Triangles Rouges à Buchenwald

Triangles Rouges à Buchenwald

Film d’Anice Clément
avec le soutien de l’Association française Buchenwald Dora et Kommandos
Un film documentaire sur les déportés de France au camp de Buchenwald.
Avec les témoignages de Floréal Barrier, Aron Bulwa, Bertrand Herz,
Jacques Moalic, François Perrot, Raymond Renaud, Gaston Viens.


OBJECTIF DE LA CAMPAGNE DE FINANCEMENT PARTICIPATIF  :

Jusqu’à présent nous ne disposions que de témoignages individuels épars et peu de témoignages filmés. Ce projet a pour but de réaliser une œuvre pionnière, un documentaire synthétisant de manière construite de multiples témoignages sur la résistance des Français dans le camp de Buchenwald.

Cette campagne est organisée par l’Association Française Buchenwald Dora et Kommandos pour supporter le travail de réalisation d’Anice Clément.

Les tournages et les interviews ont été réalisés en intégralité entre Janvier 2014 et Septembre 2016.

Les fonds récoltés serviront à financer le travail de post-production  qui comprend le montage, la création d’infographies et de « motion design » sur les bases de documents d’archives, les titrages, le mixage audio, l’étalonnage et la colorimétrie.

COMMENT PARTICIPER :  

Cliquer sur le lien suivant et laissez-vous guider :

https://www.helloasso.com/associations/association-francaise-buchenwald-dora-et-kommandos/collectes/triangles-rouges-a-buchenwald

POUR PLUS D’INFORMATIONS :  

Contacter l’association au 01 43 62 62 04 ou par mail contact@buchenwald-dora.fr

Goncourt et Renaudot 2017

Le Goncourt et le Renaudot 2017 viennent de couronner deux auteurs, Eric Vuillard et Olivier Guez, qui abordent le nazisme et ses criminels de façon peu habituelle. Le premier s’intéresse à l’avant, le second à l’après.

Il avait reçu le prix Franz Hessel (le père se Stéphane Hessel) en 2012 pour la Bataille d’Occident . le prix Goncourt lui revient en 2017 pour «  l’Ordre du Jour » (Actes Sud, 160 p. 16€) . Ce petit livre – un récit – veut montrer comment « les plus grandes catastrophes s’annoncent souvent à petit pas. L’auteur Eric Vuillard choisit deux moments et, comme il l’écrit, soulève deux haillons hideux de l’histoire : l’Anschluss, l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne, mais d’abord la relation d’une réunion de patrons allemands invités, en février 1933 à soutenir le parti nazi. Hitler vient d’être élu chancelier et « ce moment unique de l’histoire patronale, une compromission inouïe avec les nazis, n’est rien d’autre pour les Krupp, les Opel, les Siemens, qu’un épisode assez ordinaire de la vie des affaires, une banale levée de fonds. Tous survivront au régime et financeront à l’avenir bien des partis à proportion de leur performance », écrit, grinçant, l’auteur.

A vrai dire, Eric Vuillard, le lauréat, aurait pu tout aussi bien évoquer la réunion du Club de l’Industrie de Dusseldorf et la conférence qu’y fit Hitler en janvier 1932 à l’invitation de Fritz Thyssen, ou celle du cercle Keppler à l’hôtel Kaiserhof de Berlin, en mai 1932, à l’invitation d’Otto Flick, ou celle du 10 décembre à Hanovre, ou du 4 janvier 1933 à Cologne. Goebbels nota dans son journal le 16 janvier que la situation financière du Parti nazi, désespérée en décembre, s’était radicalement améliorée.

« Se faufiler dans les coulisses d’événements historiques, et donner à voir l’envers du décor, écrivait dans le quotidien Le Monde Raphaelle Leyris, révéler la part secrète de grotesque, de bêtise, de contingence, d’ennui et/ou de lâcheté, qui y menèrent … » Telle est la méthode Vuillard. Elle se révèle particulièrement efficace pour éclairer la montée au pouvoir des nazis et l’inertie coupable, la succession de lâchetés, de bassesses, de compromissions qui ont mené à l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne puis à la seconde guerre mondiale et ses camps.

Les camps d’extermination, le camp d’Auschwitz et son médecin chef, Josef Mengele, sa fuite en Argentine, au Paraguay et au Brésil, sa traque, c’est le sujet de l’ enquête romancée d’Olivier Guez qui vient d’obtenir le prix Renaudot. Guez est le co-auteur du scénario du film Friz Bauer un héros allemand, l’histoire de ce procureur allemand qui, dans les années 1950, avait retrouvé la piste d’Adolf Eichmann, l’organisateur de la « solution finale », en Amérique latine. En 2007 il avait publié, chez Flammarion, une Histoire des juifs en Allemagne depuis 1945, préfacée par Jorge Semprun, enquête passionnante dans la mémoire des juifs d’Allemagne, dans leur identité et dans leur étrange rapport à la patrie de Goethe et d’Himmler. Dans La disparition de Josef Mengele (Grasset, 240 p. 18,50€) Guez, un peu à la façon de Johan Little dans Les Bienveillantes, semble souvent être Mengele lui même. « Je n’irais pas jusqu’à dire que je me suis mis dans sa tête car il est compliqué d’entrer dans la tête de Josef Mengele et je n’en avais pas envie disait-il récemment au micro de France Culture. Par contre, j’avais envie de suivre son errance, essayer de comprendre et de résoudre ce mystère. Pourquoi cet homme a réussi à échapper à ses poursuivants. Je le suis donc effectivement au plus près, et donc parfois, je peux m’exprimer en son nom. Mais je n’ai pas voulu entrer directement dans sa tête. »

Cette écriture lui permet de donner chair à un personnage fondamentalement inhumain traqué par le Mossad et le chasseur de nazis Simon Wiesenthal, mais surtout au monde corrompu par le fanatisme et la cupidité qui lui permet de fuir.

En donnant Goncourt et Renaudot à ces deux œuvres littéraires, les jurés de ces deux prix prestigieux donnent un soutien précieux à notre travail de mémoire et à la diversité de ses formes qui lui est nécessaire pour être efficace aujourd’hui.

Commémoration des pogroms de novembre 1938

Le jeudi 9 novembre 2017 à 15h30 la Fondation des mémoriaux de Buchenwald-Dora commémore  les pogroms de novembre 1938 et l’internement de 9 845 juifs au camp de Buchenwald

Aux premières heures du 10 novembre, les synagogues sont en feu dans toute l’Allemagne. Les Juifs sont traînés hors de leurs maisons, rassemblés, battus ou assassinés. Il s’agit officiellement, pour les Nazis, de représailles à la suite de l’attentat commis par Herschel Grynszpan à Paris contre le secrétaire de l’ambassade d’Allemagne, Ernst vom Rath.
Quand le jour se lève, des passants, dans de nombreux endroits, se tiennent devant les restes calcinés des bâtiments et regardent des SA jeter les meubles par les fenêtres et d’autres piller des magasins. Certains spectateurs se joignent à eux, beaucoup d’autres restent paralysés devant ces scènes de pillage et de destruction. Encore une fois, mais comme jamais auparavant en public, les nazis démontrent qu’ils ne parlent pas seulement de la violence sanglante. Ils la pratiquent.
Après ces deux jours de pogrom, la Gestapo arrête environ 30 000 juifs allemands et les conduit dans des camps de concentration. Ils devraient – selon l’ordre des SS – y éprouver la peur de la mort. Tout est conçu pour enlever leur dignité et les piller.
9 845 juifs de toute l’Allemagne sont internés à Buchenwald dans cinq baraques, à l’ouest de la place d’appel. La zone est clôturée avec des barbelés. Eugen Kogon, dans son livre « l’Enfer organisé » a relaté Les difficiles conditions de vie qui leurs furent réservées.
Ces détenus furent libérés au bout de quelque temps, contre ce qu’il convient d’appeler une rançon…

ARCHIV – SA-Männer kleben während des Dritten Reiches ein volksverhetzendes Plakat mit der Aufschrift « Deutsche! Wehrt Euch! Kauft nicht bei Juden » an der Schaufensterscheibe eines Geschäfts, das in jüdischem Besitz ist (undatiertes Archivfoto). Foto: dpa (zu dpa-lth « Thüringen erinnert an Reichspogromnacht vor 75 Jahren » vom 04.11.2013) +++(c) dpa – Bildfunk+++

Réédition du livre de Jean Puissant, « La colline sans oiseaux »

Préfacé par le Président de l’Association, l’historien Olivier Lalieu, le livre de Jean Puissant, écrit des son retour de Buchenwald,  est enfin réédité. Il est ici accompagné d’une sélection de correspondances reçues par l’auteur après la sortie du livre. « Quatre-vingt ans après la création du camp, il est salutaire, écrit O. Lalieu, que le témoignage exceptionnel de Jean Puissant puisse être présenté au public et son auteur honoré, afin de contribuer à travers lui à sauver de l’oubli une page majeure de l’histoire de l’Europe dont les enseignements demeurent cruciaux à bien des égards en ce XXIe siècle naissant ».

LA COLLINE SANS OISEAUX, Éditions du félin

Jean Puissant, au centre avec les deux cannes.

Inaugurations du centre administratif et de la place Gaston Viens à Orly

Samedi 23 septembre 2017

Maire d’Orly de 1965 à 2009, Gaston Viens, ancien résistant,  déporté à Buchenwald, nous a quittés le 21 décembre 2015 à l’âge de 91 ans. Afin de lui rendre hommage, la ville, en concertation avec sa famille, a décidé de renommer le Centre administratif municipal et la Place du Fer à Cheval « Gaston Viens ».

Maire de « tous les Orlysiens » durant 44 ans, Gaston Viens était un homme de convictions. Il aura passé une large partie de sa vie à imaginer, à construire, à façonner et à aimer la ville d’Orly.
Son grand projet urbain, « créer la ville », s’est notamment matérialisé par l’émergence d’un nouveau centre ville, la Place du Fer à Cheval, et la construction du Centre administratif et de la nouvelle Mairie, édifice symbolique venant relier et unir physiquement la ville aprèsdes années de construction d’équipements pour tous les Orlysiens.
Attaché au droit à la culture et à la beauté pour tous, Gaston Viens s’était également toujours efforcé d’inscrire l’art et la culture au coeur des réalisations architecturales et urbaines.
Pour lui rendre hommage, sa famille a souhaité faire appel à l’artiste mondialement connu Ernest Pignon-Ernest, pionner de l’art urbain. Un portrait réalisé par ses soins a été ainsi dévoilé sur le parvis du Centre administratif le 23 septembre. Plusieurs membres de notre association ont assisté à ces inaugurations.

Conférence de Corinne Benestroff : Jorge Semprun, entre résistance et résilience

Vendredi 13 octobre à 20h, conférence de Corinne Benestroff pour « Jorge Semprun, entre résistance et résilience » (CNRS éditions), animée par Thomas Constantino et suivie d’une séance de dédicace.

L’oeuvre de Jorge Semprun, exilé, résistant, déporté, écrivain, homme politique, explore les territoires de la mort. Traversant le XXe siècle et ses désastres, arpentant une Europe ravagée, elle interroge la solitude, la fraternité, la littérature et la beauté du monde. Cette enquête entrelace histoire, psychanalyse, critique littéraire, documents d’archives et paroles vives des témoins. Comment survit-on à l’expérience concentrationnaire ? Quel rôle joue alors la littérature ? Qui sont ces personnages récurrents qui traversent son oeuvre ? En choisissant la fiction comme voie royale du témoignage, Semprun transgresse les canons du genre et suscite de nombreux débats alimentés par son statut particulier d’employé à Buchenwald et son parcours dogmatique au Parti communiste espagnol.
Chez lui, la séparation fiction/réel est totalement artificielle. On suivra donc Semprun et ses doubles narrateurs de l’enfance au grand âge, Semprun dont l’oeuvre inclassable, hommage aux résistants et aux disparus, est devenue une arme de guerre contre l’effraction traumatique, formant un journal clinique inédit riche d’enseignements.
Corinne Benestroff est psychologue clinicienne et docteur en littérature française.

Vous êtes vivement conviés à cette rencontre !
Merci de réserver votre place par téléphone ou par mail : 03 89 36 80 00 – librairie@47degresnord.com

Librairie 47°Nord
8b rue du Moulin / Maison Engelmann
68100 Mulhouse

L’œuvre de Jorge Semprun, exilé, résistant, déporté, écrivain, homme politique, explore les territoires de la mort.
Traversant le XXe siècle et ses désastres, arpentant une Europe ravagée, elle interroge la solitude, la fraternité, la littérature et la beauté du monde.
Cette enquête entrelace histoire, psychanalyse, critique littéraire, documents d’archives et paroles vives des témoins. Comment survit-on à l’expérience concentrationnaire ?
Quel rôle joue alors la littérature ? Qui sont ces personnages récurrents qui traversent son œuvre ?
En choisissant la fiction comme voie royale du témoignage, Semprun transgresse les canons du genre et suscite de nombreux débats alimentés par son statut particulier d’employé à Buchenwald et son parcours dogmatique au Parti communiste espagnol. Chez lui, la séparation fiction/réel est totalement artificielle.
On suivra donc Semprun et ses doubles narrateurs de l’enfance au grand âge, Semprun dont l’œuvre inclassable, hommage aux résistants et aux disparus, est devenue une arme de guerre contre l’effraction traumatique, formant un journal clinique inédit riche d’enseignements.


La Compagnie des auteurs par Matthieu Garrigou-Lagrange

Jorge Semprun ne racontera que tardivement la torture et la déportation. Régis Debray et Corinne Benestroff discutent avec nous de cette histoire que l’auteur (re)compose dans une écriture qui, en se nourrissant du traumatisme, fait naître une figure d’écrivain et lui permet de continuer à vivre.

Intervenants :

Corinne Benestroff, chargée de cours à l’IUT René Descartes-Paris V, auteur d’un article sur Jorge Semrpun : « L’Écriture ou la vie, une écriture résiliente », (revue Littérature, 3/2010, n° 159), abordera la notion de résilience dans son oeuvre.

Régis Debray, philosophe, écrivain, universitaire, haut fonctionnaire, auteur d’une introduction aux Exercices de survie de Jorge Semprun (Folio, 2014), nous parle de la nécessité vitale de l’écriture chez l’écrivain.

DÉCOUVRIR L’ÉMISSION

Blois 2017 (5-8 octobre)

« Inventions et innovations au service de l’univers concentrationnaire nazi »

Les « Rendez-vous de l’histoire de Blois », édition 2017, accueilleront un stand des as- sociations et amicales de camps et une table ronde en lien avec le thème de cette édition : « Eurêka : inventions et innovations ». L’univers concentrationnaire nazi fut en effet un « enfer organisé » où la technologie put exprimer sa force d’innovation. Ce sujet sera abordé dans une table ronde intitulée « les camps nazis, l’enfer organisé », avec Johann Chapoutot, Thomas Fontaine et Adeline Lee – Olivier Lalieu, président de l’AFBDK, en sera le modérateur. Organisée par l’Interamicale, elle aura lieu le vendredi 6 octobre à 11h30 à l’École nationale supérieure de la nature du paysage, dans le grand amphithéâtre. On ne parlera pas ici des pseudos expériences médicales, mais des méthodes bureaucratiques innovantes mises en œuvre pour gérer la main d’œuvre concentrationnaire, des développements de la science balistique avec les V1 et les V2 conçus et essayés notamment à Peenemünde et Dora et des technologies mises en œuvre pour des mises à mort massives de détenus, avant leur incinération.

Pour sa part, et pour la première fois, la Fondation pour la mémoire de la Déportation offre une carte blanche animée par Serge Wolikow sur «Les usages problématiques du mot « mal » » à Charles Heimberg, Cécile Vast et Sébastien Le- doux, le 7 octobre à 11h30, à l’INSA, 3 rue de la chocolaterie, Blois.

CNRD 2017

Pour l’année scolaire 2016-2017, 42 938 élèves issus de 1843 établissements ont participé au concours.

Le 20 septembre 2017,  les élèves du collège Joliot Curie de Stains – dont notre association a suivi le travail sur une année scolaire – se sont vus décernés par le collège national de correcteurs du Concours national de la Résistance et de la Déportation, un prix spécial « passeurs d’histoire » pour leur travail collectif, la réalisation d’une malle sur Buchenwald, sur le thème « La négation de l’homme dans l’univers concentrationnaire nazi ».

Nous tenons à les féliciter, ainsi que leur professeur, M. Fabien Pontagnier, qui a assuré la chronique de ce travail dans les numéros 362, 363, 364 et 365 du Serment, le journal trimestriel de notre association.

 

« Si je vais en enfer, j’y ferai des croquis ! » Œuvres de Boris Taslitzky

Ensemble d’œuvres de la donation faite au Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme en 2016 par Evelyne Taslitzky, fille du peintre

Du mercredi 27 septembre 2017 jusqu’au dimanche 22 avril 2018
Julien Cain par Boris Taslitzky

La donation faite au mahJ en 2016 par Evelyne Taslitzky, fille du peintre Boris Taslitzky (1911-2005) est un enrichissement majeur de la collection du musée. Cet ensemble exceptionnel comprend deux tableaux datant de 1927, un autoportrait à l’âge de seize ans et un portrait de sa mère – qui sera assassinée à Auschwitz –, ainsi que dix dessins datant de sa détention à Buchenwald, en 1944-1945, qui constituent un témoignage insigne sur l’univers concentrationnaire : scènes du quotidien et portraits, certains esquissés, d’autres particulièrement achevés, comme ceux de Julien Cain, administrateur de la Bibliothèque nationale, ainsi que du dessinateur et poète Paul Goyard.

Né à Paris de parents russes, Taslitzky commence à peindre dès l’adolescence et entre à l’école des Beaux-Arts en 1928.
En 1933, il adhère à l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires puis, en 1935, au Parti communiste. Peintre réaliste et admirable dessinateur, ses oeuvres sont portées par son engagement. Dès 1940, il entre dans la Résistance.
Arrêté en novembre 1941 et condamné à deux ans de prison, il connaît les prisons de Riom, de Mauzac, puis le camp de Saint-Sulpice-la-Pointe avant d’être déporté à Buchenwald en juillet 1944. Il commence à y dessiner avec un bout de crayon et quelques morceaux de papier de récupération, sans savoir qu’il met en danger les autres détenus. Alerté, Marcel Paul, dirigeant de la résistance clandestine française dans le camp, estime que Taslitzky sera, grâce à ses dessins, un témoin irremplaçable, et il organise sa protection.
Les autres détenus surveillent les abords quand il dessine et lui fournissent du matériel, recueilli au péril de leur vie. Il réalise ainsi plus de deux cents dessins et participe à l’insurrection qui mène à la libération du camp en avril 1945.

La plupart des dessins de Buchenwald seront publiés en 1946, sur une initiative de Louis Aragon, proche de l’artiste. Dans l’après-guerre, il poursuit une oeuvre fortement inspirée par les luttes anticoloniales et le combat pour la dignité humaine.

Taslitzky disait : « Si je vais en enfer, j’y ferai des croquis.
D’ailleurs j’ai l’expérience, j’y suis déjà allé ! »

SITE DU MUSÉE D’ART ET D’HISTOIRE DU JUDAÏSME

Buchenwald et ses grandes figures 1937-1945, mercredi 20 septembre 2017

80ème anniversaire de l’ouverture du camp de Buchenwald, sous le patronage de la maire de Paris

Mercredi 20 septembre 2017, dans l’auditorium de l’Hôtel de ville de Paris, a eu lieu une journée organisée conjointement par Ciné-Histoire et l’Association Française Buchenwald Dora et Kommandos sur le thème : « Buchenwald et ses grandes figures. 1937-2017 ».

A la suite d’une présentation de cette journée par Olivier Lalieu, président de l’Association Française Buchenwald Dora et Kommandos et Nicole Dorra, présidente de Ciné-Histoire, le film du Mémorial de Buchenwald KZ Buchenwald/post Weimar a été projeté.

Agnès Triebel, vice-présidente de l’AFBDK et secrétaire générale du Comité International Buchenwald Dora, a présenté la biographie et des extraits de films de quelques grandes figures engagées : Marcel Paul, ministre, Boris Taslitzky, artiste et Christian Pineau, homme politique. Catherine Breton, présidente de l’AFMD 75 a présenté la biographie et le film sur Alfred Balachowsky, scientifique qu’elle a bien connu.

En fin de matinée un montage de 30 minutes du film d’Anice Clément Triangles rouges à Buchenwald a été projeté au public. Nous retrouvons dans ce film de grande qualité les témoignages de Floréal Barrier, Raymond Renaud, Jacques Moalic, François Perrot, Gaston Viens, Bertrand Herz, notre association va lancer un financement participatif pour le montage définitif de ce film inédit.

Madame Catherine Vieu Charier, Adjointe à la Mairie de Paris, chargée de toutes les questions relatives à la mémoire, au monde combattant et chargée des fonctions de Correspondant Défense, est venue saluer chaleureusement l’assistance.

L’après- midi, le public a découvert un extrait du film Les enfants de Buchenwald, en présence de Katy Hazan, historienne de l’O.S.E. (Œuvre de Secours aux Enfants).

Puis une rencontre avec les rescapés Jacques Bloch, Armand Bulwa, Elie Buzyn, Bertrand Herz, Jacques Moalic, David Perlmütter, Raymond Renaud a été animée par Vladimir Vasak, grand reporter à Arte. A noter que Guy Jarry et Adolf Kuchler rescapé de Buchenwald étaient également présents dans la salle.

Ont suivi des réflexions sur l’humanisme né de la déportation à travers des interviews d’Elie Wiesel, David Rousset et Jorge Semprun.

Près de 200 personnes ont assisté à cette journée très riche et réussie.

Des extraits vidéo de cette manifestation seront bientôt disponibles sur le site de l’association.