Conférence : Ecrire pour survivre

Conférence : Ecrire pour survivre

Conférence : Ecrire pour survivre

Jeudi 12 Décembre 2019 – 19:00
Musée de l’Ordre de la Libération
Place Vauban, 75007 Paris

Le carnet de Jacques Dognin à Buchenwald

Le carnet réalisé par le résistant Jacques Dognin (1922-2005) pendant sa déportation au camp de concentration de Buchenwald est un objet exceptionnel tant par sa conception que par son contenu. Donné en 2017 au musée par sa fille, Stéphanie Grauwin, il a été numérisé au moyen des techniques les plus modernes par les Archives nationales et il sera intégré prochainement à l’exposition permanente du musée.

Lors de cette soirée, Olivier Lalieu présentera l’histoire du camp de Buchenwald puis Vladimir Trouplin présentera le parcours de Jacques Dognin et les principales caractéristiques de ce document unique et singulier qu’est le carnet de Jacques Dognin ; enfin les Archives nationales par la voix de Marc Paturange et Ludivine Leroy-Banti expliqueront les techniques employées pour en assurer sans risque la numérisation. A l’issue de la conférence, les participants seront invités à voir le carnet en vitrine et sa présentation associée dans la borne tactile de la galerie de la Déportation.

Olivier Lalieu, historien, président de l’Association française Buchenwald, Dora et kommandos

Vladimir Trouplin, conservateur du musée de l’Ordre de la Libération

Marc Paturange, responsable des ateliers de Photographie aux Archives nationales

Ludivine Leroy-Banti, restauratrice aux Archives nationales

Albert Marchand, l’un des derniers déportés creusois, est mort

Albert Marchand, l’un des derniers déportés creusois, est mort

– Par , France Bleu Creuse

C’était l’un des derniers déportés creusois : Albert Marchand est mort à 91 ans. Entré dans la résistance à 16 ans, il avait été déporté à Buchenwald et Flossenbürg.

L’un des derniers déportés creusois s’est éteint. Albert Marchand est mort, à 91 ans.  Il avait rejoint les rangs de la résistance à 16 ans, s’était engagé dans les Forces françaises de l’intérieur, les FFI. Tombé dans les mains des allemands, il avait été fait prisonnier et déporté dans plusieurs camps de travail, notamment Buchenwald et Flossenbürg.

Nos confrères de France 3, rappellent, dans un documentaire sur « les Résistances » : « Il est affecté au terrain de parachutage de Nadapeyrat pour récupérer des parachutages de munitions ainsi que de vivres, suite à la première libération de Guéret. Son groupe est rattrapé par les Allemands et il est fait prisonnier. »

Le besoin de transmettre 

Après la libération, il a passé sa vie à transmettre son histoire aux plus jeunes,avec des interventions dans des écoles, la participation à la rédaction de livres, comme « Mémoires de trois déportés creusois », distribué à toutes les classes de troisième, en Creuse. Pour l’ancien résistant, il était toujours nécessaire d’éveiller la conscience des plus jeunes. 

EN SAVOIR PLUS

Colloque : « La gaucher des années 1930 – Devant la guerre (Septembre 1938-septembre 1939) »

Colloque : « La gaucher des années 1930 – Devant la guerre (Septembre 1938-septembre 1939) »

L’invasion de la Pologne en septembre 1939 et le début de la guerre en Europe n’ont sans doute surpris personne. L’évidence d’un nouveau conflit s’imposait irrésistiblement, étape après étape, à partir de 1936 avec la remilitarisation de la Rhénanie et le début de la guerre d’Espagne, et surtout, 1938, avec l’Anschluss et la crise tchécoslovaque. Entre le dénouement de celle-ci par les accords de Munich et l’entrée de la Wehrmacht en Pologne le 1er septembre 1939, moins d’un an plus tard, les questions de la guerre et de la paix occupent tout l’espace public pendant des mois, et provoquent divisions et reclassements, à gauche comme à droite.
A la différence de la crise de l’été 1914 dont la soudaineté et la rapidité ne laissaient guère de délai aux réactions et aux prises de position, la lente « montée » de ce que nous appellons « 2e Guerre mondiale » a laissé  un large espace aux débats.
Pour les gauches, traumatisées par l’échec à s’opposer à la guerre en 1914, puis divisées par le « grand schisme» communiste de 1919-1921, cette nouvelle guerre qui s’annonce est un facteur de fragmentation supplémentaire.
Si le Front populaire, au moins en France, avait semblé rassembler les principaux courants des gauches sous la bannière de l’antifascisme, le débat sur l’intervention en Espagne avait d’ores et déjà engendré des fissures importantes.
Quant aux courants politiques d’extrême gauche, les discussions y étaient nourries et souvent véhémentes. A partir de 1938, le débat sur la guerre les fait voler en éclats. Certains, considérant que « le fascisme c’est la guerre » maintiennent jusqu’au bout une perspective pacifiste, alors que d’autres considèrent qu’un antifascisme conséquent et fidèle à ses principes doit assumer l’éventualité, voire la nécessité d’un conflit armé, donc de sa préparation.

L’objet de ce colloque est de revenir sur l’ensemble de ces problèmes, dans une perspective européenne.
Si la position des « pacifistes », au moins en France, a fait l’objet de nombreux travaux, il est important de la revisiter dans une perspective comparative : quid des pacifistes britanniques, belges, voire tchécoslovaques (s’ils existent) ?
Les « bellicistes » de gauche,  beaucoup moins connus en dehors des communistes, méritent en outre un réexamen d’ensemble.
Enfin, il est remarquable que les essais d’intellectuels sur le sujet ont fait l’objet de peu d’analyses, et que la recherche sur la presse de l’époque alliée à son étude systématisée n’en est qu’à ses balbutiements.

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PROGRAMME

Vendredi 6 décembre 2019

Chaque intervention, d’une durée de 30 minutes maximum, est suivie de 15 minutes de débat

9h00 : Ouverture par Anne Mathieu, Jean-Baptiste Para et Gilles Vergnon

Matinée

Présidente de séance :  Manuella Noyer

9h15 : Hugo Garcia, « Guerre d’Espagne et antifascisme international. »

10h00 : Marie Bouchez, « L’autre guerre. L’engagement de la gauche française en faveur de la Chine républicaine assiégée par le Japon (1938-1939). »

10h45 : pause

Président de séance : Nicolas Planchais

11h00 : Stanislaw Fiszer, « La Gauche littéraire polonaise devant la guerre. Entre catastrophisme et engagement antifasciste. »

11h45 : Hervé Lemesle, « Des yougoslaves face à la guerre : le cas de volontaires en Espagne républicaine. »

[Fin des débats : 12h30]

Après-midi

Président de séance : Philippe Baudorre

14h30 : Francesco Giliani, « La paix ou la révolution ? les socialistes de gauche du Bureau de Londres face à la deuxième Guerre Mondiale. »

15h15 : Morgan Poggioli, « L’unité syndicale internationale face à la guerre et à la menace fasciste. »

16h00 : pause

Président de séance : Fabrice Szabo

16h15 : Charles Jacquier, « La révolution prolétarienne et le pacte germano-soviétique. »

17h00 : Gilles Vergnon, « Volontaires et Voltigeurs contre le « munichisme ». »

17h45 : Anne Mathieu, « « Pas de nouveau Munich ! » : l’Espagne vue au prisme de l’actualité des Sudètes. »

18h30 : Visite du Centre d’Histoire du Travail, suivie d’un apéritif offert par le Centre

Samedi 7 décembre 2019

Chaque intervention, d’une durée de 30 minutes maximum, est suivie de 15 minutes de débat

Matinée

Président de séance : Philippe Baudorre

9h15 : Jean-Luc Martinet, « La littérature française face à l’événement (1938-1939). »

10h00 : Io Watanabe, « Brice Parain et Jean Paulhan, débats sur le pouvoir des mots. »

10h45 : Pause

Président de séance : Jean-Baptiste Para

11h00 : Julie Crombois, « Au nom de la neutralité ? La gauche belge et le cas Henri de Man. »

11h45 : André Derval, « Pacifisme pour une autre fois ? L-F Céline et la guerre. »

12h15 : Thabette Ouali, « Menaces sur l’Europe. Roland Dorgelès en 1938-1939. »

[Fin des débats : 13h]

Après-midi

Présidents de séance : Pierrick Lafleur

14h30 : Christian Chevandier, « Camus, ses amis algérois et « l’absurde événement ». »

15h15 : Gilles Losseroy, « Georges Ribemont-Dessaignes. La guerre vue d’une pension de famille. »

16h00 : Pause

Président de séance : Xavier Nerrière

16h15 : Gérard Roche, « « Ni de votre guerre ni de votre paix ! », Le mouvement surréaliste à la veille de la guerre. »

17h00 : Olivier Verdier, « Le « parti de la province » devant la guerre. Regards sur L’Union démocratique de la Haute-Saône (1938-1939). »

17h45 : Ronan Viaud, « Regards de la Basse-Loire. François Blancho et le Travailleur de l’Ouest. »

Clôture par Anne Mathieu et Christophe Patillon

Comité organisateur

Alexis Buffet, Mathieu Grignon, Pierrick Lafleur, Jean-Luc Martinet, Anne Mathieu, Xavier Nerrière, Jean-Marie Nizan, Jean-Baptiste Para, Laurence Ratier, Gilles Vergnon.

Comité Scientifique

Philippe Baudorre (Professeur en Littérature française du XXe siècle, Université Bordeaux Montaigne ; Equipe Telem)

Alexis Buffet (Bureau du Groupe Interdisciplinaire d’Etudes Nizaniennes [G.I.E.N.])

Hugo García (Enseignant-chercheur en Histoire contemporaine, Universidad Autónoma de Madrid)

Mathieu Grignon (Bureau du G.I.E.N.)

Jean-Luc Martinet (Rédaction en chef de la revue Aden)

Anne Mathieu (Directrice de la revue Aden ; Maîtresse de conférences H.D.R. en Littérature et Journalisme du XXe siècle, Université de Lorraine ; Equipes Telem et Sartre/Item/Cnrs)

Kevin Morgan (Professeur en Histoire contemporaine, University of Manchester)

Xavier Nerrière (Responsable des rubriques Photographies de la revue Aden ; Chargé des fonds iconographiques du Centre d’histoire du travail de Nantes)

François Ouellet (Comité de lecture de la revue Aden ; Professeur de Littérature française du XXe siècle, Université du Québec à Chicoutimi)

Jean-Baptiste Para (Revue Europe)

Bernard Pudal (Comité de lecture de la revue Aden ; Professeur émérite en Sciences Politiques, Université Paris-Nanterre)

Marleen Rensen (Comité de lecture de la revue Aden ; Professeure assistante en Littérature européenne du XXe siècle, Universiteit van Amsterdam)

Ángels Santa (Comité de lecture de la revue Aden ; Professeure émérite en Littérature française du XXe siècle, Universitat de Lleida)

Jens Späth (Enseignant-chercheur en Histoire européenne contemporaine, Universität des Saarlandes)

Fabrice Szabo (Rubrique « Comptes rendus » de la revue Aden ; Enseignant à l’Université Wilfrid Laurier, Brantford, Canada)

Gilles Vergnon (Rédaction en chef de la revue Aden ; Maître de conférences H.D.R. en Histoire contemporaine à l’I.E.P. de Lyon ; Equipe Lahra)

Françoise Willmann (Maîtresse de conférences H.D.R. émérite en Etudes germaniques à l’Université de Lorraine)

Ce colloque « Devant la guerre », organisé par la revue Aden en partenariat avec la revue Europe a reçu le soutien du Larhra (Laboratoire de recherche Historique Rhône-Alpes) et de l’Equipe Telem (Textes, littératures : écritures et modèles) de l’Université Bordeaux Montaigne. Sans ces deux Equipes de recherche, il ne pourrait pas avoir lieu.

Il a également été organisé avec le soutien du Centre d’Histoire du Travail de Nantes

http://www.paul-nizan.fr/

https://www.europe-revue.net/

larhra.ish-lyon.cnrs.fr

https://telem.u-bordeaux-montaigne.fr/

 

Théâtre : « L’un de nous deux » de Jean-Noël Jeanneney

Théâtre : « L’un de nous deux » de Jean-Noël Jeanneney

Un duel de grands hommes qui prouve que l’on peut être de bords politiques différents et s’estimer grandement »

De Jean-Noël Jeanneney

Mise en scène : Jean-Claude Idée

Avec Christophe Barbier, Emmanuel Dechartre et Simon Willame

INFOS & RÉSERVATION

Le Petit Montparnasse

31 rue de la Gaîté

75014 Paris

Tél. : 01 43 22 77 74

http://www.theatremontparnasse.com

Jusqu’au 11 décembre 2019, du mardi au samedi à 19 heures, matinée dimanche à 15

LU / VU PAR

ANNE-MARIE JOIRE-NOULENS

RECOMMANDATION

Excellent

THÈME

Il s’agit d’un dialogue imaginé par l’auteur, entre Georges Mandel et Léon Blum, emprisonnés ensemble en Allemagne près de Buchenwald pendant près de 14 mois. Nous sommes ici fin juin 1944. Les deux politiciens nous font part de leurs aspirations, leurs réalisations, leurs rapports au pouvoir et leur idée de l’avenir de la France. L’assassinat de Philippe Henriot les confrontent à leurs destins puisqu’en représailles, Georges Mandel sera livré par les Allemands à Vichy et assassiné par la milice.

POINTS FORTS

– Le texte est magnifiquement ciselé. On n’en attendait pas moins de Jean-Noël Jeanneney, qui est historien avant d’être romancier.

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Biographie de Léon Blum

Biographie de Georges Mandel

DÉCLARATION DU COMITÉ INTERNATIONAL BUCHENWALD DORA CONCERNANT LA RÉSOLUTION DU PARLEMENT EUROPÉEN DU 19 SEPTEMBRE 2019

DÉCLARATION DU COMITÉ INTERNATIONAL BUCHENWALD DORA CONCERNANT LA RÉSOLUTION DU PARLEMENT EUROPÉEN DU 19 SEPTEMBRE 2019

DÉCLARATION DU CIBD CONCERNANT LA RÉSOLUTION DU PARLEMENT EUROPÉEN DU 19 SEPTEMBRE 2019 SUR L’IMPORTANCE DE LA MÉMOIRE EUROPÉENNE POUR L’AVENIR DE L’EUROPE

Le Comité international Buchenwald Dora et Kommandos (CIBD) exprime sa vive inquiétude sur la Résolution du Parlement européen du 19.9.2019 concernant l‘importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe.

Le CIBD considère que le texte de cette première résolution du Parlement européen nouvellement élu sur le rôle de la mémoire historique pour l’éducation de la jeunesse et la construction d’une Europe libre et démocratique, est une insulte intolérable aux victimes du fascisme et du nazisme de même qu’aux constructeurs d’une Europe apaisée, démocratique et libre.

La Résolution susnommée se préoccupe à juste titre dans la dernière partie de son texte de la montée des haines identitaires en Europe. Elle demande l’interdiction des groupes néofascistes et néonazis (point 20) Elle souligne par ailleurs qu’il « convient de continuer de puiser dans le passé tragique de l’Europe l’inspiration morale et politique nécessaire pour relever les défis du monde contemporain, et en particulier pour lutter pour un monde plus juste, bâtir des sociétés et communautés tolérantes et ouvertes qui accueillent les minorités sexuelles, religieuses et ethniques, et s’assurer que les valeurs européennes bénéficient à tous » (point 21). Cependant, cette résolution reste le fruit de compromis malsains, et développe des arguments fallacieux et inacceptables, qui maltraitent la vérité historique.

C’est pourquoi le CIBD exige retrait immédiat de la Résolution P9_TA-PROV(2019)0021.

Le CIBD s’appuie sur l’argumentaire suivant dans sa présente déclaration :

  1. Le CIBD déplore que la Résolution présente du Parlement européen sur l’importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe, ne fasse nulle part état dans son texte de la Résolution décisive du Parlement européen du 11 février 1993 sur « La protection et la préservation des sites de mémoire des anciens camps de concentration ».
  2. Le CIBD rappelle qu’on ne peut en aucun cas mettre sur un même plan et définir sous le vocable général de « totalitarisme » tel qu’il a été appliqué dès les années 30 au régime de Mussolini, le nazisme d’Hitler et le communisme de Staline. Certains parlementaires oublient que leurs pays, situés dans l’orbite nazie ont développé leur propre forme de totalitarismes durant ces années : la Finlande, l’Espagne, le Portugal, la Hongrie, la Pologne …

Le CIBD exige qu’une résolution du Parlement européen sur la prise de conscience du passé ne passe pas sous silence les spécificités du nazisme ; le racisme, l’antisémitisme, le génocides des Juifs et des Sinti et Roms, les crimes contre les malades mentaux et physiques sont le socle de ce que fut la politique nazie, parallèlement aux massacres qui furent perpétrés de façon planifiée et systématique contre les populations slaves, ainsi que la mise en esclavage de millions d’hommes, de femmes et d’enfants contraints aux travaux de force en Allemagne et dans les pays occupés par le IIIème Reich. C’est cette idéologie criminelle qui fut combattue               par l’ensemble des Nations qui se réunirent dans l’Organisation des Nations Unies en 1945.

  1. Le CIBD, contrairement au texte de la Résolution du Parlement européen du 19.9 2019 (point 2), s’élève contre l’affirmation que le Pacte germano-soviétique (connu sous le nom de Molotov-Ribbentrop) est l’origine de la Deuxième Guerre mondiale. C’est négliger dans ce texte d’autres causes telles que : le Traité de Versailles, la crise économique de 1929, la réoccupation de la Sarre (1935), le pacte Anti-Komintern, (novembre 1936), l’axe Rome-Berlin (novembre 1936), l’annexion consentie de l’Autriche (mars 1938), les accords de Munich (septembre 1938) : n’oublions pas les mots célèbres de Winston Churchill au Premier ministre britannique Chamberlain: « Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur, vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre».

La résolution passe également sous silence l’occupation par les nazis de la région des Sudètes (octobre 1938), l’invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes allemandes (mars 1939).

  1. Le CIBD regrette une vision limitée dans la Résolution de ce que fut la souffrance infligée à la Russie, décrite comme « la plus grande victime du totalitarisme communiste » (point 15). C’est oublier les souffrances et les pertes infligées à l’Union soviétique par l’agression nazie à l’ouest, et par les forces japonaises à l’Est du territoire.
  2. Le CIBD condamne que la résolution passe sous silence absolu le génocide et la souffrance du peuple des Sinti et Rom, de même qu’elle ignore les persécutions engendrées contre les homosexuels. Sont également laissés dans l’ignorance complète les persécutions politiques, l’internement et la déportation de millions d’êtres humains en Europe ainsi que l’exploitation sauvage dont ils furent victimes dans les usines de guerre nazies.

EN 2020, un musée sera inauguré à Weimar sur le thème du Travail forcé sous le national-socialisme, portant le destin tragique des internés et déportés du régime nazi à la connaissance élargie du public.

  1. Le CIBD rappelle -et constate qu’il n’en est nulle part question dans ce texte- que de nombreux communistes allemands furent les premières victimes des camps de concentration nazis dès leurs ouvertures. Leur souvenir ne peut tomber dans l’oubli.

 

Les anciens déportés du camp de Buchenwald et de ses camps extérieurs ont vécu dans leur cœur et dans leur chair ces évènements sans précédents, qui sont les spécificités de l’idéologie nazie.

Pour ces raisons,

Au nom des survivants des camps issus de toutes les nations, et des victimes de Buchenwald et de ses 139 kommandos,

Au nom de toutes les victimes de la barbarie nazie,

Le CIBD juge que ce texte est une insulte inacceptable à la mémoire de ces victimes et à ceux qui ont combattu pour une Europe humaniste et rejette catégoriquement la résolution du Parlement européen du 19.9.2019 sur l’importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe ».

Si la construction d’une prise de conscience européenne du passé pour l’avenir de l’Europe doit « reposer » sur la dénonciation de toutes les atteintes aux droits de l’homme, aux violations des libertés, le CIBD déclare que celle-ci doit se faire dans le respect de la vérité historique, sans comparaison forcée ni amalgame politique.

Le Comité International Buchenwald Dora et Kommandos

Le 8.10.2019

Le théâtre Les Déchargeurs présente « Ravensbrück 1943 » (Offre partenaire)

Le théâtre Les Déchargeurs présente « Ravensbrück 1943 » (Offre partenaire)

Offre partenaire – Le théâtre les Déchargeurs / Du 3 au 14 décembre (à 19h)

Le théâtre Les Déchargeurs présente Ravensbrück 1943, de Patrick Antoine, interprété par Grégory Antoine, Maï David et Inga Koller.

De 1939 à 1945, 132 000 femmes sont détenues dans le camp de Ravensbrück, à 80km de Berlin. Elles sont Polonaises, Juives, Françaises et Tziganes et font l’objet de sévices permanents. Battues, astreintes à un travail harassant, peu d’entre elles survivront et 90 000 furent assassinées. Pourtant dans cet enfer, deux femmes, différentes en tout ce qu’on peut être, se sont rapprochées dans l’impensable. Entre elles, rien ne s’est produit que l’on puisse décrire. Au milieu du désespoir, une métamorphose ou l’instant de survie les pousseront pourtant l’une vers l’autre.
Places à 12 euros disponibles avec le code promotionnel AFBDK (en majuscules) sur le site : http://www.lesdechargeurs.fr/spectacle/ravensbruck-1943

Informations au 01 40 05 06 96

Le rescapé des camps Elie Buzyn revient

Le rescapé des camps Elie Buzyn revient

Publié le , mis à jour

Sitôt libéré des camps de la mort, où il a survécu de manière incroyable, Elie Buzyn se retrouve en France dans une «ferme-école» : Mombardon dans le Gers. À 91 ans, il y est revenu hier peu après des interventions dans des collèges. Ce matin, il retrace sa vie et son passage dans le Gers pour la Société archéologique.

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EN SAVOIR PLUS SUR ELIE BUZYN

 

 

Le Grand-Lucé : Roger Morel a son nom sur le monument aux morts

Le Grand-Lucé : Roger Morel a son nom sur le monument aux morts

La commune, des personnalités civiles et militaires et son fils Alain ont rendu hommage, samedi matin, à Roger Morel, mort pour la France en déportation.

Roger Morel est un enfant de la commune, né au café de la Gare en 1905. Engagé militaire en 1927 dans l’armée de l’Air, il entre dans la clandestinité en 1942, dans le Vaucluse, jusqu’à son arrestation, en 1943, par la Gestapo.

Il est transféré à la prison de Fresnes, puis après de nombreux interrogatoires, il est transféré le 29 novembre 1943 au camp de Neue Bremen puis à Buchenwald (où il reçoit le matricule KLB 28981) et enfin Dora, où il meurt en 1944 des suites de mauvais traitements.

S’il est sorti de l’ombre, c’est grâce à Pierre Naudet. Ce passionné d’histoire met un point d’honneur à honorer ceux qui sont morts pour la France presque anonymement.

C’est Alain Morel qui a dévoilé la plaque commémorative, où le nom de Roger Morel est gravé en lettres d’or. Désormais, ce capitaine fait partie, à part entière, des héros lucéens qui souhaitaient que leur pays reste libre.

 

PROGRAMME EXCEPTIONNEL DU VOYAGE DE MÉMOIRE ET D’ÉTUDE 2020

PROGRAMME EXCEPTIONNEL DU VOYAGE DE MÉMOIRE ET D’ÉTUDE 2020

PROGRAMME EXCEPTIONNEL
DU VOYAGE DE MÉMOIRE ET D’ÉTUDE 2020

À L’OCCASION DU 75e ANNIVERSAIRE DE LA LIBÉRATION DES CAMPS DE BUCHENWALD,
DORA ET DE LEURS KOMMANDOS

DU VENDREDI 10 AU MERCREDI 15 AVRIL 2020

PROGRAMME

VENDREDI 10 AVRIL
VOYAGE ALLER

SAMEDI 11 AVRIL
VISITE DU CAMP DE BUCHENWALD (TOUTE LA JOURNÉE)
Visites du Camp de Buchenwald, de son Musée et participation aux cérémonies du 75ème anniversaire de la libération du Camp sur la place d’appel à 15h15

DIMANCHE 12 AVRIL
VISITES DES CAMPS DE DORA ET D’ELLRICH
Le matin : visites du Camp de Dora, du Musée et du Tunnel
L’après-midi : visite du Kommando d’Ellrich

LUNDI 13 ET MARDI 14 AVRIL
(DEUX PROGRAMMES POSSIBLES À CHOISIR LORS DE L’INSCRIPTION)

PROGRAMME A (NORD)

LUNDI 13 AVRIL 2019
Visite du Kommando de Langenstein-Zwieberge en présence de Nicolas Bertrand, directeur du Mémorial de Langenstein

MARDI 14 AVRIL 2019
Visite du site de Gardelegen et du mémorial du massacre de la grange de Gardelegen et du nouveau musée

PROGRAMME B (SUD)

LUNDI 13 AVRIL 2019
Visite du Kommando de Laura (site, carrière et exposition)

MARDI 14 AVRIL 2019
Visite du site du camp de concentration de Flossenbürg, en Bavière (site, carrière, musée)

MERCREDI 15 AVRIL
VOYAGE RETOUR

***

Le tarif comprend tous les transports en autocar grand confort de Paris à Paris, l’hébergement, la restauration, l’ensemble des visites par nos accompagnateurs ou par des guides francophones sur place, l’assistance rapatriement.

TÉLÉCHARGER LE PROGRAMME ET LE BULLETIN D’INSCRIPTION

Conférence sur Buchenwald

Conférence sur Buchenwald

L’ouvrage « Buchenwald par ses témoins », présenté, samedi, à l’hôtel d’Effiat, est constitué de deux parties. Une première qui raconte l’histoire du camp de concentration de Buchenwald et un large dictionnaire pour la seconde.
Après un court historique rappelant l’origine du phénomène concentrationnaire qualifié ici d’enfermement radical qui se développera particulièrement après 1930 en Allemagne après l’arrivée d’Hitler au pouvoir, l’auteure Dominique Orlowski décrit la naissance et la construction du camp durant l’été 1937. Dans la seconde partie, l’auteure parle du dictionnaire avec près de 500 entrées . Toutes les entrées du dictionnaire sont constituées de témoignages et d’archives privées avec de nombreux dessins faits par les détenus eux-mêmes.