Prostitutions, travail du sexe et écriture : Discours et représentations

Prostitutions, travail du sexe et écriture : Discours et représentations

Depuis plusieurs années, notre amie Anne Savigneux  étudie le parcours des femmes déportées à Buchenwald dans la continuité du travail effectué auparavant sur « les femmes oubliées de Buchenwald » par Agnès Triebel. A partir de juillet 1943 des bordels furent ouverts dans certains camps. C’est aux femmes qui y furent asservies qu’Anne Savigneux vient de consacrer ses dernières recherches. Elle les présente lors du colloque international ​ »Prostitutions, travail du sexe et écriture : discours et représentations », qui se tiendra à Paris-Nanterre les 12 et 13 juin 2018.

Colloque international Université Paris Nanterre Salle B015 (Bâtiment B [Grappin])

Mardi 12 juin 9h30 Accueil

9h45 Mot de bienvenue : Philippe Combessie, directeur de Sophiapol, directeur du master Sociologie, Université Paris Nanterre
10h Mot d’ouverture : Isabelle Boisclair et Yagos Koliopanos

Figures littéraires I Animation : Isabelle Boisclair

10h15 La prostituée et la poétesse Tullia D’Aragona

Battista Liserre, l’Université d’Aix-Marseille et de Florence

10h45 Dites et écrites par d’autres : les prostituées déportées de France

Anne Yvonne Savigneux-Lointier

11h15 Le travail du sexe comme travail : La calle de las camelias, de Mercè Rodoreda Lori Saint-Martin, Université du Québec à Montréal
11h45 Pause

Paroles de TDS
Animation : Catherine Deschamps

12h00 Voyage au centre d’un tube à essai. Présentation du livre Même pas mal par son auteure : de l’expérience SM vers le travail du sexe… une trajectoire féministe
Cléo de Montis
12h30 La maman et la putain. Réflexions autour du morcellement de la sexualité des femmes et de leurs rôles sociaux

Héléanore

13h00 Lunch

Figures littéraires II Animation : Michel Bozon

14h30 Filles de trottoir, filles d’un soir. Statut et image de la prostituée dans la littérature féminine allemande contemporaine
Régine Atzenhoffer, Université de Strasbourg
15h00 L’agentivité sex/tex/tuelle de la travailleuse du sexe dans ses écritures au je

Isabelle Boisclair, Université de Sherbrooke

15h30 La « putain » des éditions du Seuil : publication, publicisation et réception(s) des œuvres de Nelly Arcan dans le champ littéraire français
Lilas Bass, EHESS/CESSP
16h00 Pause

Statut du·de la chercheur·e Animation : Pierre Brasseur

16h15 Raconter son expérience de travailleuse du sexe pour la chercheuse : un engagement à double tranchant
Nathalie Lugand
16h45 Pourquoi avoir choisi de faire une recherche sur des textes écrits par des travailleuses du sexe? : réflexions situées à deux voix

Iliana Ferrant-Bouchau & Yagos Koliopanos

17h15 Projection

EMPOWER. Perspectives de Travailleuses du sexe
Vidéo documentaire, France. Avec Giovanna Murillo Rincon, Aying, Mylène Juste. Réalisation : Marianne Chargois
Durée : 1h10
En présence de Giovanna Murillo Rinco et Marianne Chargois

EMPOWER est une série de 3 portraits de travailleuses du sexe aux trajectoires hétéroclites: Aying est chinoise, migrante et sans papiers ; Giovanna est trans et entame un parcours de la Colombie vers l’Europe pour trouver des soins à l’annonce de sa séropositivité ; Mylène, féministe et libertaire, travaille depuis 30 ans rue saint-denis. Entremêlant parcours personnels, analyses politiques, et stratégies de résistance collective, ce film est un véritable plaidoyer pour le droit des minorités. Loin des dispositifs d’objectification souvent à l’œuvre, EMPOWER est une mise à l’honneur des paroles, combats et enga- gements des travailleuses du sexe via une réalisation en collaboration active avec les protagonistes.

Mercredi 13 juin

10h00 Accueil

S’écrire, s’inscrire
Animation : Marie-Élisabeth Handman

10h15 « Mots de passe », de l’écriture singulière au pluriel des écrits

Josie Gay

10h45 Trans subjects in the making:The Quest for Recognition in Greek Trans Wo- men’s Autobiographies
Mary Leontsini, University of Athens
Yulie Papadakou, University of Athens

11h15 Le travail sexuel à la première personne au Brésil : les « conditions d’auto-représentation », les politique d’identité, l’érotisme et les féminismes
Lauren Zeytounlian, Universidade Estadual de Campinas

11h45 Pause

Les espaces de la tds

Animation : Lori Saint Martin
12h00 Les Danseuses Mamelouk de Josée Yvon : Imposer les prostitué.e.s dans l’espace symbolique du littéraire
Mélanie Landreville, Université de Sherbrooke
12h30 Il n’y a pas de hasard – ou si peu : trajectoires agentives de la putain dans Au hasard de la chance de Michel Tremblay
Charlotte Comtois, Université de Sherbrooke

13h00 Lunch

Autoreprésentations

Animation : Mathieu Trachman
14h30 Ré-appropriation de discours des travailleurs-euses du sexe par l’auto-représentation Marianne Chargois
15h00 Épopée : archive pornographique, archéologie des media et agentivité queer dans le travail du sexe
Alain Ayotte, Université du Québec à Montréal

15h30 Pause

Se dire, se jouer

Animation : Renaud Chantraine
16h00 Conférence-Performance : OK; Google Sophia Djitli & Allie Bye
16h30 Courte pièce Livre, Livret, Liver
Livre, Livret, Liver de Rona Lorimer

17h Mot de clôture, remerciements

•••

Organisation :
Isabelle Boisclair (Université de Sherbrooke) et Yagos Koliopanos (Université Paris Nanterre)

Avec le soutien de :

Sophiapol (Sociologie, philosophie et anthropologie politiques – Université Paris Nanterre)

L’Université de Sherbrooke
le Laboratoire d’analyses socio-anthropologiques du contemporain (Lasco)
et l’ École doctorale Économie Organisation Société (ED396 – Université Paris Nanterre)

TÉLÉCHARGER LE PROGRAMME COMPLET

 

À DÉCOUVRIR ÉGALEMENT :

Les Femmes oubliées de Buchenwald, par Agnès Triebel

Le témoignage de Richard LEDOUX

Conférence : « Les prostituées déportées de France, voix silencieuses de la Déportation »

 

Conférence-témoignage de Christian Desseaux

Conférence-témoignage de Christian Desseaux

Notre ami Christian DESSEAUX, déporté à Buchenwald puis Dora donne une conférence – témoignage sur la déportation le 25 mai à 18h30 à l’Envolée – place de la mairie, à Barby, Haute-Savoie

Une exposition sur le même thème, sera installée hall de la mairie du 22 au 28 mai.

 

Projection exceptionnelle : « Hôtel Lutetia le souvenir du retour »

Projection exceptionnelle : « Hôtel Lutetia le souvenir du retour »

12 juin 2018 à l’Auditorium de l’Hôtel de Ville à 14h 30 projection exceptionnelle d’un film de Guillaume Diamant Berger « Hôtel Lutetia le souvenir du retour » en présence du réalisateur

C’est le 53ème anniversaire de ces retours et le moment de la réouverture de l’hôtel Lutétia après trois ans de travaux.
L’hôtel Lutetia a été pendant un demi-siècle un lieu « art déco » d’avant garde entre les deux guerres. Seul hôtel de luxe de la rive gauche, il a abrité, entre autres, Hemingway, Picasso, Matisse, André Gide (qui y vivait à l’année), Joséphine Baker et bien d’autres. En 1940, il devient le siège de l’Abwehr pendant la durée de la guerre. A la Libération, le propriétaire, qui veut prouver son engagement pour la Résistance, le met à disposition pour l’accueil des déportés de retour des camps. C’est Sabine Zlatin – « La dame d’Izieu » – qui assure la mise sur pieds de ce centre d’accueil vers lequel convergent les familles à la recherche d’informations. D’avril à juin 1945, les déportés affluent avec un pic d’affluence en mai.

Le film de Guillaume Diamant Berger nous restitue les témoignages rares de déportés maintenant disparus avec des images d’archives et des textes d’époque comme ceux d’Olga Wormser Migot (« Le Retour des déportés) » et de Marguerite Duras (« La Douleur »).

Ce film est contemporain de l’exposition itinérante réalisée par l’AFMD 75 sur le retour par l’Hôtel Lutétia.

Entrée libre, mais inscription indispensable dans la mesure des places disponibles à cinehistoire2@gmail.com

VOIR LA BANDE-ANNONCE

Dieppe : voyage de mémoire pour les collégiens

Dieppe : voyage de mémoire pour les collégiens

Mémoire. 43 élèves de troisième se sont rendus aux anciens camps de Buchenwald et Dora en Allemagne, pour faire perdurer le souvenir.

Les « jardiniers du passé » cultivent la mémoire. Pour la 27e année, le comité régional de Normandie de l’association Française Buchenwald-Dora et Kommandos a organisé un voyage de mémoire avec des élèves de troisième du département. Sur la base du volontariat, ceux-ci ont dû rédiger une lettre de motivation. Ils étaient 75 à présenter leur candidature. Vendredi, ce sont quarante-trois élèves de huit collèges de Dieppe, Le Tréport, Longueville-sur-Scie, Neuville-lès-Dieppe, Harfleur, Valmont et Gonfreville-l’Orcher qui ont pris le bus pour l’Allemagne, accompagnés de professeurs et de membres de l’association.

Hommage solennel

Au programme, quatre jours de visites dans le secteur de Weimar, avec la découverte des camps de concentration de Buchenwald et de Dora, puis du Kommando Ellrich, et également une visite guidée du lieu où furent fabriqués les fours crématoires du système concentrationnaire. Un voyage en lien avec le programme d’histoire des collégiens, mais qui nécessite une certaine maturité, d’après les membres de l’association qui ont décidé de faire voyager des collégiens de 14-15 ans. « Forcément les élèves sont confrontés à des choses assez difficiles, beaucoup disent que c’est le voyage de leur vie… Ce qui est sûr c’est qu’à la fin, on les ramène très différents », explique Quentin Dubost, président du comité régional de l’association, qui a lui-même fait ce voyage plus jeune, avant de confier : « On sait qu’on a atteint le but du voyage quand un élève nous dit : mais cet enfant, il avait l’étiquette rouge, ce qui signifie opinion politique. Mais nous, on n’a pas d’idée politique à notre âge ! »

Avant leur départ, tous les participants au voyage étaient rassemblés à l’hôtel-de-ville de Dieppe pour un hommage. Nicolas Langlois, maire de Dieppe, et la municipalité ont déposé des fleurs au pied de la porte de la Résistance, dans le parc François-Mitterrand, après l’avoir franchie symboliquement avec tous les élèves.

Publié 10/04/2018 21:50
Mise à jour 10/04/2018 21:50
Les photos volées de Georges Angéli, déporté de Châteaudun au camp de Buchenwald

Les photos volées de Georges Angéli, déporté de Châteaudun au camp de Buchenwald

Ancien photographe à Châteaudun, Georges Angéli a, aussi, été photographe clandestin au camp de Buchenwald de 1943 à 1945.

Georges Angéli a été photographe à Châteaudun pendant treize ans. Mais très peu de Dunois savent que son métier lui a sauvé la vie pendant la Seconde Guerre mondiale. « Il était discret », confient, hier, Josiane Angéli et Catherine Glasz, respectivement belle-fille et fille de Georges Angéli, lors de l’installation de l’exposition « Regard d’un photographe résistant déporté à Buchenwald » à la médiathèque de Châteaudun.

Déporté au camp de concentration de Buchenwald (Allemagne) en juin 1943, Georges Angéli est affecté au service d’identification, c’est-à-dire le laboratoire qui se charge de photographier les détenus à leur arrivée et qui pouvait, également, réaliser des reportages ou prendre des clichés officiels des responsables SS. « Mon père faisait uniquement le tirage des négatifs qui étaient développés par un autre prisonnier. Il n’a jamais eu l’occasion d’assister à une prise de vue ni d’en faire », raconte Catherine Glasz.

Il était conscient qu’il prenait des risques considérables
Un jour, Georges Angéli a décidé de faire des tirages en double de photos prises par les Allemands qui témoignaient de la réalité du camp. Il y avait des portraits du personnel chargé de la surveillance des camps, des photos de leurs familles, des portraits signalétiques de déportés mais aussi des photos d’exécutions et de morts. « Il rangeait ces photos dans une boîte métallique cachée sous le plancher de son labo et était conscient qu’il prenait des risques considérables. »

Josiane Angéli et Catherine Glasz, respectivement belle-fille et fille de Georges Angéli, se réjouissent que la médiathèque de Châteaudun rende hommage à ce « photographe résistant déporté à Buchenwald ».
En fouillant dans le grenier de la baraque, Georges Angéli découvre un carton avec des appareils très rudimentaires. Parmi eux, un Zeiss Ikon Box Tengor très simple qui ne nécessitait pas de régler la mise au point. Un appareil idéal pour faire des photos clandestines.
Un dimanche après-midi, en juin 1944, Georges Angéli profite que les SS soient en famille, et cache son appareil dans un papier journal. Il l’oriente sans avoir besoin de regarder dans le viseur et photographie tout ce qu’il l’intéressait dans le camp. Il prend une douzaine de vues qui témoignent de la vie au camp en dehors du travail forcé et rejoignent les photos tirées en double dans la boîte en fer.

« Ses photos sont connues dans le monde entier »
En août 1944, un bombardement détruit le laboratoire et Georges Angéli enterre sa boîte au pied de l’escalier qui menait à l’étage supérieur du Block 40. Il va la récupérer le lendemain de la libération du camp et garder un œil dessus jusqu’à son rapatriement.

« Il disait que ses photos n’étaient pas de grande qualité mais que c’était un fameux souvenir, rappelle sa fille. Ses photos sont connues dans le monde entier et sont désormais exposées à Buchenwald. Elles constituent un témoignage unique et il a risqué sa vie pour montrer au monde ce que les déportés ont vécu. Il est sorti usé mais debout de Buchenwald et a consacré sa vie au devoir de mémoire, jusqu’à l’épuisement. » En 2005, à 85 ans, Georges Angéli disait « Regardez le monde dans quel état il est ! Tout ce qu’on a raconté de l’horreur nazie n’a servi à rien. » Il est resté un éternel insoumis jusqu’à son décès en 2010.

Frédéric Levent –  Publié le 04/04/2018

Exposition jusqu’au 24 avril à la médiathèque de Châteaudun. Visites pour les écoles, collèges, lycées et associations sur rendez-vous au 02.37.45.23.54. auprès de la directrice Christine Fernandez.

Retrouver l’article sur le site de L’Écho Républicain

RETROUVER LES PHOTOS DE GEORGES ANGELI SUR NOTRE SITE

COLLOQUE : « LA CONDITION DES  » NOMADES  » DE L’INTERNEMENT À LA QUESTION DE L’HOSPITALITÉ »

COLLOQUE : « LA CONDITION DES  » NOMADES  » DE L’INTERNEMENT À LA QUESTION DE L’HOSPITALITÉ »

JEUDI 24 et VENDREDI 25 MAI 2018 à l’Université catholique de l’Ouest, Amphi Saint Anselme, 3 place André Leroy 49000 Angers 

Près de deux ans après l’hommage national rendu par le Président de la République à Montreuil Bellay devant les familles, descendants et associations des gens du voyage internés de force de 1940 à 1946, ce colloque international et interdisciplinaire entend montrer les logiques conduisant à l’internement puis à la déportation de nombreux nomades à travers toute l’Europe.

Il appréhendera également les difficultés actuelles à concevoir l’égalité dans la diversité, à accepter la non sédentarité, à vivre le dialogue interculturel et interconvictionnel ou à promouvoir l’hospitalité. Il s’agira alors de penser les conditions d’une prise en compte des populations marginalisées et discriminées ; et ce, à partir d’apports historiques (les travaux de Jacques Sigot), philosophiques (Levinas et Derrida), psychologiques (les recherches à la suite de Boris Cyrulnik), éthiques et religieux, en portant le souci de la dignité humaine et d’une meilleure vie en commun.

Entrée libre sur inscription à www.colloque-nomades.uco.fr

Renseignements : colloquenomades@uco.fr | 02 41 81 67 37

TÉLÉCHARGER LE PROGRAMME

 

Cérémonies du 73ème anniversaire de la libération des camps de Buchenwald et de Dora

Cérémonies du 73ème anniversaire de la libération des camps de Buchenwald et de Dora

Les rescapés de Buchenwald, Dora et de leurs kommandos ne sont plus qu’une poignée. Nous nous devons de perpétuer la mémoire de nos déportés en participant nombreux à la traditionnelle cérémonie devant notre monument au Père Lachaise et au ravivage de la Flamme du soldat inconnu. La présence de chacun contribue à cet hommage solennel et à la transmission auprès des nouvelles générations.

Mercredi 11 Avril 2018 à 15H30 au Père Lachaise

Discours et Fleurissement du Monument de l’Association française Buchenwald-Dora et Kommandos en présence des élèves du Collège Juliot- Curie de Stains lauréat du prix national spécial «Passeurs d’Histoire » du CNRD 2017.
Chant des Marais et Marseillaise par la chorale des élèves du Collège


Mercredi 11 Avril 2018 à 18H30 à l’Arc de Triomphe

Fleurissement et Ravivage de la Flamme.
En présence de la Musique des Gardiens de la Paix de la Préfecture de Police de Paris

Rendez-vous à 17H30 sur les Champs-Elysées
(en haut de l’avenue des Champs-Elysées côté avenue Friedland devant l’escalier d’accès au musoir)


Mercredi 11 Avril 2018 à 20H30
à la Mairie du 4ème arrondissement de Paris

Concert « Musique et Création dans l’univers concentrationnaire nazi » avec la participation des élèves du Collège Juliot- Curie de Stains lauréat du prix national spécial «Passeurs d’Histoire » du CNRD 2017

Entrée libre dans la limite des places disponibles


Association française Buchenwald Dora et Kommandos |3-5 rue de Vincennes 93100 Montreuil – Tel :01 43 62 62 04 – Fax : 01 43 62 63 08 – Mail : contact@buchenwald-dora.fr – Site : asso-buchenwald-dora.com – Blog : //assobuchenwald.wordpress.com

Triangles Rouges à Buchenwald

Triangles Rouges à Buchenwald

Le financement du film « Triangles Rouges à Buchenwald » est désormais acquis, grâce à la campagne inédite de financement participatif (crowdfunding) organisée par notre Association et le site helloasso pour le soutien de ce film réalisé par Anice Clément (Auteur, productrice, ancienne journaliste à Radio France) et son fils Edwin Morizet.

Le 10 mars 2018,  Anice Clément (à gauche) et Edwin Morizet (à droite) ont reçu des mains de Bertrand Herz, déporté et vice-président, d’Olivier Lalieu, président et d’Edith Robin, secrétaire générale un chèque de 8 000€, qui leur permet de financer le travail de post-production.

Nous remercions chaleureusement tous les participants et acteurs de cette campagne pour leur confiance et pour leur contribution qui ont rendu possible la sortie prochaine de ce film.

La générosité des donateurs fait œuvre d’histoire.

« Triangles rouges à Buchenwald »  est le premier film documentaire sur les déportés de France au camp de Buchenwald. Le regroupement des témoignages de Floréal Barrier, Aron Bulwa, Bertrand Herz, Jacques Moalic, François Perrot, Raymond Renaud et Gaston Viens, déportés au camp de concentration  Buchenwald lui confère une richesse exceptionnelle.
Jusqu’à présent, nous disposions de témoignages individuels épars et rarement de témoignages filmés. Il s’agit donc d’une œuvre pionnière, un documentaire synthétisant de manière construite de multiples témoignages sur la résistance des Français dans le camp de Buchenwald.
Les tournages et les interviews ont été réalisés en intégralité entre Janvier 2014 et Septembre 2016.

Contact : Association Française Buchenwald Dora et Kommandos
3/5 Rue de Vincennes 93100 MONTREUIL – 01 43 62 62 04 – contact@buchenwald-dora.fr

Allemagne : le mémorial de Buchenwald en difficulté financière

Allemagne : le mémorial de Buchenwald en difficulté financière

ARTICLE DU PARISIEN.FR du 13 mars 2018

A quelques semaines des commémorations de la libération du camp de concentration de Buchenwald, le Mémorial ne parvient plus à boucler son budget.

Un temple de la mémoire en péril. Le mémorial de Buchenwald – camp de concentration nazi créé en juillet 1937 sur la colline d’Ettersberg près de Weimar, en Allemagne – est, pour la première fois de son histoire, en proie à des difficultés financières.

Pour la première fois cette année, le musée-mémorial doit financer le séjour des survivants déportés appelés à se déplacer lors des commémorations de la libération du camp, en avril prochain. Le directeur de la fondation qui gère le lieu de mémoire, Volkhard Knigge, vient de lancer un cri d’alarme, en évoquant dans la presse locale un problème de financement de l’institution.

Le coût d’exploitation de l’institution a fortement augmenté et, selon Volkhard Knigge, une augmentation de 10 % de ses ressources est nécessaire pour faire face à toutes les tâches du site commémoratif. Les sites de Buchenwald et Mittelbau-Dora, connexe, reçoivent actuellement 7,2 millions d’euros de la part de la région de Thuringe.

Les voyages des anciens détenus financés par des dons

Le déficit du mémorial s’élève actuellement à 350 000 euros et risque de passer la barre des 500 000 euros d’ici à la fin de l’année. « Les fonds de fonctionnement pour les expositions, les conférences ou les achats ne sont déjà plus disponibles », a déclaré l’historien. Même pour les tâches éducatives à venir, il n’y a presque pas assez de personnel disponible se lamente-t-on sur le site de Buchenwald.

A l’heure actuelle, la fondation attend 19 anciens déportés pour assister aux manifestations marquant le 73ème anniversaire de la libération des camps de concentration de Buchenwald et Mittelbau-Dora à la mi-avril. Ils viennent de Biélorussie, d’Allemagne, d’Israël, d’Italie, de Pologne, de Roumanie, de République Tchèque, d’Ukraine et des Etats-Unis. Mais le financement de leur déplacement entame le budget de l’institution dédiée au travail de mémoire.

Un appel aux dons

Les frais de déplacement, d’hébergement et de soins sont estimés à environ 53 000 euros. En raison de la situation budgétaire tendue, 100 % du financement doit être couvert par des dons, que les visiteurs et d’autres donnent aux monuments commémoratifs pour leur travail. « Nous publions des appels aux dons ciblés pour soutenir la participation d’anciens détenus à ces événements », a déclaré Knigge. Et la « Groko », la nouvelle coalition au pouvoir en Allemagne n’a pas l’intention d’augmenter le financement de l’Etat avant 2019…

La Deutsche Bahn et l’Association Buchenwald soutiennent également les voyages des anciens détenus, de leurs proches et de leurs tuteurs par le biais de voyages en train gratuits. En outre, une caisse d’épargne locale soutient cet anniversaire par un don.

La chancellerie du lander de Thuringe confirme que les problèmes financiers sont connus. L’appel à l’aide est arrivé et a déjà été intégré dans les négociations de la nouvelle « Groko », a déclaré la secrétaire d’État locale Babette Winter (SPD). Mais cette dernière, qui a participé au groupe de travail sur la culture du souvenir et, selon ses propres déclarations, a appuyé l’intention d’augmenter le budget commémoratif prévu dans l’accord de coalition. Toutefois, comme le budget pour 2018 est déjà bouclé, cela ne sera pas possible d’augmenter celui du Mémorial de Buchenwald avant 2019.

Ronan Tésorière (@RonTesoriere)| 13 mars 2018, 18h19