des Anges attribué à Jérôme Garcin

Le 20ème prix Nice Baie des Anges vient d’être décerné à Jérôme Garcin. Dans “Le Voyant”, le romancier brosse le portrait de Jacques Lusseyran, aveugle, résistant, arrêté par la Gestapo et déporté à Buchenwald

C’est un prix qui récompense les livres parus dans les douze mois précédant le festival du livre de Nice. Le 20ème prix Nice Baie des Anges vient d’être attribué à Jérôme Garcin, pour son livre “Le Voyant”.

En un peu moins de 200 pages, Jérôme Garcin y brosse le portrait de Jacques Lusseyran, aveugle, résistant, arrêté par la Gestapo et déporté à Buchenwald. Ce livre avait été choisi par Franz-Olivier Giesbert. En plus de l’éditorialiste, le jury était composé d’écrivains, conseillers municipaux de la ville de Nice, journalistes… Un jury de dix lecteurs était associé aux délibérations. Le prix sera décerné par Christian Estrosi, le député-maire de Nice, en ouverture de la 20e édition du Festival du Livre de Nice, le 5 juin prochain.

Des collégiens de Salengro de Saint-Pol en visite dans les camps de Buchenwald et Dora

Le conseil départemental du Pas-de-Calais a décidé en partenariat avec La Coupole d’Helfaut et le rectorat de Lille, d’emmener du 24 au 29 avril, une cinquantaine de collégiens, dont certains de Salengro, découvrir deux lieux emblématiques de la déportation, le camp de Buchenwald et celui de Dora en Thuringe. Ces deux camps où de très nombreux français ont été déportés sont liés à l’histoire de La Coupole.

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Pontault : la Légion d’honneur pour Gilbert, survivant de Buchenwald

« Je ne me suis même pas rendu pas compte que le camp avait été libéré, j’étais cloué au sol à cause de la dysenterie et du typhus. Un camarade m’a fait ingurgiter un bout de charbon de bois, c’est ce qui m’a sauvé. » Gilbert Laurent est un miraculé. Après deux ans passés à survivre dans le camp de la mort de Buchenwald, il en réchappe de peu le 25 avril 1945, jour de libération du camp par les troupes américaines.

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Allemagne: les victimes oubliées du camp de concentration de Buchenwald

70 ans après la libération du camp de concentration de Buchenwald. 
Le 12 avril 2015 a eu lieu à Buchenwald la commémoration de la libération du camp de concentration de Buchenwald, en présence du Président de l’Union européenne, l’Allemand Martin Schulz et des survivants de toute l’Europe. Cette cérémonie s’est déroulée  le matin au théâtre de la ville de Weimar et l’après-midi à Buchenwald sur l’ancienne place de l’appel des détenus. Un appel qui pouvait durer entre deux ou 5 heures selon l’humeur des SS. Les survivants présents ont fait des témoignages poignants sur leurs conditions de vie dans ce KZ (camp de concentration).

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