Au Bourget, le retour des déportés du camp de concentration de Buchenwald

Au Bourget, le retour des déportés du camp de concentration de Buchenwald

A l’occasion de l’exposition « Après la Shoah au Mémorial de la Shoah. Rescapés, Réfugiés, survivants (1944-1947) », retrouvez dans une sélection de documentaires autour du retour des camps. Première étape de ce parcours sonore : le retour des déportés au Bourget, en 1945, en direct à la radio.

Le 18 avril 1945, des avions atterrissent au Bourget pour ramener les déportés politiques du camp de concentration de Buchenwald. Alors qu’ils descendent tout juste de l’avion, le journaliste Jean Quittard recueille les impressions de quelques déportés qui évoquent l’émotion du retour, les condition de vie extrêmement difficiles du camp de Buchenwald, la libération du camp par les Américains.

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Groupe de survivants • Crédits : Mémorial de la Shoah 

Le premier des convois

Le premier des convois

Dans la mémoire collective, le premier convoi de déportation à quitter la France pour Auschwitz est un convoi de Juifs en mars 1942.
Or des recherches de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation ont permis de découvrir que le 20 août 1940, les nazis déportent depuis Angoulême des familles de réfugiés espagnols.
Un roman qui permet de parler d’une page méconnue de l’histoire de la déportation en France, mais aussi de la guerre civile espagnole.

Le sujet : Novembre 1938. Alors que la guerre d’Espagne fait rage, Maria et ses enfants, Carmen et José, décident de fuir le pays, comme des milliers d’autres personnes. Ils souhaitent rejoindre Manuel, mari et père, soldat républicain réfugié en France. Après plusieurs étapes difficiles, Maria et Carmen arrivent dans un camp de réfugiés à Angoulême. José, lui, est parvenu à rejoindre son père et les deux hommes ont été enrôlés dans une Compagnie de Travailleurs étrangers. Après des mois de séparation, la famille est de nouveau réunie dans le camp de réfugiés de la Combe aux loups. Mais le 20 août 1940, tout bascule…

L’auteur : Vanina Brière est née au Mans en 1976 et vit près de Caen. Doctorante en histoire contemporaine, elle a fait sa thèse sur les Français déportés au camp de concentration de Buchenwald. Elle est chargée de recherche, à la Fondation pour la Mémoire de la Déportation depuis 8 ans. Elle signe son deuxième roman chez Oskar, après Les souliers à talons.

Découvrez un résumé de son travail sur le convoi vers Buchenwald du 12  mai 1944 : cliquez ici

« Les Guérir » d’Olivier Charneux : l’histoire d’un nazi qui voulait « guérir » les homosexuels

« Les Guérir » d’Olivier Charneux : l’histoire d’un nazi qui voulait « guérir » les homosexuels

Guérir les homosexuels pour le bien de l’humanité : c’est le thème de la biographie que vient d’écrire Olivier Charneux, « Les Guérir » (Robert Laffont). Elle raconte l’histoire du nazi Carl Vaernet, médecin danois qui a mené des recherches en utilisant comme cobayes des détenus homosexuels allemands internés à Buchenwald.

Un article de l’auteur paraitra dans le prochain numéro du Serment.

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Colloque international : « L’Ecriture à l’épreuve de la déportation »

Colloque international : « L’Ecriture à l’épreuve de la déportation »

Du 10 au 12 mars 2016 à la Faculté de théologie de l’Institut catholique de Lille

Le 10/03 à 10h : Introduction par Cathy LEBLANC :  » L’écriture de l’histoire « 

Le 11/03 à 16h15 : Intervention de Dominique DURAND :  » Des petits billets aux lettres aux familles « 

Le 11/03 à 14h15, intervention de Corinne BENESTROFF :  » La Direction de l’Absent : fabriques mémorielles et écriture « 

Le 12/03 à 11h30 : Intervention d’Agnès TRIEBEL :  » « Dessine moi un camp » ou le regard d’un enfant déporté sur le système concentrationnaire « 

Retrouvez le programme complet

Raymond Renaud

Raymond Renaud

Le Lycée Henri Parriat, à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), vient de baptiser du nom de Raymond Renaud, déporté à Buchenwald, l’une de ses salles.
Le journal de Montceau s’est fait écho de cette initiative. Lire l’article
Une biographie plus complète de Raymond Renaud est disponible ici.

Exposition « Une Mémoire contre l’oubli »

Exposition « Une Mémoire contre l’oubli »

Le Bureau d’information en France du Parlement européen accueillera dans ses locaux à Paris, du 19 janvier au 11 février 2016, l’exposition « Une mémoire contre l’oubli ».
L’Association française Buchenwald, Dora et Kommandos est partenaire de cette exposition. Durant son vernissage,  il est prévu les interventions de Monsieur Jacques MOALIC – KLB 38348 et de Monsieur Olivier LALIEU.
Cette exposition présente une sélection de portraits clandestins dessinés par le prisonnier politique Georges Despaux durant son temps passé au camp de concentration nazi de Buchenwald. Elle a été présentée par le Bureau d’information du Parlement européen à Bruxelles en 2015 dans le cadre du 70eanniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale et sera, après son passage à Paris, exposée au Bureau de Berlin courant 2016.

L’exposition a lieu au Bureau d’Information en France du Parlement européen, 288 boulevard Saint-Germain, 75007 Paris.

Accéder au site internet

Hommage à Gaston Viens

Le 21 décembre 2015, Gaston Viens, maire d’Orly pendant 44 ans, nous a quittés à l’âge de 91 ans.

La municipalité organisera une cérémonie en hommage à ce grand homme, ancien résistant et déporté au camp de Buchenwald durant la 2nde Guerre Mondiale, bâtisseur de la ville d’Orly en tant que Maire durant 44 ans et grande figure politique du Département du Val-de-Marne après avoir été son premier Président en 1967.

Cet hommage aura lieu le samedi 30 janvier 2016, à 15h, dans les salons de la mairie d’Orly.

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Deux expositions à Paris : Anselm KIEFER ou l’art après le nazisme

Deux expositions à Paris : Anselm KIEFER ou l’art après le nazisme

Paris consacre actuellement , dans des sites prestigieux *, deux expositions consacrées à « l’alchimie du livre », rétrospective de l’artiste allemand installé en France depuis 1993, Anselm KIEFER .

Fidèle à sa démarche créatrice , Kiefer explore le passé nazi de son pays à travers l’art et la philosophie ; la création polysémique lui permettant de s’insurger contre ce qu’il nomme , dans les années 90, « l’amnésie collective de la société allemande ». Dans ses toiles , au milieu de forêts profondes – symboles mythiques de la germanité -, Kiefer réalise des fresques inspirées de la geste teutonique , telle sa célèbre bataille de Teutoburg remportée par les Germains contre les Romains, au 1er siècle de notre ère .
Convoquant, sans relâche , le passé hitlérien de l’ Allemagne , il y expose ses célèbres « sculptures-livres » , renvoyant à l’écriture «mémorielle» et notamment à la poésie de Paul Celan comme expression éponyme du sens à reconnaitre à la littérature après l’expérience des camps .
Oeuvres monumentales et créations de taille humaine ( comme symbole de l’ Etre, entité microcosmique mais irréductible de l’univers ), cohabitent avec des livres en plomb, medium privilégié par l’artiste , dont les pages nourries de préceptes bibliques s’ouvrent sans relâche sur le thème obsédant l’artiste : la rédemption spirituelle et culturelle de l’Allemagne post- hitlérienne .

* Centre Pompidou, jusqu’au 18 avril 2015 ; Bibliothèque nationale de France , jusqu’au 7 février prochain.

Descente dans l’horreur des camps de concentration

Descente dans l’horreur des camps de concentration

Devant un parterre d’élèves, Bertrand Herz a raconté l’innommable, de sa déportation en juillet 1944 à la libération de Buchenwald en avril 1945.
Les occasions de dialoguer avec les rescapés des camps de concentration nazis vont se faire de plus en plus rares.
Mais cette semaine, plus de 440 collégiens et lycéens de Blois ont eu la chance de rencontrer l’un d’eux.
Répondant à la sollicitation de Marc Gricourt avec lequel il s’est lié d’amitié à Weimar, Bertrand Herz leur a tendu un miroir dans lequel ils ont pu se projeter pour imaginer les horreurs qu’ils auraient eues à subir s’ils avaient vécu
à cette époque.

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